Pour Libération, l'affaire Benalla révèle un "demi-monde". Pour l'Obs,Jean-Luc Mélenchon est un "idiot utile du populisme". Le bruit nous vole notre vie, le Monde, l'Antarctique est rongée par l'eau et le réchauffement climatique, le Parisien, Des fantômes hantent de belles demeurent à Perpignan, l'Indépendant.

Et on parle de chantage ce matin...

Dont a été victime l'homme le plus riche du monde, Jeff Bezos, patron d'Amazon mais aussi propriétaire du Washington Post, ce grand journal que Donald Trump considère comme son ennemi, et justement, le maître-chanteur fait partie de la galaxie du président américain.

Le maître-chanteur s'appelle le National enquirer, journal à scandale dont le propriétaire Monsieur Pecker est un ami de Donald Trump, qui a facilité ses relations d'affaires avec l'Arabie saoudite. En janvier dernier, le National enquirer révélait la liaison de Bezos avec une femme mariée, Mme Sanchez, textos enflammés à l'appui, "Je veux te respirer, je t'aime"... Et Bezos, qui est en plein divorce, a voulu savoir comment et pourquoi le National enquirer se mêlait de sa vie privée, et il s'est demandé si par hasard, le National enquirer ne lui faisait pas payer à lui, propriétaire du Washington Post, les enquêtes du journal sur Trump et sur l'Arabie saoudite... Jamal Khashoggi, le journaliste saoudien assassiné, travaillait pour le post.

Et bien. Bezos a reçu une proposition du National enquirer, que je résume ainsi. Si vous arrêtez d'enquêter sur nous, si vous dites publiquement que nous ne faisons pas de politique, nous ne publierons pas les photos de vous que nous possédons, notamment une "dick pic", dick, c'est le sexe masculin. 

Alors Bezos, a raconté toute l'histoire, lui-même, dans un texte qu'il publie sur la plateforme medium, et depuis le vent monte, on en apprend des choses, d'autres journalistes dont Dylan Farrow ont été menacés par le Nationat enquirer...

Et le journalisme se dresse contre une brebis galeuse, grâce à un multimillionnaire, Bezos, qui écrit ceci également. "Le Post rend ma vie plus compliquée, mais quand j'aurai 90 ans, si j'ai la chance de vivre aussi vieux, il restera ma plus grande fierté."

Devons-nous les envier, ces américains, avec leurs milliardaires libres et leurs journaux qui le sont tout autant, mais que vaut alors dans cette belle image ce  dont parle l'humanité, le licenciement d'employés d'Amazon qui avait soutenus les gilets jaunes... 

Des affaires politiques aussi dans nos journaux... 

Qui savent donc aussi gêner les pouvoirs, et les Echos nous confirment que le gouvernement ne sait plus où il en est ; se divise sur les véhicules diesels récents, le ministère des finances veut leur décerner le certificat CRIT air de bonne qualité environnementale, l'environnement et les transports s'y opposent. 

Libération et le Figaro entretiennent l'affaire Benalla, et Libération résume d'un mot tellement français cet entrelacs de militaires bizarres et de consultants affairistes qui tournait autour du talentueux jeune homme, "le nouveau monde est devenu un demi-monde". Les titres sont faits pour tuer et celui de l'Obs paru hier est cruel pour Jean-Luc Mélenchon, "révolutionnaire imaginaire", décapé par le journal, pour les affaires qui le suivent comme pour son impasse idéologique, Mélenchon qui court après des gilets jaunes qui ne veulent pas de lui, serait  l'idiot utile du populisme, car le populisme de gauche n'est qu'une chimère jure l'historien Pascal Ory...

Est-ce une preuve? Marianne, publie un sondage de premier tour de la présidentielle. Emmanuel Macron ferait 30%, Marine Le Pen 27 %, Mélenchon serait à 12... Et cette course de petits chevaux est sans doute irréelle, mais elle dit une polarisation en cet hiver de crise... 

Mélenchon se fâchera-t-il contre les sondages comme il se fâche contre l'Obs qu'il traite de « poubelle macroniste » sur twitter? Les mots sont faits pour salir; ils ne disent pas la complexité des hommes ni des journaux, et s'il n'est pas mélenchonien, l'Obs est dans ses pages idées très à gauche, qui interroge l'essayiste radicale Naomi Klein: elle est parti à Porto Rico, dominion américain, frappé par un ouragan en 2017, et raconte comment les organisations populaires, pour reconstruire leur ile, s'opposent aux puissances capitalistes.

Et voici dont l'occasion de parler des peuples et plus seulement des grands...

Lisez dans la voix du Nord ce que l'ignorance de nos droits nous fait. Dans les Hauts-de-France plus de 20% des bénéficiaires n'ont PAS utilisé leur chèque énergie en 2018, ce chèque qui permet aux plus modestes de payer leurs factures... 

Dans le Monde, lisez ce que le bruit nous fait, qui rogne nos vies. En Ile de France, chaque année cent sept mille sept cent soixante-six années de vies en bonne santé sont perdues à cause du bruit, c'est le chiffre d'un rapport qui doit sortir demain sur "les impacts sanitaires du bruit des transports"... L'impact se pose là.  Après la pollution, le bruit est la seconde cause de morbidité en milieu urbain, il perturbe le sommeil, retarde les apprentissages, favorise les maladies cardiovasculaires. Plaignons les habitants de Compans en Seine-et-Marne  qui subissent l'aéroport Charles de Gaulle, la ligne K du Transilien et la Nationale 2 avec ses poids lourds... Bruxelles et le Conseil d'Etat demandent au pouvoir d'agir, voilà nos protecteurs... 

Et un effondrement dans le Parisien...

Qui ne nous glace pas, car la glace est rongée par la mer et le réchauffement climatique, la banquise qui risque de s'effondrer dans l'antarctique dont un des plus gros glaciers, le Thwaites, aussi grand que la Grande-Bretagne, est creusé d'un trou aussi grand que l'ile de Manhattan, et 14 milliards de tonnes de glaces auraient fondu en trois ans, et si le Thwaites tombait, et après lui calotte polaire qu'il soutient, ce serait une montée des eaux qui engloutirait New York et Miami..

Est-ce réversible? On voudrait pouvoir recoller la glace comme d’autres effacent leurs tatouages. C'est l'autre aspect du Parisien, plus distrayant, qui raconte dans on magazine les galères amusantes de ceux qui réalisent que finalement, "je ne t'ai plus dans la peau"...

Consolons nous cette de la beauté des chefs-d’œuvre antiques du musée d’Arles, ô César, qui vont être exposés à Genève et que je vois dans la Provence, consolons-nous de ma musique de Daniel Barenboïm dans le magazine des Echos…

Et s'il faut trembler cette fin de semaine, tremblons en souriant et pensons à c »s fantômes qui rodent à Perpignan et qui font sérieusement la une de l'Indépendant, car dans une belle demeure au 7 de la rue Foy, Thérésa de Béarn, jeune et jolie noble décapitée en 1661 pour l'assassinat de son amant viendrait demander réparations à force tambourinages, et il a fallu le curé d'Argeles pour retrouver la paix... 

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