La Palestine : l'une des regions les plus subventionnées du monde... Oui, mais ou est l'argent ? On le sait maintenant : 700 millions de dollars ont disparu des caisses publiques ces dernières années... Une somme considérable évidemment... Plus considérable encore quand on sait que le déficit annuel de l'Autorité palestinienne s'élève à 800 millions de dollars, et toute l'aide internationale à un milliard de dollars. Alors, où est l'argent ? Document à l'appui, "Le Figaro" dévoile aujourd'hui les mécanismes de la corruption. La première est directe : selon l'industriel français qui révèle ces informations au "Figaro"... Au cours de l'année 2000, 500.000 dollars sont allés directement dans la poche de l'un des principaux ministres palestiniens... Une commission sur un plan de gestion d'eau financé par la Banque mondiale. Deuxième méthode : les marchés dits "protégés" dans les pays donateurs, où l'octroi du contrat se fait hors concurrence. Ainsi, la société américaine qui a obtenu un contrat pour un projet de développement a mis en avant une société palestinienne qui a surfacturé ses travaux... La différence est partagée entre l'entreprise locale et des responsables souvent liés à l'Autorité palestinienne... De telles pratiques auraient concerné plusieurs marchés d'adduction d'eau en Cisjordanie. Et puis la troisième et dernière méthode, selon les informations du "Figaro"... Elle consiste à surestimer les coûts d'un projet en jouant sur l'insécurité liée à la situation politique... Dont le même interlocuteur prend soin de préciser qu'il n'est pas responsable. Où est l'argent ?... Où va l'argent ?... Dans les poches des dirigeants palestiniens, certes, mais pas uniquement, ajoute "Le Figaro"... Il a également réussi à financer un vaste réseau de trafic d'armes. Et puis, comme en écho, cette chronique de Laurence Caramel, dans "Le Monde" cette fois... Sous le titre "Corruption et bulletin de vote", notre consoeur évoque cette fois l'Afghanistan, toujours aussi instable... "Attention, écrit-elle, dans un paysage politique souvent dénué d'opposition constituée, l'islamisme radical constitue l'offre la plus attractive lorsqu'il s'agit de dénoncer le détournement de l'aide internationale... Alors que la popularité des partis islamistes progresse partout, Hamid Karzaï n'est pas à l'abri de cet écueil... Lui qui préside ce pays, l'Afghanistan, dont les circuits de corruption, qui remontent jusqu'aux plus hauts échelons de l'Etat, ne sont pas démantelés". Oui, avec le titre le plus convenu qui soit : "La journée-test", que vous retrouvez dans "Le Figaro" et dans "Les Echos"... Avec un sondage BVA dans le journal économique, selon lequel 60% des Français sont réservés sur ce "contrat première embauche"... Sondage également dans "L'Humanité"... Enquête CSA, d'où il ressort que 58% des Français soutiennent le mouvement d'opposition... Ce qui revient à dire à peu près la même chose. "L'Humanité" qui proteste contre ce qu'il appelle "le coup de force", et qui lance ce cri : "Retirez le CPE !". D'ailleurs, à quoi sert-il ?... A rien, ou pas grand'chose, si l'on en croit "Le Monde"... Dans une étude encore inédite, deux économistes, Pierre Cahuc et Stéphane Carcillo, estiment que le CNE... Il s'agit bien du CNE... Ne devrait faire baisser le nombre de chômeurs que de 90.000 d'ici à fin 2008. Et puis il y a déjà les leçons politiques de cette affaire... Leçons et perspectives... Selon Pierre Taribo, dans "L'Est Républicain", Dominique de Villepin a commis, avec le CPE, une double faute, qui témoigne de son inexpérience politique... Je cite notre confrère... Première faute : c'est celle qui consiste à mettre la jeunesse dans la rue avant une échéance majeure... Deuxième faute : en voulant montrer que tout est possible, le Premier ministre donne l'impression de s'attaquer au modèle social français... Du coup, il risque de payer la note, des deux côtés de l'échiquier politique. En revanche, pour Pascal Aubert, dans "La Tribune", les jeunes, dans leur ensemble, font preuve d'une lucidité qui fait souvent défaut à ceux qui parlent en leur nom car, à travers les sondages, leur jugement sur le CPE apparaît mesuré et partagé... Ce à quoi Philippe Reclus, dans "Le Figaro", ajoute : la condamnation du CPE par la gauche et par les syndicats ressemble plus que jamais à un combat idéologique qui n'a plus rien à voir avec le débat sur la lutte contre ce mal endémique qu'est le chômage. CPE, terrain miné pour la droite... Peut-être... Passons maintenant aux problèmes de la gauche... Ceux