Bande originale de l'affrontement Clinton/trump. 16H34, les femmes arrêtent de bosser pour ne pas travailler gratuitement. Et les hommes? la secrétaire d'Etat découvre le TES

La revue de presse, bonjour Hélène Jouan

On commence par un soulagement

« Maintenant ils sont seuls », à la Une de Ouest France. Qui ? les 29 marins du Vendée Globe qui sont partis hier des Sables d’Olonnes. Dessin de Vidberg en dernière page de l’Equipe, on voit l’un de ces concurrents à l’abri d’une grosse vague menaçante, soupirer : « Ah, enfin un peu de calme… »

Il laisse à terre d’un côté de l’atlantique, Juppé/sarkozy, et les autres..et de l’autre Trump/Clinton, dollar, dow jones

Mais nous qui sommes restés sur la terre ferme, nous n’y échappons pas.

« Trump/Clinton, le choix de l’Amérique », dossier d’ouverture des Echos ce matin.Le Figaro tente de nous expliquer, à nous électeurs d’un pays où la présidentielle se déroule au scrutin universel direct, le système électoral complexe qui prévaut aux Etats-unis. Système qui remonte au 18ème siècle et qui laisse aux mains de 538 grands électeurs, le choix émis par les 130 ou 140 millions d’électeurs. « Un système électoral qui ressemble à un vieil alambic auquel on n’ose pas toucher par respect pour la tradition nous explique Philippe Gélie, qui peut sembler aujourd’hui archaique, mais qui n’en possède pas moins quelques vertus affirme t il. Cette démocratie décentralisée diversifie en effet les enjeux, crée une géographie politique plus exigeante pour les candidats qui doivent se déployer partout. Reste qu’une fois les comptes faits, notamment dans les états pivots, les fameux swing-states, et bien tout le monde s’accorde à dire ce matin, qu’à la veille du scrutin, rien n’est joué ! Assaut final aujourd’hui entre Clinton et Trump, on les voit vociférer à la Une du Financial Times, comme on les a vus vociférer pendant toute la campagne d’où la Une marquante du Spiegel vendredi où on les voyait tous les 2 couverts de boue, chacun donc s’attachant dans cette dernière ligne droite à mobiliser son camp « le vote latino pour les Démocrates, la classe laborieuse blanche pour les républicains »

En attendant le day D, et la spéciale de France Inter dès demain matin, vous nous conseillez Hélène de la musique !

La bande son de « cette castagne électorale » ! C’est ce que nous propose simon rico dans Mediapart. « La musique écrit il, est une arme redoutable de la campagne présidentielle américaine. Tout se dit en chansons, pour mieux marquer sa différence, mieux attaquer l’adversaire. Les visions antagonistes qu'ont Donald Trump et Hillary Clinton de l'Amérique se donnent à entendre très fort dans leurs choix musicaux. »

Exemples, dès 2015, Hillary Clinton publie sur Spotify sa play list. Compilation aussi convenue que commerciale écrit il, on y retrouve tous les tubes de la génération la plus influente sur les réseaux sociaux, de Kate Perry à Jennifer Lopez et l’indispensable bien sûr..

SON HAPPY/P Williams

Happy de Pharell Williams, censée donner à la candidate l’image de la joie de vivre et de la simplicité…pas franchement ses atouts premiers. Mais en mettant en avant des artistes féminines incarnant le « Girl power » aux Etats unis, en faisant un appel du pied aussi aux minorités avec les afro américains et les Latinos, la candidate démocrate vante à travers sa play list, sa vision de l’Amérique, moderne, diverse, ambitieuse.

En face, Donald Trump truffe ses meetings de tubes que tout le monde connait, quitte à se prendre quelques revers, les rolling stones ou Adèle lui ont dénié pendant la campagne le droit d’utiliser leurs chansons, mais il affiche sa prédilection pour les chants patriotiques, et appuie ses diatribes par des chansons explicites. Exemple avec The Snake, d’Al Wilson

SON SNAKE

Dans cette ballade de 68, une femme recueille un serpent mourant et le soigne. Une fois remis, le serpent mord sa bienfaitrice, « Tais- toi idiote, tu savais bien que j’étais un serpent avant de m’accueillir » concluent les paroles. Une parabole de ce qui attend l’Amérique face à l’immigration clame Trump en meeting

La politique c’est simple comme une chanson. Vous devriez y penser jean françois Copé

Retour en France, et un appel à stopper le travail

« Si tu aimes bosser gratuitement, tape dans tes mains Hashtag 17 novembre, 16H34 ».A retrouver sur le site, les Glorieuses qui a lancé le mot d’ordre, s’inspirant de l’initiative islandaise du 24 octobre dernier. C’est en effet à partir de 16H34 cet après- midi que les femmes travailleront bénévolement puisqu’elles sont restent payées 15,1% de moins que les hommes. Gros succès médiatique. C’est la Une de Libération, qui vous offre en Une, une ménagère faisant un bras d’honneur. Ceci dit, il y a plein d’endroits, où il n’y aura rien à arrêter puisque les femmes y sont absentes. Dans les entreprises de haute technologie nous révèle L’Opinion où elles sont en tout cas, rares, mais en mer également: aucune femme cette année engagée dans le Vendée Globe. Le directeur de la course dans le Figaro se dit « bien embêté » par ce qu’il considère être « un malheureux concours de circonstances », la preuve, « Sam Davies, qui avait été un vrai rayon de soleil dit il, lors des éditions précédentes a laissé son compagnon prendre le départ ». Vous apprécierez « le rayon de soleil ». La navigatrice, Isabelle Autissier estime elle qu’il s’agit d’un mal plus profond, « les filles qui ont du talent arrêtent de courir quand elles commencent à avoir une famille, on continue de leur demander « qui va garder les enfants » ? ça vous rappelle quelque chose ??

Les femmes pourraient donc s’arrêter à 16H34, « mais ça ne serait pas un peu injuste qu’en plus d’être moins payées, elles soient pénalisées en faisant grève » remarquait il y a quelques jours dans un édito, le site Les nouvelles News..du coup, tout le monde est appelé à s’y mettre. Les homme aussi donc, réclament les Glorieuses

Jean François Copé, vous arrêterez votre campagne à 16H34 ? dans vos 15 ordonnances à prendre après votre élection, rien sur les femmes et les disparités salariales si je ne m’abuse, pas une priorité ?

On termine Hélène

Avec une ministre qui n’a pas l’intention de s’arrêter ni à 16H34, ni après…et qui pourtant dans l’Opinion ce matin, dit tout le mal qu’elle pense du nouveau fichier TES, du gouvernement. Il s’agit de la secrétaire d’Etat au numérique Axelle Lemaire qui a parait il découvert la naissance de ce méga fichier en lisant le journal officiel au lendemain de la toussaint. Elle juge que les risques de piratages informatiques sont importants, mais elle n’a pas réussi à avoir un rendez-vous avec le ministre de l’Intérieur pour le lui dire…tant pis, elle préfère rester au gouvernement dit elle, pour faire passer ses propres décrets d’application de la loi sur la république numérique…

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