C'est un des films très attendus de ce début d'année, au cinéma ce mercredi : "Yves Saint-Laurent". Extrait de la bande annonce : dialogue entre le couturier et Pierre Bergé

"Yves Saint-Laurent" au cinéma ou l'exception culturelle dans toutes ses dimensions. Le couturier français qui a révolutionné la mode incarné par un acteur de la comédie française, Pierre Niney.

Les critiques sont entre deux eaux ce matin : "Quelques effluves de Saint Laurent", titre Le Monde . Pour Franck Nouchi, Pierre Niney est époustouflant, mais le film est décevant, pas assez d'audace.

Confirmation dans Le Parisien , la jeune vedette de la troupe de Molière est taillée pour le rôle, mais il y a un faux pli au scénario.

Des stars, des producteurs, des symboles... Télérama publie aujourd'hui son classement des 50 qui font le cinéma français. En tête, la directrice générale de Gaumont, Sidonie Dumas, suivie d'Omar Sy et de Bérénice Bejo.

Dans la liste des 50, relève l'hebdomadaire, il n'y a que cinq "purs cinéastes". Le milieu s'est complexifié, financiarisé. Il y a beaucoup d'anciens d'HEC dans la production cinéma aujourd'hui.

Et 2013 fut une année morose, titre Le Monde . Depuis 2009, la barre des 200 millions d'entrées en salles était franchie chaque année. Ce ne fut pas le cas l'année dernière. Et la part de marché des films français est d'un tiers, plus mauvais score depuis dix ans.

Cinéma en déficit récurrent, déstabilisé par le développement du numérique dans toutes ses dimensions. Alors, malgré la palme d'or à Cannes, et la situation bien plus brillante en France qu'ailleurs en Europe, si aucune mesure n'est prise, l'avenir du cinéma français est tout simplement "hypothétique". Le terme est dans un rapport à la Une des Echos ce matin.

C'est "Le rapport choc qui fait trembler le cinéma français", titre le journal.

Il est remis aujourd'hui au gouvernement par René Bonnel, ancien de Gaumont et de Canal +.

3 propositions marquantes :

  • modérer les cachets des vedettes. Les à-valoir qu'ils touchent sur les résultats des films doivent être encadrés voire supprimés.

  • que les films ne sortent plus obligatoirement en salle avant la vidéo. 615 films, toutes nationalités confondues, ont été proposés au public l'année dernière. C'est 100 de plus qu'il y a dix ans. Certains trouveraient plus facilement leur public sur petit écran.

  • 3ème proposition : assouplir la chronologie des médias. De l'exclusivité en salles à la télévision en passant pas la vidéo.

Le débat est ouvert... Exception culturelle fragile au cinéma mais pas seulement. Menacée par une Amérique plus puissante économiquement ou plus inventive.

A la une du Parisien-Aujourd’hui en France , la proposition de loi qui veut protéger les libraires contre Amazon et ses ventes de livres au rabais.

Et puis dans Le Monde , article sur la passion des Français pour les séries télé américaines. Nous en sommes plus gourmands que nos voisins européens et les chaines de télévision en proposent davantage que des séries françaises.

Très chère culture, dans tous les sens du terme, mais ô combien importante, y compris économiquement, l'éditorial du Monde le rappelle. Son poids dans la richesse nationale est d'un peu plus de 3% du PIB. C'est 7 fois plus que l’industrie automobile.

Une Libé 08.01.2014
Une Libé 08.01.2014 © Radio France

Direction la Syrie, dans Libération

Depuis vendredi, la guerre oppose aussi les rebelles entre eux. Une partie de la rébellion face aux djihadistes d'Al Qaida : ils ont de plus en plus de pouvoir dans les rangs de la rébellion, et commettent de plus en plus d'exactions aussi. Alors à Alep, Idlib, Raqqa, les armes se sont retournées contre eux. Récit d'Hala Kodmani dans Libération

Parole à un activiste, surnommé Azzouz : "C'était extraordinaire de voir la panique des hommes qui terrorisent depuis des mois toute la région. Ils fuyaient comme des lapins. Mais ils ont repris leur férocité. Ils se vengent sur les détenus."

