Coup d'œil rapide à la presse américaine d'abord après le discours d'Obama cette nuit à la convention démocrate. Discours jugé plutôt réussi de la part du New York Times ce n’est pas très surprenant. Obama demande du temps pour remporter le revival américain titre le quotidien sur son site Internet.

Le New York Times relève encore une expression dont il a truffé son discours, « je veux, I want ».

Et puis les différences, avec le discours tenu il y a quatre ans au même moment de la campagne : il parlait alors d'espoir et de changement. Cette nuit, il s'agissait plutôt de choix difficile et de chemins étroits

Le site Politico donne les phrases clés des éditorialistes à la télévision américaine cette nuit. Et on relève que même sur Fox New, proche des républicains, Les échos ne sont pas si mauvais. Pour l'éditorialiste Brit Hume : "Il a fait aussi bien qu'il pouvait "

Pour son confrère Juan Williams : "En termes de contenu et dans son attitude, c'est un très bon discours"

A la Une de la presse en Europe et même au-delà : Mario Draghi, le président de la banque centrale européenne

A la Une du Herald Tribune : "La BCE prend de nouveaux pouvoirs"L

Les Echos : elle frappe fort pour sauver l'Euro.

Libération : dettes l'Europe éponge.

La banque centrale européenne est prête à racheter sans limite la dette publique des Etats. Conditions très strictes : rigueur budgétaire et que les pays demandent parallèlement l'aide des fonds de secours européen.

Une fois n'est pas coutume, les éditorialistes de Libération et du Figaro sont d'accord : "Enfin" titre Vincent Giret dans Libé. "Merci !" ajoute Gaëtan de Capèle dans Libé.

La BCE indépendante défie l'orthodoxie allemande semble se réjouir le site My Europ.info

Sans surprise, la presse espagnole est contente Le plan de la BCE déclenche l'europhorie des bourses peut-on lire sur le site d'El Pais.

Mais el mundo ajoute : Merkel (hier en Espagne) demande à Rajoy de faire ses devoirs

Tonalité différente en Allemagne

La Banque centrale européenne récompense la mauvaise gestion titre le site internet du Suddeutsche zeitung

Dans les Echos, Jean Marc Vittori tente la synthèse : "Il faut deux jambes pour avancer. La BCE fait un grand pas en avant, les Etats doivent suivre, sinon l'Europe va tomber."

Il y a tout de même des sceptiques.

Sans surprise, l'Humanité est parmi eux. "La BCE monnaie chèrement son soutien", c'est le titre de Une.

"Le fragile numéro d'équilibriste engagé par Mario Draghi ne nous impressionne pas", écrit Jean-Emmanuel Ducoin.

"En laissant comprendre que le financement des dépenses publiques était possible et indispensable, un petit tabou vient de vaciller. Bien d'autres devront tomber pour sortir de l'Europe austéritaire".

De l'autre côté de l'échiquier politique, scepticisme également sur le site atlantico.fr

L'intervention de la banque centrale n'est qu'une mesure de défense contre l'éclatement de la zone euro et non un plan d'action pour une sortie de crise.

La presse étrangère encore à propos du drame de Haute Savoie

Alors que Le Parisien en France titre sur les mystères de la tuerie, la presse britannique explore diverses pistes avec le talent qu'on lui connait pour fouiller et parfois monter en épingles des bribes d'information. Saad al Hili, le chef de la famille tuée mercredi soir vivait dans la peur avant le meurtre. C'est un de ses voisins de son quartier de Claygate, banlieue ouest de Londres qui le dit. "A deux ou 3 reprises, il a parlé de quelque chose qui l'inquiétait" dit-il au Daily Mirror

Alors quoi : peut-être une querelle de famille selon le Telegraph. Hypothèse appuyée par le Parisien : un différent avec son frère après la mort de leur père.

Selon The Independant, la famille est partie en vacances tout d'un coup après un séjour à Bagdad. Jusqu'à quelques jours avant son départ pour la France il n'avait prévenu personne.

Rappelons que les enquêteurs pour l'instant ne suivent aucune piste en particulier.

