Une voie toute tracée ?Vers un métier qui sauve des vies. Pourquoi pas chirurgien ? Elle est tentée Myriam, et on ne voit pas ce qui pourrait l'en empêcher. Myriam vient d'avoir son bac, mention très bien, et une moyenne surréaliste, 21,03. LE PARISIEN / AUJOURD'HUI EN FRANCE nous montre le visage de cette lycéenne de Villers-Cotterêts, en Picardie, sourire sage, elle se tient les mains comme son père, juste à côté. Mohammed Bourhail, l'oeil admiratif et le sourire fier. Ce sera peut-être la meilleure bachelière de l'année. Le ministre de l'Education nationale en reçoit une poignée ce matin. Elèves brillants, méritants. "Mes parents m'ont toujours poussé à donner le meilleur de moi-même, raconte Myriam. La curiosité est son moteur. Passionnée, entre autres exploit de la science, par l'incroyable aventure du coeur artificiel, elle a décidé de s'inscrire en médecine. Des médecins, déstabilisés, désorientés : LA CROIX et LE FIGARO ; chacun son qualificatif. Les deux quotidiens, qui y consacrent une page, font le même constat.Les décisions judiciaires des affaires Lambert et Bonnemaison, ont plongé le corps médical dans la plus grande confusion. D'abord, parce qu'on les rapproche, ces affaires. Dans le Figaro, un cancérologue s'intérroge. "quel message envoie t-on ?" "dans un cas; l'affaire Lambert, on peine encore à arriver à un consensus sur la pratique de l'euthanasie passive, alors qu'elle est juridiquement légale. Dans l'autre, on semble encourager l'euthanasie active alors que la loi la proscrit." Le trouble perfuse leurs pratiques au quotidien. L'anésthésiste-réanimateur Jean-Jacques Charbonier confirme. Des euthanasies, il y en a plus que l'on croit. "Pratiquées en toute illégalité, en réanimation ou en soins intensifs, pour libérer des places devenues rares par manque de moyens." Un dilemne qu'on n'imaginait pas posé. "Réanimer une sexagénaire métastasée ou libérer la place au jeune accidenté qui vient d'arriver". On découvre que la question de l'euthanasie est étroitement lié aux impératifs économiques. Comment l'accepter ? "On est perdus, sincèrement perdus, seuls, totalement seuls", résume un médecin hospitalier en exercice depuis plus de trente ans.Un déraillement, il y a un an. En gare de Brétigny-sur-Orge, le Paris-Limoges bascule. Des dizaines de vies avec. Sept personnes meurent. Une trentaine d'autres sont blessées. Le procureur de la République d'Evry rendra public aujourd'hui les rapports d'expertise ferroviaire et métallurgique. Plusieurs de vos journaux y ont eu accès, LE FIGARO, LE MONDE, LE PARISIEN, France Inter aussi, on vous en a parlé à 8h. Le constat des experts, sans appel : 200 anomalies de maintenace relevés. Un état de délabrement des voies jamais vu par ailleurs. Il y a un ans, 10 000 personnes demandaient à la SNCF d'aller jusqu'au bout de la transparence. De mettre à disposition de tout le monde, ses données l'état du réseau ferroviaire et du matériel. La pétition n'aura pas trouvé l'écho attendu à la direction de la compagnie ferroviaire. Aucun chiffre, aucun code, aucun graphique sur le site que la SNCF a dédié au partage de ses données, remarque LIBERATION, qui s'est plongé dans ce flot de données. L'entreprise est pourtant en pointe dans ce domaine. On trouve de tout sur ce site (data.sncf.com pour ceux qui veulent aller voir) ; localisation des gares, horaires, retards, accessiblité. Ca permet la création de services innovants ; une application indiquant aux personnes handicapés les itinéraires adaptés en gare, une autre affichant le taux de remplissage des trains à l'avance. Mais on ne trouve rien, sur ces rails, qui ont péri par fatigue, par usure. On a l'intention de les publier un jour répond la SNCF à LIBERATION. Une voie étroite s'affiche en Une de vos journaux.celle du dialogue social. Une voie étroite qui connait les zigzag et les marches arrières. La troisième conférence sociale du quinquennat s'ouvre aujourd'hui, sous haute tension. C'est l'analyse de la plupart des éditorialistes, dans LES ECHOS, LE DEPECHE DU MIDI, LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE, LE COURRIER PICARD. Sous tension d'abord parce que les difficultés économiques persistent, la chômage est toujours aussi haut. Ensuite parce que le climat social est loin d'être apaisé. Menu léger, invités vexés, voilà comment LIBERATION résume la chose. "Malgré un ordre du jour léger, le grand raout de François Hollande avec syndicats et patronat pourrait bien être boycotté, les premiers jugeant que l'exécutif écoute trop le second.'Et si l'on passait aux actes ? suggère Gaetan de Capèle dans LE FIGARO. Jean-Paul Piérot, dans l'HUMANITE, ne se fait d'illusions, "la conférence est menacée de sombrer avant même de s'ouvrir. (...) La menace brandie par Pierre Gattaz de boycotter la conférence a été immédiatement suivis par la promesse de Manuel Valls de reporter la prise en compte de la pénibilité." Ainsi, estime l'éditorialiste, "les travailleurs soumis aux conditions les plus difficiles, dangereuses et insalubres sont condamnés à attendre encore une improbable conversion des dirigeants du patronat à l'humanité." Pas plus d'optimisme chez les plus libéraux de L'OPINION. Grand messe social pour rien, tranche Rémi Godeau. Là en revanche, c'est parce qu'il faut aller plus loin, plus vite, et plus fort. "L'exécutif serait sans doute inspiré d'italianiser son discours. Tenté de bousculer les règles, Manuel Valls osera t-il, comme Matteo Renzi, expliquer aux syndicats que la musique a changé"EXTRAIT MONEY, PINK FLOYDMoney, chanson de l'album The Dark Side of the Moon. Et si on vous parle des Pink Floyd ce matin, ce n'est pas par hasard. On attend un nouvel album, pour le mois d'octobre. C'est la femme de David Gilmour le chanteur guitariste du groupe qui l'a annonce sur twitter et le magazine ROLLING STONES se l'est fait confirmé par son entourage. Le titre serait choisi, "The Endless River", ce sera le premier album de Pink Floyd depuis 1994 et la sortie de Division Bell. Sur le Web, déjà, des fans trépignent quand d'autres craignent du réchauffé. La voie du succès est rarement toute droite. Une réputation tient à un fil, voire... à une toux. Salle Pleyel à Paris, vendredi soir. Keith Jarret est entrée précédé ou suivi de ce qu'on appellera plus tard, sa réputation. C'est le journal Le MONDE qui raconte, dans son édition daté du 7 juillet. Les choses s'engagent bien, superbe phrasé, superbe son, le pianiste de jazz, copieusement applaudi. Mais le public tousse. Et ça le déconcentre. Il s'interrompt, s'en va, revient. Repart. Ca tousse en rond. "Je n'ai plus de musique en moi", dira-t-il. Concert inachevé, la voie n'est jamais toute tracée.

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