Dans la presse ce matin : l'Europe en vêtement d'hiver

32 degrés à Kiev ces derniers jours. L'Ukraine est le pays qui compte le plus de morts depuis le début de la vague de froid. 135.

12.000 SDF à Kiev, ce sont eux « les premières victimes », écrit Ouest France ce matin, mais on a aussi retrouvé 26 personnes gelées dans leur maison faute de chauffage.

L'Europe est en doudoune… et en caleçon en même temps. La température à Athènes est plus clémente qu'à Kiev. Aujourd'hui, les Grecs vont battre le pavé, nouvelle grève générale contre l'austérité.

On en a lu ces derniers mois des reportages sur la pauvreté qui monte en flèche en Grèce. Rue89 fournit de nouvelles images ce matin.

Les files d'attente des automobilistes qui rendent leur plaque d'immatriculation, trop chère.

Le mélange de solidarité et de chacun pour soi : les épiceries gratuites se multiplient en ville mais dans les champs, la dernière récolte d'olives a été mauvaise. Elles avaient été volées sur les arbres avant même la cueillette.

Europe de la débrouille. Le site presseurop reprend un article du Journal de negocios à Lisbonne. Au Portugal, le syndrome grec est un peu dans le panier de toutes les ménagères.

Alors on change ses habitudes pour faire des économies.

Mariana, avocate, 39 ans, a arrêté de faire ses courses à l'heure du déjeuner. Quand on a un petit creux, on achète davantage.

Diana n'utilise plus sa carte bleue que pour retirer du liquide, on contrôle mieux le budget.

Les magasins de recyclage de vêtements et les sites de vente d'occasion sur Internet font leur pelote.

Parmi les pays endettés mais qui faisaient des efforts, la Roumanie était présenté comme un bon élève. Perdu ! Le gouvernement a dû démissionner sous la pression de la rue hier. Mediapart rappelle les détails du plan d'austérité mis en place à Bucarest : TVA de 19 à 24%, traitement des fonctionnaires baissé d'un quart, des milliers d'emplois supprimés dans le secteur public.

Grèce en Grève, Roumanie en crise, voilà deux pays qui « minent la com' » de Merkozy selon Mediapart

Angela Merkel - Nicolas Sarkozy, c'est le couple européen à la Une, ce matin

Entre eux, « c'est du sérieux », titre ironiquement 20 minutes . En Allemagne, le quotidien Die Welt file lui aussi la métaphore du couple : « Angela Merkel s'est amouraché d'un balourd ». Le journal, pourtant conservateur, rappelle que la Chancelière avait préparé sa première rencontre avec Nicolas Sarkozy en regardant des films de Louis de Funès. Désormais, poursuit le quotidien, elle semble amoureuse de ce personnage agité.

Façon de dire que le rapprochement sent l'alliance de circonstance.

Conférence de presse et interview commune des deux dirigeants hier à Paris. Ils se posent en garant d'une Europe rigoureuse, ils mettent la pression sur la Grèce, la chancelière affiche son soutien au président sur tous les plans et elle a des choses plus importantes à faire que de recevoir François Hollande. Voilà en quelques phrases la journée d'hier.

Résumé en titres...

Pour Le Figaro , les deux ont conclu « un pacte anti-hollande »

« Merkel votre Sarkozy » dans Le Parisien

Elle est son « attachée de presse » pour Libération .

Pourquoi s'engage-t-elle ainsi ? Eléments de réponse sur latribune.fr : "Outre-Rhin, on sait que la puissance allemande est toujours suspecte, la Chancelière doit donc à tout prix afficher une alliance infaillible avec la France"

Vue de l'Elysée, l'alliance avec Madame Merkel est un gage de sérieux. "Nicolas Sarkozy peut désormais déployer son arme fatale de campagne, écrit Dominique Garraud dans La Charente Libre : moi ou le chaos, moi ou le divorce franco-allemand, moi ou la crise ajoutée à la crise"

Et si l'atout Angela Merkel se révélait un boulet pour Nicolas Sarkozy ? demande atlantico.fr .

Car, comme le titre L'Humanité , c'est « la championne de l'austérité » qui vole à son secours.

Par ailleurs, le couple est-il vraiment équilibré ? Le Monde souligne le décrochage économique et politique de la France par rapport à l'Allemagne.

Le risque, conclut Bruno Dive dans Sud Ouest est de « faire passer Nicolas Sarkozy pour un vassal plus que comme un allié"

Le modèle allemand, parlons-en. Anecdote et drôle d'histoire sur le site myeurop.info .

Pour gagner de l'argent, la Deutsche Bank vous propose de miser sur la mort de pauvres gens. C'est un produit financier proposé par la banque, un peu comme une assurance vie. L'argent vient d'un panel de 500 Américains plutôt âgés et sélectionné par la banque. Elle a calculé l'âge probable de leur mort.

S'ils vivent quelques mois après la date prévue, bingo ! Vous touchez 6% d'intérêt. S'ils vivent beaucoup plus longtemps que prévu, vous perdez votre mise...

Mais attention la finance : la gauche revient ! Jean Luc Mélenchon veut "frapper, frapper, frapper", c'est la Une de Libération à qui il accorde une itw fleuve. François Hollande a fait de la finance son ennemi.

« Au secours la gauche revient ! » Le Monde consacre une page à ces gens qui envisagent de placer leur fortune en Suisse, en Grande Bretagne ou en Belgique, particulièrement si François Hollande est élu. Nous ne somme plus en 81, quand certains attendaient les chars russes sur les Champs Elysée, mais le business de la délocalisation des fortunes se portent à merveille, selon le quotidien

Quoi d'autre dans la presse ?

L'Europe en manteau d'hiver. La Croix nous emmène à Rome. Le Vatican organise ce soir une cérémonie de pénitence pour demander pardon pour les abus sexuels dans L'Eglise. Nouvelle démarche de Benoit XVI, qui a multiplié les gestes symboliques et déclaration sur ce sujet depuis son élection.

La Russie omniprésente en Syrie. Dns Le Figaro , article de Georges Malbrunot sur ces conseillers militaires, agents de renseignements, diplomates qui aident Bachar el-Assad et préparent en même temps sa succession.

Happy Birtday la Reine. Le dessinateur Dilem célèbre à sa manière le jubilé de diamant - 60 ans de règne - dans Liberté à Alger. On tend un gros gâteau à la souveraine qui est ravie : « oh, un nouveau chapeau ! »

L'hiver et un double deuil en Espagne.

Deuil de la carrière, quasiment d'Alberto Contador, suspendu pour deux ans pour dopage.

Les grands noms du sport espagnols le défendent. Pour Rafael Nadal, sur le site d’El Mundo , « c'est lamentable ». « Nous sommes avec toi » dit le basketteur Pau Gasol. Sur le site du quotidien sportif Marca , un autre cycliste espagnol, Oscar Perreiro traite les membres du tribunal arbitral du sport de fils de... Le même Marca dénonce un « deux poids mesures ». En football, la Fifa a fermé les yeux sur plus de 100 contrôles positifs au clenbuterol, le même produit que Contador, lors du mondial des moins de 17 ans l'été dernier.

Mais à la Une des sites d'informations catalans, c'est un autre visage qui apparait, celui du peintre Antoni Tapies. Il était «L'éthique de la peinture », titre lavanguardia.com , « l'artiste catalan le plus universel, celui qui avait repris le flambeau de l'avant garde après le désert du franquisme. »

La Vanguradia cite un jolie phrase du peintre : «Il est très important de compenser la douleur par de l'amour. Cet équilibre te fait regarder la vie avec optimisme. »

A demain

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