Kevin Brinsolaro, simple flic et fils de Franck, le policier qui protégeait Charb, la Provence. Dans des écoles de commerce, des étudiants évaluent les filles, de la "chatte fraiche", "la pute du mois", Mediapart. Mpeurs suaves puis lâchages, le Monde raconte le Prix Renaudot de l'essai 2013 qu'obtint Gabriel Matzneff

On parle d'un fils ce matin... 

Qui s'appelle Kevin et dont je vois dans la Provence une photo au visage encore rond de l'enfance, il s'appelle Kevin Brinsolaro et il est flic, depuis hier lis-je affecté à l'unité de police secours de Fontenay sous-bois val de marne après avoir été adjoint de sécurité puis être passé par un centre de rétention, Kevin simple flic comme son père avant lui, Kevin fils de Franck Brinsolaro qui était le grand policier chargé de la sécurité de Charb, patron de Charlie hebdo et qui est mort comme Charb il y a 5 ans quand deux djihadistes sont venus tuer dans un journal libre. A l'époque Kevin, CAP d'électrotechnique ne se voyait pas faire comme papa, mais papa est mort, un héros, et Kevin est devenu policier pour reprendre le flambeau et pour se venger, il voudrait un jour intégrer l'antiterrorisme, "je ne sais pas si j'en serai capable"... A Marseille, l'oncle de Kevin, il s'appelle Philippe, il était le jumeau de Franck, se force chaque matin à vivre et travaille sous un grand poster de son frère.  Philippe Brinsolaro est un des patrons de la sécurité publique des bouches du Rhône, un flic aussi...

Une famille de flic, les flics que l'on aimait que d'aucun conspuent désormais, les flics dont une activiste voulait dévoiler les noms et les adresses sur keys réseaux sociaux me dit le Figaro....   Les flics qui se suicident me rappelle le Parisien, et cherchent de l'entraide sur une page Facebook, les flics, la famille des Brinsolaro.

Nous voilà donc cinq ans après l'attentat de Charlie, et chacun le dire à son cœur... Le Dauphiné et la Croix croquent  en une les victimes du 7 janvier 2015 qui sans doute sont des anges souriant et les crayons sont des cierges, le Figaro titre sur l'islamisme, libé se dit toujours Charlie.

Mais il n'est de Charlie que dans Charlie lui-même, qui en l'anniversaire de son deuil ne joue pas le jeu des larmes faciles, Charlie vit et donc choisit sa colère. Et en dessin de Une, Coco que les terroristes menacèrent montre un dessinateur  à terre, ses bras et sa langue sont écrasés mais pas par un barbu djihadiste, non mais par un smartphone ornés de logos de Twitter, Facebook et Snapshat, ces réseaux sociaux qui seraient dit le journal" les nouvelles censures",  "les nouvelles dictatures".

Et voilà Charlie dans une mauvaise humeur roborative contre une époque où ce n'est plus l'Etat qui agresse la liberté d'expression, mais la société elle-même passionnée de censure, et Charlie alors dit Merde, aux petits connards et petites connasses qui pérorent à longueur de pétitions débiles et  de proclamations sentencieuses et se croient les rois du monde derrière le clavier de leur smartphone...  C'est de Riss, le patron désormais, en tête d'un numéro forcément dérangeant contre les alchimistes du bien, et qui titille l'actualité de nos bonnes mœurs... Antonio Fischetti se souvient que dans le film Beau-Père, Patrick Dewaere couchait avec sa belle-fille de 14 ans et nul n'accusa Blier de pédophilie, Juin, le petit dernier de la bande, dessine une petite fille qui conteste les contes que lui lit son papa,  "pourquoi les voleurs sont-ils arabes dans Ali baba", pourquoi le loup est-il méchant et noir », alors papa lui lit le Journal d’Anne Franck et elle ne dormira pas..; Philippe lançon s'exaspère de ces anglo-saxons qui avertissent contre Gauguin, qui eut des relations sexuelles avec des jeunes filles...  Gauguin que peut désormais condamner sans qu'il connaisse sont œuvre le premier imbécile venu...  

Lançon lui voudrai connaitre l'opinion de Houellebecq qui sur Gauguin, personnellement je m'en fous, mais j'aime l'idée dans Charlie réveillé, Charlie inégalé...
 

On parle aussi ce matin des élites économiques...

Qui avant de diriger le monde et les firmes jettent leur gourme dans des écoles prestigieuses sur des campus fermés, HEC, ESSEC IDHEC, où des garçons organisent des fêtes des soirées des discussions où les filles, sont de la chatte fraiche, que l'on évalue sur des power points avec noms et photos, « De longues jambes qui ne demandent qu'à être écartées, un corps sensuel qui ne demande qu'à être déshabillé Une très faible résistance aux valeurs de l’éthyle en fait une proie toute désignée ». Et parmi les étudiantes des étudiants élisent la  Pute du mois et cette réputation peut suivre l'étudiante jusque dans son premier stage dans une multinationale... Tout ceci, est  dans Mediapart dans une enquête sur HEC ESSEC IDEHC  qu'il faut lire avec la même intensité que l'on a lu Charlie, il faut refuser la pudibonderie et être capable aussi de voir les salauds que tolère un système.

Il fait aussi savoir doser le sourire et l'écœurement devant  les complaisances mondaines que décrit minutieusement le monde, dans une enquête sur le Prix Renaudot de l'essai que Gabriel Matzneff obtint en 2013, aidé amplement par un membre du jury et écrivain lui-même  qui était aussi parfois son compagnon de voyages aux philippines où Matzneff couchait avec des petits garçons. Ces mœurs sucrées, ont fait place désormais au lâchage... la fin du papier est splendide et glacé. "Les statues du vieux monde semblent déboussolés. Matzneff aussi. Le Point vient de mettre fin א sa chronique. Après trente années d’impunité, que se passe-t-il donc tout d’un coup ?"

S'il faut vous consoler et croire aux grands homes, allez faire un tour dans Var matin et lisez l'histoire de Lina Picazos, mais en espagnol son nom se lit Picasso, en 1958 elle avait 14 ans, le bel âge, elle servait des glaces dans le café du père de sa copine à Sanary sur Mer quand vint en terrasse Picasso le vrai le grand et sa femme Jacqueline, il parla avec Lina et lui fit un dessin. Un dessin forcément. 

Et un médecin pour finir...

Dont parle la Croix et dont le journal de Fécamp, édition locale de paris Normandie fait sa une. Il s'appelle Jean Méheut-Ferron, il exerce dans le pays de Caux, ou plutôt depuis la fin  novembre il n'exerce plus... Soupçonné d'avoir euthanasié des malades en leur donnant du midazolam, un sédatif puissant que lui fournissait son épouse, médecin anesthésiste en clinique. Lui affirme qu'il ne faisait que soulager des peines et des douleurs, l'affaire a été révélée le mois dernier par Paris Normandie et pour les médecins de campagne, elle devient emblématique de leur droit à aider, ils pétitionnent par centaines pour le docteur du pays de Caux... C'est une journée où l'on parle de choses graves et de liberté.

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