C'est la révolution des filles. Elles n'ont parfois pas 15 ans et elles ne demandent pas la légalisation de l'avortement, elles l'exigent nous dit le journal Le Monde. Leur symbole, un foulard vert, leur référence, on pourrait même dire leur idole, a 18 ans et s'appelle Ofelia Fernandez.

C'est elle qui fin mai s'est exprimée devant les députés dans un discours  qui a beaucoup marqué les esprits.

Après être passé de justesse  à l'assemblée. C'est au sénat de se prononcer aujourd'hui sur le projet de loi.

"Nous ne nous battons pas que pour le droit à disposer de notre corps explique Ofelia fernandez, il s'agit aussi du droit au plaisir des femmes et à leur autonomie.

Ce mouvement féministe puissant (que l'on retrouve aussi au Chili) est porté par une jeunesse de gauche, souvent issue de l'élite argentine. Précision importante car comme le dit toujours dans le Monde le sociologue Mariano Desac, dans les écoles des quartiers plus pauvres de Buenos Aires, il n'y a pas de foulard vert. Cette loi sur la légalisation de l'avortement divise en effet fortement l'Argentine nous rappelle de son côté le journal La Croix.

Dans le camp des " pro-vie " pour qui l'avortement est une pratique criminelle, une foule impressionnante s'est mobilisée samedi dernier.

C'est l'ultra catholique Mariana Rodriguez Varela, fille d'Alberto Rodriguez Varela, ministre de la justice pendant la dictature militaire, qui en est la figure de proue.

L'église est particulièrement mobilisée. Le pape François originaire d'Argentine qui n'a pas l'habitude d'interférer dans les décisions politiques de son pays, a multiplié les déclarations pour dénoncer l'avortement allant même jusqu'à le comparer à des pratiques nazies.

Ce soir, pendant les débats au Sénat, les " pro-vie " assisteront à une messe dans la cathédrale de Buenos Aires alors que tout près de là seront rassemblés les partisans de l'IVG. Si le projet de loi était adopté, ce serait un coup de tonnerre pour toute la région.

L'avortement n'est autorisé qu'à Cuba, en Uruguay, à Guyana et dans la ville de Mexico.

Le combat d'un jardinier Californien contre Monsanto.

Son nom ?

Dewayne Johnson, et il fait la Une de Libération ce matin.

C'est une photo pleine page, l'homme, costume parfaitement ajusté regarde en l'air comme s'il implorait le ciel.

L'image a été prise pendant le procès qui l'oppose au géant des pesticides. Dewayne Johson 46 ans va bientôt mourir. Condamné par un cancer causé par l'utilisation de deux pesticides : le Roundup et le Ranger Pro. 

Entre 2012 et 2015, il a répandu ces produits dans les cours, les salles et les terrains de sport des écoles du district de Benicia, dans la baie de San Francisco. En 2014, on lui diagnostique un lymphome qui lui a meurtri la peau sur 90 % du corps nous raconte Libé.

«Je suis allé voir mon supérieur pour lui parler de mon cancer et il m’a dit "il faut généralement deux ans pour en choper un avec ces produits". C’était la première fois que j’entendais parler de ces risques.»

L'affaire ébranle Monsanto qui a réussi pour l'instant à éviter les condamnations définitives mais l'action des avocats de Dewyane Johson a permis de révéler des centaines de documents secrets très compromettants  de l’entreprise.

Libération en fait une synthèse que vous pouvez d'ailleurs consulter.

Pour ce premier procès qui pourrait faire jurisprudence, douze jurés devront donner une réponse unanime à  trois questions : 

le Roundup, le Ranger Pro et leur principe actif, le glyphosate, sont-ils cancérigènes ? 

Monsanto a-t-il essayé de cacher ces risques aux consommateurs ?

Combien doit-il débourser pour ces dommages au plaignant et à ses proches ?

Le préfet de police de Paris de plus en plus fragilisé dans l'affaire Benalla.

