La guerre est déclarée titre en une le quotidien la Provence, avec cette photo : un amas de gravats, la Bonne Mère en arrière-plan. « En quittant l'A55, Marseille vous accueille avec une montagne de déchets », écrit le quotidien.

Illustration des décharges sauvages et illégales (lieux de stockage intempestif des déchets) ci contre à l'entrée de la ville de Marseille côté autoroute du Littoral (A55) au niveau de l'usine Panzani
Illustration des décharges sauvages et illégales (lieux de stockage intempestif des déchets) ci contre à l'entrée de la ville de Marseille côté autoroute du Littoral (A55) au niveau de l'usine Panzani © Maxppp / VALLAURI Nicolas / PHOTOPQR/LA PROVENCE

Dans son édito, Frédéric Cheutin poursuit : "Le drame de Signes, qui a coûté la vie au maire de cette commune varoise, n'est que la dernière illustration d'un mal profond qui ronge notre pays (...) Combien d'affaires de dépositaires de l'autorité publique agressés ?"   Peur sur les maires, ose à sa une Le Parisien. Des maires, qui dans le cas des dépôts sauvages, peinent à faire appliquer la loi. Pour un professionnel, l'abandon de déchets est passible de deux ans de prison et 75.000 euros d'amende. Dans le Var, écrit Le Monde, les maires connaissent par cœur la problématique. Exemple à Castellet, voisine de Signes, au cœur du vignoble de Bandol, où plus d'un million de tonnes de déchets ont été déposés depuis 91.  Les dépôts sauvages ne cessent de pulluler, abonde Ouest France, qui cherche des solutions :  c'est tout le réseau de collecte des déchets du bâtiment qui doit être repensé, nous dit le quotidien. Aujourd'hui, gravats, béton, enrobés... les professionnels du bâtiment recyclent jusqu'à deux tiers de leurs déchets... ça sert pour la construction des routes, notamment. Mais là où ça pêche, c'est du côté des PME et TPE : trop peu de points de collecte (500 dans tout le pays) souvent trop éloignés,  et surtout, payants ! Pour l'association des collectivités locales Amorce, il est temps, je cite "qu'un système gratuit de plusieurs milliers de points de collecte de proximité, financés par une écocontribution sur les matériaux, soit mis en place." 

C'est une affaire incroyable qui a secoué cette année le tribunal de grande instance de Bobigny : une fuite de verdict dans une affaire d'assises

Libération, sous la plume de Julie Brafman, revient ce matin sur cette affaire hors du commun qui a secoué le tribunal et révèle comment la justice a fini par remonter la piste de 3 suspects, dont un juré. Février 2019 : 8 personnes sont jugées pour une affaire de séquestration et de torture sur fond de trafic de drogue. Mais avant même que le président n'annonce le verdict, dans un département, la Seine Saint-Denis, où les pressions sont légion, un bruit court : la sentence est déjà connue de toute la salle et particulièrement clémente :  4 personnes acquittées, deux dispenses de peine. Le mystère, écrit Libération, est ficelé comme une énigme à la Agatha Christie. Autour de la table au moment des délibérations, qui doivent rester secrètes : 3 magistrats professionnels, six jurés titulaires et 3 magistrats suppléants. Libération remonte le fil. Premier accroc au cours du procès : quand une personne du public prend en photo les jurés, ce qui est interdit. Mais se sont des écoutes, recueillies dans une autre procédure, qui mettent les enquêteurs sur la piste : deux hommes disent avoir reconnu dans le jury, je cite, "un mec du 13" (en référence à une rue connue par son trafic). Ils pensent qu'il va pouvoir influencer les jurés. Reste à savoir si c'est bien lui. Après des écoutes, une garde à vue, l'homme finira par avouer, et est placé sous contrôle judiciaire. Mais reste cette question, aujourd'hui, fondamentale : s'il est bien à l'origine de la fuite, a-t-il réussi à influencer le verdict, à faire basculer les jurés ? "La justice met les pieds dans quelque chose de mouvant, écrit Libération, les ressorts intimes qui permettent de se forger une opinion, l'influence des jurés les uns sur les autres. Bref, les affres d'une justice humaine." Dans cette affaire, analyse un magistrat de Bobigny, on flirte avec les limites du système, et c'est effrayant. 