du PS, précisément... Un PS au bord de la crise de nerfs... Grâce, ou à cause, de Ségolène Royal. Comment elle les énerve... Plusieurs journaux reviennent sur ce phénomène... Ségolène sème la zizanie dans le parti, estime "Le Figaro"... Il faut dire qu'elle s'y emploie avec talent, voire délectation, lorsqu'elle épingle l'arrogance de Bertrand Delanoë dans le dossier olympique de Paris... Ou lorsqu'elle dit tranquillement que, pour la candidature, elle et François "décideraient ensemble, en tant que couple"... Alors, trop c'est trop : DSK a craqué, demandant à François Hollande de remettre de l'ordre dans le parti... Pas terrible comme réaction", confie au "Figaro" un proche du Premier secrétaire : "Ca fait mauvais genre d'engueuler l'arbitre". Cela dit, Ségolène Royal a trouvé un allié : Bernard Kouchner, qui dénonce la danse du scalp des machos... Peut-être, mais à quel jeu joue-t-elle, Ségolène ?... La question reste pertinente... Alors "L'Humanité" apporte cette réponse : "Son rôle assigné, c'est d'occuper l'espace, pour pomper l'air des autres prétendants". "Drôle de jeu, tout de même, écrit Dominique Bègles... Les électeurs pourraient s'en lasser, face à une droite qui, pendant ce temps, cogne dur... Drôle de dame... Oui... Drôle de dame, drôle de drame". Maintenant, si vous voulez en savoir plus, autrement dit l'essentiel : les idées de Ségolène, vous les trouverez dans "Libération", qui les passe en revue... De l'emploi jusqu'aux institutions, en passant par les banlieues ou la fiscalité. Enfin il y a les phrases que Ségolène Royal est capable de commettre, comme celle-ci... "Il faut avoir les pieds bien plantés sur terre... Plus on a des racines profondes, plus on peut s'élever vers le ciel"... Ce qui lui vaut, de la part de Pierre Marcelle, dans "Libération", le doux surnom de "Raffarine". Oui, puisque maintenant elle a un visage, Isabelle Dinoire... Deux mois après son opération qui, rappelons-le, a été une première mondiale, cette femme a subi une deuxième épreuve : elle a été confrontée à 200 journalistes, venus du monde entier... Elle qui se disait effrayée par toute attention qu'elle générait... Elle a été servie... Alors puisque tous les journalistes étaient là, vous retrouverez son témoignage dans tous les journaux... Sur le thème : "J'ai un visage comme tout le monde"... Après quoi, la jeune femme a dû dire : "Ouf !... C'est fini", parce que la conférence de presse, c'était un véritable "Barnum à guichet fermé", comme le remarque "Libération"... Mais elle a certainement fait le bon choix... Ce qui est souvent le cas quand on n'a pas le choix... En se dévoilant, finalement, elle a échappé à une traque médiatique insupportable qui la pourchassait pour lui voler son image, analyse Patrick Sabatier. On va terminer avec cette importante affaire de caricatures... D'autant plus importante qu'elle se solde maintenant par 6 morts... La presse prend acte de cette dérive de la violence, et "France Soir" s'interroge : "A qui profite la haine ?"... Ce n'est pas la presse, mais une alliance de circonstance entre régimes despotiques et religieux obscurantistes qui attise la violence dans les pays musulmans, estime "France Soir" dont le rédacteur en chef, Serge Faubert, répond fermement au MRAP, qui a l'intention de poursuivre le journal... "Ils ne nous feront pas taire... Ni les alertes à la bombe, ni les menaces de procès ne parviendront à nous intimider... On ne transige pas sur la liberté d'expression... On ne négocie pas avec les censeurs". Voilà pour la fermeté... Parole à l'inquiétude, et à une certaine nostalgie... C'est sous la plume de Laurent Grèle-samer... "Chers dessinateurs, inutile de continuer à tailler vos crayons... Il se fait tard, et vous avez vécu le meilleur... Les autorités politiques et religieuses se coalisent, et signifient que le temps de la dérision, de la contestation et de l'irrespect religieux est derrière nous... La fatwa nous arrive de l'Iran et du Vatican, dans le même souffle. Du coup, l'esprit libertaire, ce goût de la légèreté et de la désinvolture n'est plus de saison... L'heure est à la morale... Or on sait bien que caricaturer sans jamais blesser relève de la gajure". Et Laurent Grèle-samer conclut : "On aimerait que les clergés, qui prêchent aujourd'hui avec énergie pour le respect de l'islam combattent avec la même vigueur en faveur de l'abolition de la caricature antisémite, largement répandue dans les pays islamiques". Bonne journée... A demain...

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