Dans Le Figaro, reportage en Syrie.

Et pas pour montrer les bombes, les combats, l'avancée des rebelles. Au contraire. Une page signée Renaud Girard sous le titre "A Damas, le régime de Bachar al-Assad tient bon". C'est une capitale presque intégralement sous contrôle que décrit l'envoyé spécial du Figaro.

"De nuit, Damas est en état de siège, mais de jour, écrit Renaud Girad, Damas offre l'aspect de n’importe quelle ville arabe avec ses encombrements d'enfer, ses policiers en chemisette blanche débordés, ses hommes fumant le narguilé aux terrasses des cafés, ses femmes discutant le prix devant des étals débordant de fruits et légumes. Dans les ministères, on vous reçoit avec une politesse un peu sèche"

Dans la presse encore, informations contradictoires sur la taxe sur les très hauts revenus.

Oui, cette taxe à 75% c'est 3/4 pas clair.

Le Monde relève le lobbying fiscal des hauts revenus.

"La taxation sera moins douloureuse que prévu" pour les Echos, elle est "adoucie" pour le Figaro.

Elle ne s'appliquerait qu'au revenu du travail, pas du capital.

Limitée dans le temps, deux ans si l'on en croit les Echos.

Un célibataire très riche la payera bien au delà d'un million d'Euros. Mais pour un couple, la barre est à 2 millions.

Au final elle concernerait très peu de personnes : Les Echos citent le chiffre d'un millier de ménages.

Faut-il y voir une contradiction : à la Une du Financial Times, ce titre : "L'Elysée assure que Hollande tiendra sa promesse de taxe à 75% sur les riches".

Autre détail pas très clair : à en croire le Figaro, les sportifs ne seraient pas concernés. Pourtant cette semaine dans L'Equipe, la ministre des Sports Valérie Fourneyron semblait dire le contraire.

On attendra les précisions du Président dimanche dans le journal de 20 heures.

Dores et déjà, l'économiste Thomas Piketty, pourtant proche de la gauche est furieux. Interview sur le site Rue89 : "Ils ont tout faux, c'est l'assiette la plus percée qu'on puisse imaginer. Tout cela va donner du travail aux conseillers fiscaux mais ne pas rapporter grand chose à l'Etat. 10 ans d'opposition pour en arriver à un projet aussi mal ficelé.

La presse toujours assez dure avec le gouvernement, même Le Figaro s'étonne de ce "Hollande Bashing", dénigrement.

Nouvelle illustration dans Marianne à paraître demain, avec ce titre : "Jean-Marc Ayrault est-il l'accident industriel de Hollande ? "

Et pour finir : un éloge du travail à la française.

Oui à l'heure où on pointe souvent les problèmes de compétitivité de la France, témoignage d'un entraineur français qui a remporté 9 médailles aux Jeux Olympiques de Londres. Fabrice Pellerin, le coach des nageurs Niçois, Yannick Agnel et Camille Muffat notamment.

Dans L'Equipe ce matin, il explique certaines déclarations choc qui ont fait sa réputation. A propos de Yannick Agnel, deux médailles d'or à Londres il dit "Très franchement, je ne trouve aucune qualité à Yannick. Il a des traits de fragilité et de faiblesse terribles".

Ah Bon ?

"C'est une provocation et une stratégie, explique Pellerin. Des études ont été faites qui montrent que quand on construit sur le don, les qualités c'est fragile. Le jour où le sportif est en difficulté, il a l'impression de perdre la seule chose sur laquelle s'est construit son succès.

Moi je ne leur parle jamais de leur qualité mais toujours de la notion de travail. L'année olympique, je leur ai dit que oui, ils pouvaient tomber sur un adversaire à qui ils trouvaient plus de qualité qu'eux, mais qu'ils pourraient conserver l'idée que personne n'aurait plus travaillé qu'eux".

Dites à un sportif qu'il est nul, vous en ferez un champion. Suivant cette logique, les bleus du football qui en prennent plein la poire en ce moment vont gagner la coupe du monde dans deux ans.

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