Dans un supermarché où l'on baisse la lumière et on coupe le son pour les enfants autistes, la paix revient à tous, le Courrier Picard. Pour Catherine Dolto, l'inceste père-fille était de l'amour consenti (et autres incongruités relevées par le Canard enchaîné). Napoléon auait été breton, suggère le magazine Bretons !

On parle de silence ce matin...

Et on parle de pénombre et on parle de la paix qui du lundi au jeudi entre 13.30 et 15.30 s'installe dans un supermarché hyper U d'Abbeville dans la somme, afin que les autistes et les familles d'enfants autistes puissent faire leur course simplement, je le lis dans le Courrier picard... Les autistes souvent ont des sens décuplés par rapport au commun des mortels et le bruit et la lumière peuvent être vécus comme des agressions... Alors, on coupe la radio on tamise les lumières, et soudain tout change, on entend la ventilation, les moteurs des frigos. Les clients parlent moins fort, les employés sont moins stressés l'agressivité baisse... Les parents d'autistes peuvent enseigner à leurs enfants cet univers du supermarché, Mais tout le monde profite de ce qui pur l'instant est une expérience... A la lumière baissée, les poissons brillent moins et la viande n'a pas la même couleur... Allons-nous consommer loin des artifices.

Et cette histoire de vérité et de silence nous vient le jour où un homme retrouve la lumière et le bruit... Carlos Ghosn sera en conférence de presse à Beyrouth où il fera éclater la vérité dit au Parisien son épouse Carole... Mais cet homme me dit l'Obs, sur son site internet, est désormais l'alter ego de grands bandits grands évadés de l'histoire. Non plus un patron, mais un aventurier, et l'Obs ajoute à son mystère ; Ghosn qui aimait raconter sa vie en avait caché une blessure essentielle.  

En 1962, le père de Carlos, Jorge Ghosn, qui était agent de change fut condamné à mort au Liban pour l'assassinat deux ans plus tôt d'un prêtre, avec lequel il organisait un trafic de diamant depuis l’Afrique et qui lui avait manqué. Jorge Ghosn et un homme de main voulurent intimider le père Boulos Massaad, qui finit avec une balle dans le dos et une dans la tête. Jorge Ghosn ne fut pas exécuté, il fit de la prison et se volatilisa dans les années 70, à la faveur de la guerre civile libanaise... 

Et cette histoire assure l'Obs, dans un portrait foisonnant, expliquerait le besoin absolu de reconnaissance de Carlos qui scout était surnommé, faon fanfaron, et qui devenu grand ne se contenta jamais d'une part modeste des choses, mais voulut Versailles et tout ce que l'on sait... On regarde Ghosn jeune directeur d'usine Michelin à moins de trente ans, au puy en Velay, une grosse moustache, l'air de rien mais l’air de celui qui veut tout...  Il tient une coupe de champagne la une de libé... Pleura-t-il autrefois... 

Dans le Monde je découvre Darren Walker qui a fait son chemin, un homme noir homosexuel venu du Sud profond des Etats-Unis, pour devenir le responsable de la Fondation Ford, qui est le bras généreux du constructeur automobile. C'est le 3e volet d'une série sur la philanthropie en Amérique, qui est une culture et le substitut aux politiques sociales, depuis que l'archi milliardaire Carnegie théorisa dans un livre, « l'Evangile de la richesse », qu'il fallait redistribuer sa fortune pour réduire les inégalités. Walker, lui veut amener les philanthropes aux racines des inégalités, et amène Ford à intervenir dans les écoles, dans les prisons. Il est hanté par l'image de son cousin, extrait de sa cellule pour l'enterrement de sa mère au bras d'un policier blanc... 

On parle de truffes ce matin...

Qui sont du luxe mais aussi un combat, je lis dans Midi Libre que les trufficulteurs français entrent guerre contre les produits d'épiceries qui imitent l'arôme du précieux champignon, les huiles, sel, moutarde chips, beurre, et fromages à la truffe ne seraient que de la chimie infecte,  la vraie truffe compte plus de 50 composés aromatiques, ces produits n’en contiennent que trois ou quatre! Dans Sud-Ouest je vois le bonheur d'un homme directeur d'un lycée agricole qui à Nérac lot et Garonne, qui sniffe une truffe, une vraie, la fête est revenue.

Après cette vérité, que faire du poison, ancien que je lis dans le canard enchainé. L'hebdomadaire a retrouvé une interview tragique que donna il y a quarante ans la psychanalyste Françoise Dolto, papesse des enfances au journal féministe de Gisèle Halimi autre grande conscience, Choisir la cause des femmes. Dolto expliquait que les femmes battues, les enfants battus ou victimes d'incestes, étaient responsables, c'était leur choix. "Si un enfant nous dit je suis battu, il fait lui dire né le    cherche tu pas, ne veux-tu pas faire des histoires avec tes parents"?  Quant à l'inceste, père fille, il n'y a pas de viol, elles sont  consentantes... Une fille qui a coïté avec son père « a compris que son père l'aimait et se consolait avec elle, parce que sa femme ne voulait pas faire l'amour avec lui..."

C'est arrivé chez nous.

Je lis dans Bretons Magazines que Napoléon était peut-être Breton. Non pas le fils de Charles Bonaparte mais celui de Louis Charles René de Marbeuf gentilhomme breton gouverneur de la corse,  qui fut intime et l'amant de Letizia, maman de Napoléon, il était quinquagénaire et elle adolescente... Vertige. Lisez.

Et on parle d'influenceurs pour finir.

Cette engeance contemporaine de célébrités du web mais qui peuvent faire le bien, ils sont me dit l'excellent journal des arts, de précieux auxiliaires des musées pour attirer le chaland... Ils vous envoient aussi des vidéos personnalisées pour un anniversaire ou une naissance, me disent les Echos; au Etats-Unis la start-up Caméo met en relation les stars et le commun, un coucou signé Caytlin Jenner de chez les Kardashian coute 2500 dollars, le « hi » du rappeur Snoop dogg 750 dollars, les vedettes et les sportifs peuvent employer leurs temps morts, dans le bus qui les amène au stade, à concocter une petite vidéo qui arrondit les fins de mois et fait toujours plaisir.

En France, une femme qui n'a plus de cheveux et qui n'es pas célèbre a aussi posté une vidéo en ligne sur son compte Facebook, elle est dans le journal de Saône-et-Loire. Marie hier au CHU de Besançon s'est filmée au moment où on lui transfusait la moelle osseuse qui peut la sauver, elle voulait dire DANKE à la donneuse allemande venue vers elle par les réseaux sociaux. 

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