Le directeur du Figaro dénonce le "dénislamisme", attaque Le Monde et "l'islamo-gauchisme", réveille le combat culturel et retrouve Eric Zemmour. Un septuagénaire invente une tomate, Sud-Ouest. Hendi Dès égrène ses souvenirs dans l'Obs et a joué "la petite Charlotte" en Hard Rock, Ouest-France y était.

On parle d'un miraculé...

Un homme de 52 ans qui a failli mourir et se confie au parisien dans son édition d l'Essonne, Ali, qui n'a eu d'autre tord et n'a pris d'autre risque que monter dans un bus à Montgeron lundi dernier, pour aller acheter un parfum à sa femme à Evry Courcouronnes. Il est assis au fond du bus pas loin d'un groupe de jeunes et à l'arrêt suivant, Place du soleil, Prairie de l'Oly, il voit d'autres jeunes une quarantaine, qui attendent le bus et qui se ruent dans l'habitacle munis de bâtons et de gaz lacrymogènes. Les assaillants, expliquent le Parisien sont du quartier de la Croix Blanche, à Vigneux-sur-Seine et ils visent dans le bus un ennemi, un lycéen du quartier des Bergeries de Draveil, et Ali subit l'assaut. « J'étais assis juste devant leur cible numéro 1. Quand je les ai vus arriver, je me suis couché sur ma voisine. Les jeunes me montaient dessus à pieds joints pour frapper celui de derrière ! À un moment, j'ai essayé de me relever, mais je me suis pris un gros coup de poing sur l'épaule. Juste au-dessus du pacemaker. »

Car Ali porte un pacemaker, qui ressemble quand il ôte la chemise à une excroissance sous sa peau, et s'il se casse, il meurt.  Ali n'est pas mort, puisqu'il parle, il a eu peur de prendre un autre coup sur sa poitrine à gauche, il a pu s'échapper avec les autres passagers quand un des jeunes a gazé le bus,  Ali dit que plus jamais il ne montera dans un bus s'il voit un groupe d e jeune dedans, sa vie s'est jouée à rien.   

Et ce fait divers témoigne d'une violence banale que l'on subit en France et des morts que l'on frôle.. Je lis dans la voix du Nord qu'à Boulogne sur mer où hier on désamorçait une bombe de la seconde guerre mondiale un hôtelier de Boulogne sur mer a été roué de coup jusqu'à se croire mourir, par des jeunes gens qui avaient pénétré dans son établissement, il a vendu son hôtel et son restaurant et n'a plus travaillé depuis, il ne sait pas pourquoi on l'a battu. Je lis dans la Dépêche qu'un homme a failli provoquer le crash d'un hélicoptère de la gendarmerie qui cherchait une vieille dame perdue dans la nuit, il avait braqué le cockpit avec une lampe torche puissante. Ce monsieur, interpellé, vit dans une résidence ultra sécurisée, que redoute t-il, et que penser d'une peur qui a failli tuer.  

L'attentat de la Préfecture de police ravive une fracture idéologique... 

Et c'est le directeur du Figaro qui l'exprime ce matin, avec la puissance que son poste confère. Quand les journaux dissèquent le quadruple meurtre terroriste et les erreurs qui l'ont précédé quand Christophe Castaner  semble une cible politique aux unes de l'opinion ou de libération... Alexis Brezet écrit ceci : "si l’on devait se contenter de traquer les défaillances du système sécuritaire, ou les dissimulations dans les propos de Christophe Castaner, on passerait à côté de l’essentiel: si nous n'avons rien vu venir de ce qui se tramait à la préfecture de police de Paris, c’est que nous n’avons rien voulu voir! Et si nous n’avons rien voulu voir, c’est que nous sommes, en France, collectivement victimes d’un mal étrange, particulièrement virulent dans les administrations, les cabinets ministériels et les salles de rédaction, une maladie de l’esprit, proche de la cécité volontaire , qu’il faudra bien se résoudre à appeler par son nom: le dénislamisme." 

Et ce néologisme forgé de déni et islamisme, Brézet en fait un manifeste, défend Boualem Sansal, Alain Finkielkraut ou Michel Houellebecq, accuse les tribunaux français de protéger l'Islam,  et défend aussi Eric Zemmour dont il avait du s'éloigner sous la pression de sa société des journalistes, Zemmour rudement attaqué dans un éditorial du monde, et Brézet contre attaque. : "Ainsi va la logique délirante du dénislamisme: pour ses scribes, Zemmour, c'est Hitler, mais, dans la vraie vie, ce sont sous les coups des islamistes que tombent les Français."

Ainsi se réaffirme une ligne politique, celle du combat culturel que veut porter le figaro Pendant ce temps. l'air de rien, dans sa chronique de Libération Daniel Schneidermann rappelle que le patron du Figaro, en 1989, avait écrit  un livre intitulé "Immigration en Europe attention danger", pour un dénommé Jean-Marie Le Chevallier, qui était alors député européen FN et serait sénateur et maire de Toulon.

Voilà donc une querelle française. Est-elle le reflet de nos nostalgies. Le monde c'est presqu'une ironie, me narre ce matin le déclin du Prénom  marie, jadis donné à une fillette sur trois. Mais désormais trop classique, catho vieillot ou franchouillardise, 800 Marie sont nées l'an dernier. Allons. Il est de jolies traditions tout de même. Sur le parvis de l'église de Saint- Laurent du Var, me dit Nice-Matin, le père Castro a béni trente chiens et un chat, qui seront j'espère en bonne santé. 

Une invention pour finir... 

Qui est dans Sud Ouest, Edition Lot et Garonne et me réjouit le cœur: en mariant une Pondrosa charnue et une Marmande de chez Villermorin plate, Henri Boxberger, 79 ans, a inventé une nouvelle tomate gouteuse appelée de son nom la Boxie. Et ce septuagénaire me dit que nous avons un avenir, et il est aussi chouette que ces collégiens que la Voix du Nord va suivre pendant un an , Inès sera pompier, Ophélie architecte ou actrice, il est de jeunes qui font du bien, tels dans l'Indépendant Maïssa  qui veut diriger EDF et Mohamed  qui sera boxeur ou pilote, 12 ans, qui sont bénévoles au secours populaire, des copains du monde qui ne supporte pas que des enfants dorment dans la rue 

Un copain, pour la route. Dans l'Obs, sur son site, portrait d'un homme qui compte à son palmarès 15 disques d’or, 93 Olympia, et 23 écoles qui portent son nom , Henri Dès que tant d'enfants ont chanté et qui à 78 ans, déroule ses souvenirs  et ce plaisir coquin qui l'arrache au silence du veuvage: il s'est mis au hard rock, le Metal, avec son fils Pierrick, et le voici donc Henri Death qui, au mois d'aout dernier, est allé jouer ses tubes arrangés au festival Motocultor de Saint-Noff en Bretagne, devant des fans aux bras gros comme ses cuisses et qui faisaient les cornes du diable doigts levés, Ouest France et le Télégramme sur leurs site  étaient là, merci copains. 

PAN PAN PAN QUI EST LA C'EST LA PETITE CHARLOTTE

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