C'est vers leur place forte de Raqqa que les djihadistes se sont repliés pour livrer bataille. "Impossible de compter le nombre de morts et de blessés, dit un secouriste, il y en a partout."

Une habitante terrée chez elle décrit les rues de la ville au téléphone : "Il n'y a plus que des combattants dehors, des snipers tirent sur tout ce qui bouge. J'ai pu juste descendre chez l'épicier en bas de l'immeuble pour acheter ce qui lui reste de légumes"

Quoi d'autre dans la presse ?

Le virage social-libéral de François Hollande suscite toujours beaucoup de commentaires : « Le tournant de Hollande divise la gauche », titre Le Figaro . Mais dans le même temps « L’UMP est embarrassée par le virage de M. Hollande », ajoute Le Monde . Le président souhaite qu'un certain nombre de réformes soient prises par ordonnance pour aller plus vite et éviter de longs débats au parlement. « Courage, fuyons… le débat », titre L'Humanité .

Ce n'est plus François Hollande, c'est « François Blair », pour Christophe Barbier dans L'Express . S'il passe des paroles aux actes « François Hollande aura tout le monde contre lui, ce qui est un trait commun aux grands réformateurs et aux présidents impuissants. »

Un quota qui est enfin à peu près atteint, à la Une de Libération : « Droit de cité pour les HLM ». Le quota de 20% de logements sociaux, instauré en 2000 est atteint dans de nombreuses villes, selon le journal. Paris vient d'y parvenir.

Les yeux humides de Bertrand Delanoé pour ses derniers vœux au conseil de Paris. Photo dans l'édition de la capitale du Parisien . Libération le décrit pendant son discours, « l'œil plissé, les lèvres minces comme un fil et le menton qui tremble. »

C'est un spécialiste bienveillant des têtes couronnées mais pour Stéphane Bern dans les colonnes du Parisien , Juan Carlos, le roi d'Espagne doit abdiquer. La monarchie espagnole est affaiblie par une série de scandales depuis deux ans. Dernier en date, l'inculpation de la fille du Roi, l'infante Cristina dans une affaire de fraude fiscale. "Juan Carlos (76 ans) n'a plus le crédit nécessaire pour incarner l'institution, dit Stéphane Bern. Sa fin de règne est épouvantable et humiliante (...) Il doit passer la main sans plus tarder à son fils Felipe."

Moins de la moitié des Espagnols approuve encore la monarchie souligne L'Opinion . Veulent-ils la remplacer par la république ? Difficile de le savoir, la question reste taboue en Espagne, relève le quotidien. Les instituts de sondage ne la posent jamais directement.

Ce soir à Barcelone, ville républicaine, on dispute les 8èmes de finale de la coupe du Roi. Mais c'est vers un petit prince en short que les regards seront tournés. Blessé depuis deux mois, Lionel, Messi fait sa rentrée. "Enfin l'idole revient" titre L'Equipe !

Mais dans le quotidien sportif, un autre match attire l'attention

Quand une star du basket américain fait un cadeau d'anniversaire au nord-coréen Kim Jong-Un. Pour les 31 ans du dictateur, Dennis Rodman sera aujourd'hui la vedette d'un match exhibition à Pyongyang. Il en est à son quatrième visa pour la Corée du Nord. A propos de Kim Jong-Un, fan de basket, Rodman dit, « C'est mon ami, je l'aime. »

Denis Rodman, ex enfant terrible du sport américain : on ne compte plus ses tatouages, ses piercings et les descentes de police chez lui.

52 ans, aujourd'hui, rangé des voitures il a fini par lasser les médias américains. Ne pas donner à son match ce soir, une quelconque dimension politique, du style diplomatie du ping pong en Chine dans les années 70. L'hebdomadaire Sports Illustrated résume d'une formule : « Si vous envoyez un clown sur la scène internationale, vous obtenez un show de clown. »

A demain !

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