Les limites, justement... jusqu'où ira le conflit qui oppose les Etats-Unis à la Chine ? 

"ça s'envenime" titre en une Le Télégramme. Certes, la bataille commerciale sévit depuis plusieurs mois, mais la dernière prise de bec entre les deux mastodontes de l’économie planétaire a sérieusement fait monter le niveau de tension. La dévaluation du Yuan dégainée par Pékin entraîne une tempête sur les marchés. Hier à New York, le Dow Jones clôturait hier en baisse de 3,15% et le Nasdaq de 3,8…  Alors d’accord, ce n’est pas encore le coup fatal, nous dit Libération, mais si l'escalade se poursuit, écrit Le Figaro, cela pourrait créer un effet domino et toucher d'autres dossiers, tant les économies de la Chine et des Etats-Unis sont imbriquées. De sanctions commerciales en représailles, producteurs et consommateurs finissent toujours par payer les pots cassés, poursuit le quotidien. L'Amérique de Trump pourrait rapidement le constater.

L'Amérique de Trump, justement, qui vient de donner une des pires images d'elle-même. Et je ne vous parle pas là des fusillades de Dayton et d'El Paso, au Texas, mais d'une photo, prise, non loin de là, toujours au Texas, à Galveston. A voir, page 2 de l'Humanité, c'est la photo du jour... photo de la honte, nous dit le Parisien. On y voit un homme noir, à pied, tenu par une corde, entre deux policiers à cheval. Comme un rappel des heures les plus sombres de l'Amérique esclavagiste, au lendemain de la mort de l’écrivaine Tony Morrison. La police a présenté ses excuses, écrit l'Humanité. L'image, elle, demeure...

En France, sur les réseaux sociaux, c'est l'image d'une bouteille plastique remplie de mégots qui fait le buzz !

Il s'agit d'un nouveau défi :  le challenge écolo #fillthebottle (remplis la bouteille). Il s'agit de ramasser des mégots dans une bouteille et de partager ensuite la photo sur les réseaux sociaux. Une goutte d'eau peut-être,mais chacun sait que c'est ce qui fait les grandes rivières :
50 mille publications en quelques jours. Portrait d'une des initiatrices de ce nouveau défi, dans les pages locales du Parisien.
Amel Tala, habite la Seine et Marne. Elle a 18 ans seulement, a participé pour la première fois à une marche climat en décembre. C'est son prof de SVT, en terminale, cette année, qui a changé sa vision des choses. Un rassemblement symbolique est prévu aujourd'hui sur le Champs de Mars, à Paris. Il s'agira de savoir combien de litres d'eau peuvent être économisés avec tous les mégots récoltés. En sachant qu'un seul d'entre eux peut polluer jusqu'à 500 litres. 

Les grandes rivières, et l'eau, toujours, à la une du New York Times ce matin. Un quart de l'humanité face à une crise imminente... 17 pays à sec, de l'Inde en passant par l'Iran et le Bostwana, selon des données recueillies par l'institut mondial des ressources naturelles.
 

Plus près de nous, en France, la Manche en vigilance sécheresse. Et c'est pour l'économiser l'eau, de l'eau potable que le maire du Mont Michel a décidé, après arrêté préfectoral, de couper l'alimentation... des pédiluves ! Terminés les lavages de pieds pour les marcheurs, après la balade. Une honte, disent les guides. C'est à lire dans Ouest France. Chaque année, la facture s'élevait à 30.000 euros pour la commune. Sécheresse ou pas, désormais les robinets resteront fermés, promet le maire.
 

Allez, on termine, avec toujours, une histoire d'eau. D'eau... et de bouteille, sur le site du Dauphiné Libéré.
Hier, vers 15 heures, dans les environ de Thonon-les-Bains,  un camion a provoqué de gros bouchons, en déversant volontairement toutes ses bouteilles dans un talus. Le conducteur s'est rendu compte que son chargement en eau d'Evian n'était pas sanglé, tout aurait pu finir sur la chaussée. Mais qu'on se rassure Pierre, pas de dépôt sauvage : une entreprise de recyclage est intervenue pour récupérer les bouteilles.

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