La colère des paysans qui bloquaient les routes hier en Occitanie et dans le Lot-et Garonne, et la colère de La Dépêche dans son éditorial

Il a neigé sur la capitale, et il convenait, ce mercredi, que toute la France le sache et partage cette douloureuse épreuve avec les Parisiens. La presse nationale, a fait ses gros titres sur ce mercredi blanc à Paris et qu'importe, en définitive, s’il était noir en Occitanie. Pas un article sur les centaines d agriculteurs en colère.Pas un mot d'explication sur les raisons qui ont conduit les paysans du sud-ouest à assiéger les villes de la région.

Et on touche ici  une fracture française, entre le Nord et le Sud, entre Paris et le Midi, entre les villes et les campagnes, choisissez... Et de fait, la fracture est palpable encore aujourd'hui... 

Le Parisien/Aujourd'hui en France titre sur la neige francilienne et ses embarras afférents, "Pouvait on éviter cela"... 

Mais Midi Libre, Sud Ouest, et donc surtout la Dépêche, parlent de cette crise paysanne qui a vu la technocratie européenne faire trembler des familles... La carte des zones défavorisées, où l'agriculture est plus difficile à pratiquer et est donc aidée, dont la révision demandée par l'Europe excluait des centaines de communes... 

D'où la peur et les barrages, que la Dépêche raconte...  Parlons donc de Jérome Gaubert, qui élève des brebis à Payra-sur-l'Hers, de 6 heures à une heure du matin, et fait  60 € de bénéfice par an, et travaille comme électricien pour manger. 

On lit aussi le calvaire des automobilistes toulousains qui vaut bien celui des enneigés de l'Ile de France... Qu'est-il devenu, ce jeune homme dont parle la Dépêche, qui avait rendez-vous chez Airbus à Marseille pour "l'entretien de sa vie"... a t-il eu son boulot? 

Hier les agriculteurs ont obtenu des espérances, et les barrages se sont levés, fin de crise ou sursis...  «Notre action a été spectaculaire et bon enfant. Mais si on nous trahit, ce sera saignant », je lis ceci dans sud Ouest...   

Je lis dans Midi Libre, autre sujet, même détresse, la révision de la carte scolaire dans l'Aude. Zéro création de poste, 19 fermetures de classes, à Lézignan, élémentaire Frédéric Mistral, élémentaire Marie Curie, maternelle Escoutou can plou(2 classes...  « Le rural, il prend cher », c'est le titre d'un article...

La religion à l'école, dans le Figaro

Et c'est passionnant et décalé, quand on sort des suppressions de classes, mais telle est la diversité et le Figaro frémit sur ces questions de mémoire ou d'identité. On planche au ministère de l'Education sur l'enseignement du fait religieux, c'est difficile. Et c'est difficile pour un jeune homme barbichu, Matthieu Faucher, instituteur dans le Berry, qu a été muté parce qu'il parlait de la bible en classe. Lui qui n'est ni croyant, ni pratiquant, ni marié et donc les enfants ne sont pas baptisés...  mais que l'inculture religieuse des bambins de Malicornay, dans le Berry, atterrait: "C'est qui le monsieur sur a croix dans la salle des fêtes"... Il a voulu le leur dire mais "rien ne prouve que Jésus a existé", lui a opposé une commission disciplinaire....

il est difficile de ne pas rêvasser au temps qui passe, quand Sciences et Vie passe la bible au crible de la science, et des petits berrichons demandent "qui est Jésus" à leur maitre.

La Croix cherche a dater le moment où le catholicisme a reflué en France et rend compte d'un livre d'historien, "Comment notre monde a cessé d'être chrétien", de Guillaume Cuchet au seuil... L'église a manqué de sens sociologique en se rénovant, dans le concile Vatican 2, vers 1965 et a déserté les rites et la pratique et le cadre solennel, la confession ou la prédication du salut, pour discours philosophique et élitiste... La coupure encore...

Dans le Figaro, un long entretien avec un sage récurrent du journal complète le dossier. Il s'appelle Rémi Brague, publie un livre, il dit ceci: 

On parle de «retour du religieux», mais il n'est jamais parti. Un club d'intellectuels occidentaux s'est imaginé que la religion avait disparu. À Saint-Germain-des-Près peut-être, mais ils n'ont pas vu le réveil de l'islam et de l'hindouisme, le boom évangélique, la fécondité des haredim en Israël.!

Il dit aussi cela, Brague, que "Les lois de l'Église ne sont pas autres que celles de la raison humaine"  et que "l'Évangile ne propose rien d'autre "que la morale rationnelle"... aucontraire d'un islam, rétif à la laïcité, et dont les sources sont violentes... 

Et on est ici, dans le figaro, dans un autre débat qui fracture la société,  et dans le combat d'un journal...

On parle enfin de piscines dans la presse

A propos du rapport de la cour des comptes qui incites le gouvernement aux économies, ce qui enchante des commentateurs dans le figaro, mais critique aussi la gestion des piscines publiques, pas rentables, La Provence en a honte pour Marseille, qui manque de bassins. Et l'humanité s'en indigne, dans une colère contre "le cynisme assumé ou la naiveté satisfaite d'experts formatés par des décennises de pensée libérale".... "on reproche aux piscines l'accueil des associations, des clubs des scolaires... Le problème des piscines , c'est qu'elles sont publiques..."

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