"Je n'ai jamais entendu parler de Benalla" 

C'était peu ou prou la défense  de Michel Delpuech depuis le début de l'affaire mais un article du Canard Enchaîné ce matin remet en cause ces déclarations.

En perquisitionnant le domicile de l'ex garde du corps du président, les policiers sont en effet tombés sur une chaleureuse bafouille de Monsieur le préfet adressé à Benalla en personne fin janvier.

Sur cette carte de visite récupérée par le Canard. On peut lire ce petit mot manuscrit.

" Cher ami, Merci pour cette magnifique photo souvenir de ces forces de l'ordre avec le couple présidentiel"

Amicalement 

Signé 

Michel Delpuech" 

La photo en question, c'est le préfet qui pose avec deux patrons de la police avec à leurs côtés donc Brigitte et Emmanuel Macron.

Le haut fonctionnaire  parle d'un "pur geste de courtoisie" après avoir évoqué au début de l'affaire le copinage malsain du même Benalla. Hier c'est Le Monde qui révélait que le jeune couple qui a été molesté par Alexandre Benalla n'a pas cherché à dissimuler son identité, comme l'avait pourtant affirmé  Michel Delpuech devant la commission d'enquête de l'Assemblée nationale.

Dans le Canard Enchainé toujours, des stars qui font des caprices. Et des programmateurs qui pètent les plombs.

C'est la saison des festivals et le journal en a profité pour recueillir les témoignages d'organisateurs de concerts au bord de la crise de nerf. 

La raison ? 

Les demandes parfois délirantes des musiciens et autres vedettes de la variété.

C'est le chanteur Christophe par exemple qui exige un piano à queue loué 1500 euros mais qu'il n'utilisera que pour une chanson. Il faut aussi des bouteilles de vin de grandes maison ou des whiskys hors de prix raconte Philippe Chanclu.

Dans le milieu, Aznavour a lui la réputation d'avoir rempli sa cave de cette façon avec des grands bordeaux.

Une régisseuse se rappelle aussi qu'un artiste ne voulait pas de frigo dans sa loge à cause des ondes, qu'il fallait tout nettoyer au vinaigre blanc et acheter des croquettes et de la litière pour son chat.

Sur la liste demandée par le chanteur britannique Tricky, on trouvait un godemiché.

"On lui en a fabriqué un en aluminium bien poli avec le nom dessus et la date du concert se souvient le programmateur  Christian Lacroix. Les musiciens étaient morts de rire."

Enfin Dhafer Youssef, l'un des plus grands joueurs au monde de Oud, une petite guitare arabe demande toujours une suite 5 étoiles afin dit-il de faire respirer son instrument.

Enfin, l'histoire d'un jour béni.

Celui de Mohrad Amdouni qui est devenu hier le premier champion d'Europe Français sur 10 000 m à Berlin

A 30 ans, le Corse fait la Une de l'équipe et plusieurs journaux, de Ouest France au Parisien, reviennent sur cet exploit en forme de revanche.

L'Equipe qui nous raconte ses galères comme cette blessure au talon d'Achille qui le tiendra éloigné plus de 2 ans des terrains d'entraînement. Ses blessures au bassin, au genou.

"Le problème dit-il c'est que dès l'âge de 12 ans, ça m'arrivait de courir pendant 3 heures, à l'époque c'est mon père qui m'entraînait, c'était des trucs un peu à l'ancienne, il ne comptait pas les km, c'était délirant".

Le papa qui connait bien le football mais moins l'athlétisme manifestement va finir par laisser son fils intégrer le club de Bastia en cadet pour des entraînements plus rationnels.

En 2016, il rate le podium des championnats d'Europe pour quelques centièmes. C'est le DTN de l'époque Ghani Yalouz qui le convainc de ne pas abandonner l'athlétisme. Bonne idée.

Mohrad Amdouni va également s'aligner sur le 5000 m où il retrouvera un autre Français Mahiedine Mekhissi.

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