Les Jours racontent le djihadisme qu'épousent des "petits blancs" chargés de tant de folies. Le Monde raconte le "paradis fiscal luxembourgeois" dans une enquête en profondeur sur la liste à la Prévert des sociétés off shore. Le Figaro raconte les myopies enfantines, irréversibles, provoquées par le confinement.

On parle de deux boxeurs...  

Qui illustrent deux clichés vrais d'un sport incomparable, le combattant maudit et le brave gars, un hasard du calendrier mortuaire les fait voisiner ce matin... Dans l'Equipe voilà donc Leon Spinks qui pour son  malheur en mars 1978,  battit Mohamed Ali et lui prit son titre de champion des lourds, c'était à Las Vegas, la ville où il est mort vendredi d'un cancer et d'une vie dissolue. Las Vegas où il se promenait en déambulateur et monnayait son passé en dinant avec des chasseurs d'autographes. Spinks n'avait pas les épaules pour une gloire dont il devint le jouet, il perdit son titre dans une revanche pour laquelle il s'était à peine entrainé, il se drogua il s'était fait poser un bridge en or pour remplacer quatre dents perdues jeune et se fit voler le dentier par une prostituée...  

Comme en miroir d'une tragédie américaine, vous lirez l'Est Républicain, qui mieux que l'Equipe aujourd'hui garde notre mémoire, et parle de Jean Josselin qui est parti hier, octogénaire pleuré è Besançon. Josselin, qui fut presque champion du monde des welters battu aux points par un américain en 1966 à Dallas et à son retour, 5000 personnes l'avaient attendu à la gare Viote et ç'avait été un cortège rue Battant de klaxons et de belles décapotables, pour un courageux devenu boxeur à 14 ans pour ne plus être un petits gros, il avait  durci son mètre soixante, on le comparait à Marcel Cerdan, il était aussi ouvrier des usines d'outils de précision bisontines, et après sa carrière patron d'un bar devenu pèlerinage pour les apprentis pugilistes. L'oubli l'avait pris avec la vieillesse, il y a quatre ans, le même Est Républicain le rencontrait, les doigts crochus de trop de coups donnés, ayant du mal à saisir sa tasse de café, il vivait dans un petit logement à 65 euros le loyer, 600 euros de retraite, on avait pétitionné pour Jeannot, et maintenant on le pleure, et ce matin à lire site et le journal et voir de  vieilles photos, Jeannot et Dutronc, Jeannot et de Funès, le nez épaté du boxeur, les képis de la police qui l'escortait dans son triomphe, on se souvient de la France...  

On nous parle ailleurs de la France dite profonde, lézardée improbable. Les Jours sur internet poursuivent leur série, l'Hydre, qui fait écho à notre entretien avec Gilles Kepel, sur les nouveaux visages du terrorisme islamiste. On lit des histoires de "Jihad des champs", de conversions à l'islam puis au terrorisme de "petits blancs" de villages perdus ou de la France périphérique, qui expulsent des malheurs et des folies pures. Frédéric Renet, 68 ans, a été condamné en janvier dernier à Paris, avant le Jihad il avait été avait été marin pécheur, berger, soldat de légion étrangère, homosexuel honteux et alcoolique et sa conversion avait d'abord été une bonne nouvelle pour sa famille inquiète, il concevait des projets sanglants ou baroques, il avait imaginé investir un village de montagne, Castellar, pour forcer ses mille habitants à se convertir à l'Islam..   

On parle aussi d'argent ce matin...   

Et du Luxembourg, dans une enquête du Monde -associé à des media internationaux- baptisée Open Lux et titrée ainsi, "Radiographie d’un paradis fiscal", le monde insiste sur ce mot. L'enquête,  prenez le temps de la lire, ils ont mis un an à la boucler, a passé au crible 55000 sociétés offshore, appartenant à donc à des non-luxembourgeois, représentant 6500 milliards d'euros, c'est un inventaire à la Prévert d'actifs, de vignobles, de châteaux d'argent blanchi, on y trouve des grands noms, des milliardaires mondiaux et des sociétés liées à la mafia, à la 'ndranghetas, à la pègre russe et un trésor caché de la Lega, le parti d'extrême droite italien...  C'est en exploitant des fichiers officiels que le monde et ses partenaires ont commencé leur enquête, car le Luxembourg a fait acte de transparence, règlementation européenne, mais cette transparence masque des opacités, il n'y a que 59 fonctionnaires au registre du commerce du Luxembourg, alors on se cache souvent, parmi les surprises le Monde a débusqué son co-propriétaire Xavier Niel, qui détient via le Luxembourg  des participations dans des opérateurs téléphoniques étrangers... Son nom a été masqué des registres pour des raisons de sécurité.   

Il est des investissements plus proches. Dans Sud-Ouest je découvre un garagiste de Pau qui répare et réassemble les DS, voitures de légende et objet de collection, et qui nous conseille de garder nos vieilles Twingo, ce sera le hit des collectionneurs en 2030...  

Dans le Parisien se confesse un jeune comédien qui présentait bien et qui jouait le rôle d'un acheteur assez chic pour que la maison Hermès consente à lui vendre un sac mythique Birkin et Kelly, car Hermès ne vend pas ses sacs au premier venu... Les sacs achetés par l'acteur étaient ensuite revendus à l'étranger, à des gens riches qui sans doute présentaient moins bien. Il me semble avoir lu le nom Hermès dans l'article du monde sur le Luxembourg.   

On parle enfin d'enfants...  

Que la Covid angoisse et un article du site du Monde raconte des cauchemars... Que la Covid abime, et un article du Figaro explique comment, c'est une étude chinoise, le confinement a abimé les yeux des mômes privés de la lumière du jour, la proportion de myopes à 6 ans a triplé dans la ville de Feicheng, au sud de Pékin... Des chercheurs français confirment et expliquent. Sans lumière naturelle, le globe oculaire des yeux des enfants s'allonge vers l'arrière. Et cette évolution, qui provoque la myopie, est irréversible, et annonce d'autres malheurs possibles.   

Vous lirez dans l'Union et l'Ardennais une histoire d'atrocité et de courage, d'une petite fille nommé Aminata excisée de force quand elle avait dix ans dans un village au Burkina Faso, adulte elle s'est réfugiée en France avec sa fille pour que celle ci échappe à son sort, on l'a prise en charge, elle vit à Charleville, nous sommes aussi ce pays...  

Vous lirez dans la Tribune/le Progrès que dans la Loire, Théo 5 ans, a sauvé la vie de sa petite sœur Alycia qui faisait une crise d'épilepsie, il lui a retiré le gâteau au chocolat qui dépassait de sa bouche et l'étouffait, en récompense il va visiter la caserne des pompiers.

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