On commence par un homme, qui s’est dévoilé hier

Une du Courrier Picard : « Emmanuel Macron se met en marche »

C’était hier à Amiens, le ministre de l’économie a donc lancé son mouvement transpartisan « En marche »…Un nom qui a immédiatement fait réagir les politiques de tous bords sur les réseaux sociaux nous raconte le Huffington Post

Tweet dans la soirée de Pascale Boitard, secrétaire d’état chargée des personnes âgées, collègue donc dudit Macron…avec un lien proposé : cliquez et écoutez

SON GOLDMAN

« Je marche seul » de Jean Jacques Goldman… pas franchement « macronista » la copine semble-t-il, macronista parce qu’il fallait s’inscrire surFacebook pour participer à cette rencontre très select…l’élue de la Somme qu’est Pascale Boitard, n’a peut-être pas apprécié…Alors, à ceux qui se demandent, mais en marche, vers qui, vers quoi, pour qui ? Nathalie Schuck dans Le Parisien décrypte la stratégie du ministre de l’économie. « ceux qui y voient un acte de trahison envers François Hollande se trompent lourdement, explique t elle, la preuve, Macron a prévenu tout le monde de son initiative le président et même Manuel Valls. En fait, il table sur le fait qu’il pourrait être le Premier ministre d’ouverture du second quinquennat du président ». Tout cela est donc finement pensé, à moins, à moins que la créature ne s’échappe craint déjà un proche du président, qui soupire « j’espère que François (Hollande) ne va pas le regretter ». Le gardien du temple veille au grain, dans Les Échos , le premier secrétaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis prévient : « Si Macron veut changer le centre de gravité de la gauche, il fait fausse route. Actuellement, c’est plutôt Éric Cantona que Didier Deschamp » conclut-il…Joueur solo contre entraîneur? exclus contre héros de la coupe du Monde? Je n’ai pas tout compris à la comparaison, on demandera son analyse politico-footballistique à Jacques Vendroux !

Pendant qu’un homme se met en marche donc, d’autres passent la Nuit debout…

Et le mouvement s’étend, Paris, Toulouse, Lyon, Nantes, et bientôt Lille nous apprend La Voix du Nord ce matin…Petit précis dans la presse ce matin pour avoir les codes de cet "ovni politique".

D’abord, savez vous quel jour nous sommes ? Nous sommes le 38 mars. Violaine Morin nous explique dans le Monde.fr , que les participants à cette Nuit Debout ayant pour objectif de tout changer, ont en effet décidé d’inventer aussi leur calendrier, comme les révolutionnaires de 1792 avec leurs vendémiaire, floréal ou thermidor…cette fois, le jour 1, c’est le 31 mars, date de la première occupation de la place de la république, et on ajoute indéfiniment un jour…enfin, ça c’est une des options, car à la Nuit Debout , tout est négociable : tout se discute, tout se vote. Libération propose un graphique des signes à connaître pour participer à une AG. Ca ressemble à du yoga, mais ça n’en est pas. Bras levés qu’on agite signifie qu’on est d’accord, si on les croise, c’est non, si on mouline, c’est que l’orateur est trop long.

Alors, sur le fond, ce mouvement est-il un feu de paille ou une étincelle se demande Johan Hufnagel dans Libération ? Ses partisans forcément y croient, dans Politis , l’écrivaine Stéphanie Eligert estime qu’il est « potentiellement extraordinaire » elle fixe la prochaine étape, l’occupation de lieux de pouvoirs, « prendre l’Hôtel de Ville par exemple », ça a déjà été voté.

Ce qui est frappant, c’est de constater à quel point les journaux ne voient pas la même foule, ni les mêmes effets de cette éruption populaire.

Un seul exemple : Libération décrit le public hétéroclite de la Place de la République, comme l’émergence salutaire d’un front anti résignation : «Il y a les militants aguerris, les néos hippies, sans oublier une part importante de curieux à l’attention bienveillante. On y parle immigration, discrimination, Ogm, Tafta, et même consommation d’alcool sur l’agora » « une Place de la République enivrée de paroles où les mêmes mots reviennent : «Ici, on est vraiment libres »

Les mêmes, vus par Yves Thréard, éditorialiste auFigaro , ça donne : «Sur le pavé, les habitués de la contestation, intellectuels en mal de publicité, syndicalistes en mal d’audience, étudiants attardés, zadistes de passage, mal logés, intermittents du spectacle… combien sont-ils ? Vingt-cinq mille, tout au plus, très peu par rapport à ces millions de jeunes qui se démènent pour trouver un stage et qui travaillent d’arrache-pied, c’est pourtant cette poignée de révoltés qui fait flageoler le gouvernement » se désole-t-il.

Question de points de vue donc.

Dans la presse également ce matin, une avancée dans l’enquête sur les attentats de janvier 2015

La justice qui enquête sur les éventuelles complicités d’Amedy Coulibaly, le tueur de Montrouge et de l’Hyper cacher, vient de remonter le fil de sa vidéo posthume nous informeLe Parisien . Grâce à une coopération avec le FBI, les magistrats se sont rendus compte que l’adresse IP utilisée était la même que celle dont s’était déjà servi le groupe Etat Islamique pour revendiquer la capture de deux otages japonais. Un même canal de transmission qui matérialise donc le lien entre Coulibaly et Daech.

Fessenheim, une fois fermée, la procédure doit démarrer cette année, on en fait quoi ? Ségolène Royal a une idée nous dit LeFigaro éco : reconvertir le site pour produire des voitures électriques ! la ministre de l’Environnement affirme avoir lancé une proposition à Elon Musk, le fondateur de Tesla, le haut de gammes des voitures électriques. Il n’a pas dit non précise-t-elle…bon, il n’a pas dit oui non plus…

On termine par une exécution…

Vous vous souvenez que mardi, Le Figaro se plaignait de n’avoir pas vu en avant-première Les Visiteurs 3, la Révolution . C’est fait, critique ce matin de François Aubel et Étienne Sorin : « La vraie révolution de Godefroy et de Jacquouille la fripouille, c’est d’arriver à faire un film qui paraît trop long dès la première minute. Il reste au spectateur 1H49 de souffrance. Jamais une marche vers l’échafaud n’a paru aussi longue », Exécution assez hilarante dans tout l’article, il ne suffit pas de se moquer de Robespierre pour complaire au Figaro , à moins que la vengeance ne soit un plat qui se mange froid !

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