Samedi, alors qu'une voiture a foncé dans la foule dans la vieille ville de Münster, tuant deux personnes, les Allemands n'ont pas cédé aux rumeurs et aux faux scoops, c'est ce que nous raconte le Figaro.fr.

Les médias ont évité la surenchère, les responsables politiques ont su peser leurs mots. Le ministre de l'intérieur par exemple, a évoqué un «terrible incident».

Angela Merkel, la chancelière a laissé l'une de ses porte-paroles exprimer sa préoccupation devant «les terribles nouvelles» venant de Münster.

De la précaution et à raison : finalement, la piste de l'attentat islamiste est écarté. Le conducteur est un Allemand de 48 ans,  «psychologiquement déséquilibré» lit-on ce matin dans la presse allemande.

Et pourtant, si la majorité a fait preuve de retenue, de rigueur, certains se sont enflammés. Comme Beatrix Von Storch, cette responsable de l'AFD, le parti eurosceptique, a twitté «Nous réussirons» avec un petit  smiley en colère. «Nous réussirons », c'était le slogan fétiche d'Angela Merkel, pour défendre sa politique d'accueil des réfugiés. Un tweet et le début de l'amalgame…

Prise à son propre piège, la responsable politique a finalement fait son mea culpa «Tout est exagéré. Tout soupçon n'est que pure précipitation», a-t-elle déclaré, sans pour autant retirer son message.

Faire des réfugiés, des boucs émissaires, c'est aussi la spécialité de Viktor Orban. Le Premier ministre hongrois est bien parti pour enchaîner un troisième mandat ce dimanche, en cas de victoire aux élections législatives.

Et pour garder le pouvoir Orban a sa petite recette bien à lui, nous explique Libération. D'abord purger l'administration, en renvoyant des milliers de fonctionnaires, «remplacés par des employés sélectionnés pour leur loyauté» et puis surtout prendre le contrôle des médias avec un audiovisuel public qui balance à longueur de journée ses discours anti-immigration, anti-européen et tant pis si c'est à coup de fake news.

« Le service public est aujourd'hui, une propagande inimaginable au service du parti au pouvoir», constate Agnès Urban, professeur à l'université de Budapest.

L'Europe, inquiète, observe, mais on laisse faire. Viktor Orban lui, exulte. Il est loin le temps des défaites, quand il était dans l'opposition dans les années 2000 et quand nous dit Libé, à un groupe d'intellectuels conservateurs,  il avait confié ses mots : «J'aimerais gouverner pendant une ère entière.» Cette ère, on est en plein dedans. 

En France, nous sommes plutôt dans une ère de réforme et ça va continuer comme ça, selon Edouard Philippe.

Le Premier ministre accorde une grande interview au Parisien-Aujourd'hui en France, alors que la grève à la SNCF a repris samedi soir. Interview pleine de détermination - et en même temps - on sent une petite pointe d'agacement. «Il faut avancer et tout le monde doit savoir notre détermination à aller au bout», dit-il au sujet de la réforme de la SNCF. Quand on l'interroge sur le climat social actuel et ce petit air de mai 68 qui flotte, là, Edouard Philippe, relativise : «J’ai du mal à voir une convergence entre des militants d’extrême gauche qui viennent perturber les amphis et les soignants dans les hôpitaux. 

J’ai du mal à voir la convergence entre ceux opposés à la réforme ferroviaire et les salariés d’Air France qui demandent des salaires plus élevés. Ce ne sont pas les mêmes objectifs.»

Quant à son ressenti personnel, le Premier ministre, rassure : «aucune espèce d’angoisse. Je suis passionné par ce que je fais. Certains ont dit que Matignon est un enfer, c’est une pensée que je ne comprends pas. »

C'est un autre enfer, dans lequel vont s'élancer 175 coureurs cyclistes ce dimanche.

L'enfer du nord, celui du Paris-Roubaix, c’est la 116ème édition.

Dans le Journal du Dimanche, le Suisse Fabien Cancellara, ancien coureur professionnel, trois fois vainqueur de l'épreuve, résume ainsi la reine des classiques «Si tu n'es pas à 110%, s'il te manque une chose, la course te le fait payer. Et bien sûr tout dépend de tes sensations sur les pavés, tu les aimes ou tu les détestes», «Le Paris- Roubaix, c'est de l'amour et de la haine.»

Mais cette course, c'est aussi une occasion en or pour l'Oise où le départ sera donné, à Compiègne. Le département où les gites et les hôtels affichent complet, rappelle le Parisien dans son édition locale. Le Paris-Roubaix est l'épreuve la plus suivie à la télé en Europe, après le Tour de France, rappelle le directeur. «L'occasion de mettre en valeur un territoire, c'est ça aussi le pouvoir du vélo, le seul sport qui n'est pas enfermé dans un stade.»

Seul sport...  ou presque : Il ne faut pas oublier le marathon.

Surtout pas aujourd'hui, alors que des milliers de coureurs vont suer pendant 42 kilomètres sur le marathon de Paris. Mais s'il y a un pays ou le marathon est une religion, c'est le Japon. C’est un reportage à lire dans l'Équipe, le Magazine. «Dès l'aube, les parcs de Tokyo sont pris d'assaut par les runners», dans les boutiques tout autour, on peut louer des serviettes et se doucher. Entre 15 et 25 millions de Japonais, courent, sur 125 millions d’habitants. « Aujourd'hui, les Japonais ne se définissent plus en nombre d'années d'étude mais en nombre de kilomètres parcourus.» Pour Toshihiko Seko,  vainqueur de 11 marathons, il y a une explication: _«L_e marathon sied bien au japon, car il est très comparable aux racines agricoles du peuple japonais. Il fallait cultiver sa terre, sérieusement et minutieusement, petit à petit, jour après jour, à coup d'infimes progrès» Le marathon en serait un prolongement comme le fut avant, les arts martiaux, école de patience dans la maîtrise, peut-on lire dans l’Équipe. 

«Il s'agit de pouvoir endurer la douleur, pour dire j’y suis arrivé », explique Tad Hayano, directeur du marathon de Tokyo.

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