Un entraîneur de football a perdu son ami en rencontrant la gloire, Libération mets de la politique dans l'aventure des Herbiers, Perpignan revit au Rugby, une jeune fille a presque gagné le concours du meilleur chignon...

Et on parle d'Emmanuel Macron en buvant du vin blanc... 

Une flute de vin pétillant précise Libération que Madame véronique Besse partage au  bar des supporters et la boisson irrigue son enthousiasme, "Emmanuel Macron est l'incarnation de ce dont les gens ont besoin, la franchise, l'authenticité, il s'attelle aux vrais problèmes et n'a pas peur d'aller sur le terrain", 

Et cet éloge du chef de l'Etat vaut ce matin pour le lieu où il résonne... Le Bar des supporters, mais le bar des supporters des Herbiers, cette ville vendéenne dont Mme Besse est la maire, et dont le club de football affronte demain le PSG en coupe de France... Les herbiers où l'on aime Macron assure Libération, 

qui la joue vicelard en tirant une épopée sportive vers la sociologie politique. Le journal veut démontrer, c'est sa Une, que le Président est de droite, et est-il meilleur symbole de la droite que la Vendée des Herbiers et de Philippe de Villiers... Villiers qui lui aussi aime Emmanuel Macron depuis que celui-ci est venu au Puy du fou chercher les tendresses françaises... Villiers encore qui se glisse dans une interview de l'entraineur des Herbiers Stéphane Masala accordée au Parisien Aujourd'hui en France... L'interview a commencé en retard, tiens donc parce que Stéphane Masala devait rencontrer Philippe de Villiers... 

Mais on s'arrache à cette lecture politique pour lire vraiment Masala, nommé entraineur à la place d'un de ses meilleurs amis, et qui le regrette " c'est comme si on jouait ensemble au loto et que j'étais le seul à avoir le ticket gagnant, si c'était à refaire, je garderais l’amitié et je jetterai le ticket..."

Et on aime bien cet homme qui parle de son pote...

L'humanité n'a pas lu Libération, Les Herbiers sont pour le quotidien communiste une métaphore, la coupe de France est  "dans le champ du sport, la figure du boursier de l'école républicaine qui s'élevait au-dessus de sa condition".

On en fait des choses avec le foot, des jolies souvent, comme à Massy dans l’Essonne où la mairie, une mosquée, et des hommes de bonnes volontés ont organisé un tournoi de la fraternité, multiconfessionnel, chrétiens juifs et musulmans et autres mélangés, et le foot est un défi lancé aux  "sinistres abrutis" dit le Parisien... 

On en fait des choses avec le sport. 

Un match de rugby fait les Unes du Dauphiné et de l'Indépendant à Perpignan, mais le Dauphiné est triste quand l'Indépendant exulte, l'USAP a battu Grenoble pour devenir champion de Pro D2 et remonter dans l'élite...  Et si vous voulez comprendre ce qu'est une identité à nouveau heureuse, allez regarder l’Indépendant où l'on parle d'honneur et fierté, de résurrection, et de joueurs gaillards, et que pèse dans cette euphorie ce titre intérieur, sur le tourisme que plombe la grève SNCF?

Pendant ce temps, chacun sa fête la république du Centre pavoise aux couleurs des fêtes johanniques et Jeanne d'arc vaut bien le rugby. Et la modernité s'entrechoque avec le souvenir de la jeune sainte, qu'incarne une adolescente qui chaque matin confie sa journée à Dieu... Ce soir il y aura pour Jeanne un concert électro.

Des évocations de Mai 68... 

Qui provoqueraient la saturation sauf à prendre tout ceci comme un album de famille que l'on ouvre au hasard d'un cinquantenaire. Un ancien boursier à Paris, se souvient de son mai 68 dans le Berry républicain. On évoque dans Ouest France ces premiers pavés qui furent lancés  en Bretagne dans une révolte ouvrière... On raconte, dans Libération qu'en mai 68, un homme  écrivait à la villa Médicis à Rome, pour demander l'autorisation de photographier la villa lors d'un prochain séjour romain... 

Il est resté cela de mai 68, une photo de vacances ? Et nous rêvons alors à ce que l'histoire nous laisse...

En ce printemps 2018 les journaux rivalisent d'analyse sur la première année de la présidence, c'est parfois  piquant, quand l'opinion décrit le macronisme comme le triomphe de la haute fonction publique...

On se dit que le souvenir d'une jeune femme sera peut-être une belle journée à Angers... Elle s'appelle, Victoria Colinot,  elle est arrivée deuxième au concours du meilleur chignon de mariée... C'est dans le Berry républicain... 

On parle de harcèlement patronal dans le nouveau monde

Le nouveau monde de l'économie, où un patron de Start Up, a été éjecté de son entreprise pour maltraitance, racontent les Echos...  Mais ce patron, Ron Gutman, était une star du nouveau monde, il donnait des conférences et avait écrit un livre sur le pouvoir du sourire, des millions de personnes visionnaient ses vidéos idylliques...

Et on dirait, dans ce petit article, une fable sur nos apparences... Autre fable, celui d'une jeune française, Marjolaine Grondin, qui a créé Jam, une application de messages automatiques pour faciliter la vie des jeunes... Elle a été invitée à donner une conférence la semaine dernière chez Facebook, dans une ambiance de concert rock, avec Zuckerberg débarquant en jean et basket... Elle a adoré, elle n'est pas inquiète pour l'avenir de la firme! 

Le nouveau monde s'installe, et que pèsent les polémiques et les critiques des journaux...

Pendant ce temps, l'ancien monde résiste... 

Il est des pays immuables et des mondes somptueux d'art et de millionnaires et le Figaro nous montre une petite fille nue aux cheveux lourds, dont l'image peinte par Picasso il y a 113 ans vaudrait 100 millions de dollars, car c'est la vente du siècle qui s'annonce cette semaine à New York, la vente de la collection du milliardaire David Rockefeller, et dont la fillette au panier de fleurs n'est qu'un des joyaux... Cela se passe chez Christies au Rockefeller plaza, c'est une bonne nouvelle pour François pinault, propriétaire de Christies...

A propos d'objets, une fausse bouteille de grand cru fait sourire dans le bien public, elle vient de Chine. "A en croire l'étiquette, il s'agit d'un Richebourg Romanée-Conti en Cabernet Sauvignon produit dans le Languedoc !" Mais il y a chaque année 30.000 bouteilles factices produites ainsi dans la nouvelle grande puissance.

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