En voilà une affaire qui tombe mal... Cette histoire de TVA... Ces Européens qui n'arrivent pas à se mettre d'accord sur un point technique... Attitude qui en dit long sur la double crise que subit l'Europe. Crise existentielle, après le rejet de la Constitution, et crise presque originelle... Et remontée des égoïsmes nationaux... Situation que résume ainsi Pascal Aubert, dans "La Tribune"... "Et voilà les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne condamnés à résoudre des problèmes de tuyauterie fiscale, au lieu de réfléchir à la façon de redonner un nouveau souffle au grand dessein européen. Franchement, n'ont-ils pas mieux à faire, les dirigeants européens, que de s'affronter à coups de calculettes sur les taux réduits de TVA ?". Oui, décidément, cette affaire tombe très mal, reprend Pierre Fréhel dans "Le Républicain Lorrain"... Chacun campe sur ses positions... L'Europe n'arrive même plus à trouver ses accords qui, de tout temps, ont été des compromis... Certes... Mais c'était quand même mieux que rien". En matière de compromis en revanche, l'UMP s'est offert un modèle du genre, hier... Un vrai petit chef d'oeuvre. En résumé, ce sont bien les militants qui choisiront le candidat de leur parti pour la Présidentielle..Ce que souhaitait Nicolas Sarkozy... Mais en échange, Dominque de Villepin et les chiraquiens obtiennent que ce vote soit un soutien... Pas une investiture ! Nuance. Ce que "Libération" traduit de cette façon, en un titre et une ligne : "Trève de primaire en attendant la guerre". "Drôle de paix à l'UMP", résume de son coté "Le Parisien"..."Sarkozy et Villepin parviennent à un accord", synthétise "Le Figaro"... Avec, dans ce même journal, en bas à gauche de l'article sur les primaires, cet encadré titré : "Sarkozy, voyage aux Antilles incertain"... Maintenant, c'est sûr... Il n'ira pas... Il vient d'annoncer sa décision dans le journal "France Antilles"... Expliquant pudiquement que les conditions de sérénité pour entamer un dialogue ne sont pas réunies. C'est le moins qu'on puisse dire... Comme le montre le dossier que "L'Humanité" consacre à cette affaire...Et d'abord, les déclarations du député-maire de Fort-de-France, Aimé Césaire, qui s'en explique : "Je refuse de recevoir le ministre de l'Intérieur... Pour des raisons personnelles, et parce que je proteste contre la loi du 23 février dernier, qui maintient le rôle, dit "positif", de la colonisation... L'homme antillais a été colonisé de l'intérieur... Il était particulièrement aliéné", rappelle Aimé Césaire. Et puis il y a Georges Erichot, secrétaire général du Parti Communiste martiniquais, qui, lui, proteste contre les propos de Nicolas Sarkozy concernant la banlieue... "Etant donné la forte proportion d'Antillais qui y résident, nous nous sommes sentis directement visés". Enfin, vous pourrez lire, toujours dans "L'Humanité", cette longue lettre ouverte au ministre de l'Intérieur, co-signée par deux écrivains, deux intellectuels emblématiques de la conscience antillaise : Edouard Glissant et Patrick Chamoiseau... Qui, eux, souhaitent à Nicolas Sarkozy la bienvenue en Martinique, mais après lui avoir dit ses quatre vérités... Et, à travers lui, c'est à la République française toute entière qu'ils s'adressent. Et puisqu'il était question, entre autres, des violences urbaines, le journal "Le Parisien" publie aujourd'hui une double page résumant les termes d'un rapport des Renseignements généraux, d'où il ressort que la contagion a touché 274 communes, et qu'il s'est agi d'une révolte sans leader ni programme... Et que, surtout, le principal ressort des émeutes n'est ni l'origine ethnique ou géographique des jeunes concernés, mais leurs conditions sociales d'exclus de la société française. Pour les Renseignements généraux, la France a donc basculé de la guérilla à l'insurrection urbaine... En clair : restreindre les derniers événements à de simples violences urbaines serait une erreur d'analyse. La crise des banlieues... Retenons la question principale qu'elle nous a posée : notre modèle d'intégration... Où en est-il ?... Sur ce point, la droite devrait faire très attention... Ne pas faire l'amalgame entre les jeunes des cités et les émeutiers, ou en faisant de la provocation verbale... Qui dit cela ?... C'est Lionel Jospin, qui accorde aujourd'hui une longue interview au journal "Les Echos"... Interview dont nous retiendrons surtout cette attitude, assez nouvelle... L'ancien Premier ministre donne dans l'autocritique... Les responsables socialistes d'aujourd'hui, dit-il, doivent exercer leur droit d'inventaire sur les 5 ans pendant lesquels j'étais à Matignon, comme je l'avais fait sur les années Mitterrand. Longtemps, la vie a été simple comme un coup de fil... Mais aujourd'hui, la vie n'est pas simple pour le téléphone. Le fixe... Parce que le portable, lui, se porte très bien... Et ceci explique cela, justement. C'est "Le Figaro" qui nous l'apprend, sur la base d'une enquête du CREDOC : un Français sur cinq n'a plus de téléphone fixe. Alors les compagnies de télécom pensent avoir trouvé une solution de rechange avec les nouveaux services sur l'Internet à haut débit, qui vous donnent, dans le pack, le fameux forfait illimité... Mais là encore, le portable qui, décidément, cannibalise son concurrent classique, a plus d'un tour dans son sac, avec le téléphone 3G, qui permet de se connecter facilement et à peu de frais à l'Internet... Bref, face au portable, le fixe décroche... Signe des temps. Autre marqueur de ces changements d'habitude : objet marqueur : la voiture... A Paris, elle cède du terrain... Un chiffre l'atteste : les immatriculations ont reculé de 8% dans la capitale entre 2000 et 2004... Il y a un signe qui ne trompe pas, nous explique "Le Parisien" : tour à tour, les stations-service ferment à Paris... Dans 5 ou 10 ans, il faudra aller en banlieue pour faire le plein ou faire réparer sa voiture. Oui... D'abord dans "Le Parisien", qui a recueilli le premier témoignage de la femme au visage greffé... 12 jours après son opération, elle va bien... Elle se dit heureuse, mais elle a peur. Ce qui l'effraie, c'est la tempête médiatique que suscite son cas... Alors elle dit : "Tout va bien... Je voudrais passer un message... En ce moment, je me sens bousculée, et je veux qu'on laisse ma famille en dehors de tout ça... Elle n'a pas demandé à être au-devant de la scène". J'en profite pour vous dire que demain, "Paris Match" publiera un reportage exclusif, réalisé dans le bloc opératoire... Les coulisses d'un exploit médical, qui suscite une vraie polémique mais, qui d'un point de vue technique, reste quand même un exploit. Confidences également, dans "VSD"... C'est Guy Carlier qui parle de son combat contre l'obésité... Le chroniqueur de France 3 et de France Inter est, depuis un mois et demi, dans une clinique de la banlieue parisienne... Et pour "VSD" donc, il décrit son handicap et comment il a pris conscience de son état. Marie-Aude Panossian, bonjour... C'est vous qui avez interviewé Guy Carlier... Dans quel état d'esprit était-il ?... Les confidences de Guy Carlier tiennent à la fois de la thérapie personnelle et du témoignage à l'adresse de tous les obèses... On dit que la maladie augmente de façon dramatique... Il y aura 20% d'obèses en 2020... C'est l'alerte générale... Merci, Marie-Aude Panossian... A lire dans "VSD", les confidences de Guy Carlier. On va terminer avec le coup de gueule de "France Soir" contre une nouvelle taxe, adoptée hier par l'Assemblée... Déjà, son intitulé est ubuesque : les communes de montagne sont autorisées à instaurer une redevance sur la pratique des sports non motorisés autres que le ski alpin... Ce qui veut dire qu'une balade en raquettes, par exemple, ça peut devenir payant... Ca signifie aussi que l'accès à la nature, désormais, ça se paie... Ce que "France Soir" résume dans son titre, à la Une : "Racket sur la raquette". Et là où le débat relègue Ubu au statut d'amateur, c'est que cette taxe est censée financer le balisage des sentiers... "Oui mais, répond un guide de montagne dans les Hautes-Alpes... Le randonneur en raquettes qui se respecte ne prend jamais les sentiers balisés... Parce que le but, justement, de la manoeuvre, c'est l'évasion et la découverte de la nature". C'est pas gentil, Monsieur le ministre des Finances, de taxer les paisibles randonneurs... Bonne journée !..... A demain...

Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.