"On les a laissés mourir !" La Une de L'Espresso en kiosque ce matin à Rome montre les photos de réfugiés syriens disparus en mer le 11 octobre. C'était le troisième naufrage en ce début de mois d'octobre. 268 morts. L'histoire est évidemment tragique pour ces réfugiés, c'est aussi une accusation pour adressée à l'Italie et même à l'Europe. Les réfugiés, à trois reprises avant le naufrage ont appelé l'Italie. Ce qui veut dire qu'ils auraient pu être sauvés. Un numéro d'urgence récupéré avant de partir. Premier coup de fil, une dame prend leurs coordonnées GPS. Et puis : rien, pas de navire, pas d'hélico, pas de sauveteurs. Deuxième coup de fil : "Ok, ok, ok". Troisième coup de fil : c'est un homme qui prend le téléphone. "Il faut que vous appeliez Malte, vous êtes dans la zone qui dépend de Malte". Le premier appel a été passé à 11 heures. Les sauveteurs sont arrivés à 17h30. Le navire avait chaviré 20 minutes avant. Les trous dans la coque du bateau, provoqués par les tirs de Kalachnikov des gardes libyens au départ, l'ont fait couler. L'homme qui raconte cette histoire à Fabrizio Gatti de L'Espresso est médecin, chef de service dans un hôpital syrien. Il est sûr de son numéro, sur des coordonnées GPS. Sûr que le message est bien passé depuis le téléphone satellitaire du capitaine du bateau. "Cette histoire ne doit pas être rangée aux archives" écrit Fabrizio Gatti. Changement radical de ton : le buzz de cette fin de semaine dans la presse italienne. C'est le propre de la presse d'alterner les larmes et les sarcasmes. Voici l'affaire : l'Italie est le seul pays au monde dont le Premier Ministre a des couilles en acier. Ca aussi, c'est une histoire européenne, les délice de la traduction. Il Corriere della sera raconte, sur son site Internet. En déplacement en Irlande, le Premier Ministre Enrico Letta accorde une interview à l'Irish Times. Flatteur, le journal irlandais l'interroge sur le thème : "vous êtes celui qui a fait tomber Berlusconi, qu'en a-t-on dit dans les chancelleries européennes ?"Réponse : "Ils ont pensé que j'avais sorti les attributs". Traduction de l'Irish Times, les "attributs", déjà osés deviennent des "couilles en acier". "Palle d'acciaio", en italien ce matin dans la presse. Bonheur pour les chroniqueurs, notamment dans Il Giornale, proche de Berlusconi. "Vous connaissiez la dame de fer ? Voici l'homme aux couilles d'acier." Appelons en au pape François pour calmer les esprits : dans La Stampa, le rendez-vous entre Poutine et le pape, ce sera le 25 novembre, au Vatican. Il sera question de la Syrie - les deux hommes, chacun a sa manière, ont plaidé contre la guerre - et bien sûr des relations entre orthodoxes et catholiques.Et puis un autre grand titre, qui fait également la Une en France. La banque centrale européenne baisse les taux d'intérêt d'un quart de point. "Draghi pousse la croissance" titre La Repubblica. "Jamais l'argent n'a été aussi peu cher" titre Le corriere della sera. Dessin à la Une. Un clochard au guichet de la banque : "Je voudrais de l'argent, on m'a dit que ca ne coutait presque rien maintenant".

En France, climat toujours tendu Libération après d'autres consacre son dossier d'ouverture à la multiplication des plans sociaux : L'Alerte. Air salé et saumâtre, la colère bretonne alimente toujours la chronique. Cette colère bretonne qui suscite de plus en plus de circonspection. Sous les révoltes fiscales, la menace populiste, titre Laurent Mauduit sur Mediapart. Et en plus on apprend que les bonnets rouges vendus samedi dernier à la manifestation de Quimper n'avaient rien de Breton, ni même de Français. Un responsable d'Armor Lux reconnait qu'ils étaient importés d'Ecosse, pas même produit par la marque elle-même. C'est l'étiquette qui ne ressemblait pas à celle habituelle d'Armor Lux qui a mis la puce à l'oreille aux journalistes du site Internet de l'Humanité qui ont publié cette informationLa Bretagne va-t-elle donner des idées à d'autres... La presse régionale entretient alimente le feuilleton de la tâche d'huile. Des aides à la Bretagne, et nous ? demande l'Ardennais. A la Une de Centre presse : "Chez les commerçants aussi ça va péter"Quelle est la vérité bretonne ? Réponse à la Une du Télégramme ce matin mais c'est un tout autre sujet. Est-ce qu'on boit plus qu'ailleurs en Bretagne ? Oui et non. Non parce que la consommation quotidienne moyenne d'alcool n'y est pas plus élevé qu'ailleurs. Oui parce que la fréquence des ivresses est plus importante qu'ailleurs. C'est une étude de l'institut national de prévention pour la santé sur les addictions en France. Résumé dans Le Figaro : on fume dans le Sud, on boit dans l'Ouest.Dans la série "Les régions qui ont besoin d'aide", Marseille. Jean-Marc Ayrault y est aujourd'hui. Hier soir, raconte encore la Provence, le Premier Ministre a diné avec la grande famille socialiste de Marseille. "Je suis venu pour un repas convivial". Mais oui bien sûr. Salade de cabillaud, fricasée de pintade, crème brulée et Samia Ghali en retard. Le grand amour, c'est pour mon mari dit la sénatrice battue aux primaires. Avec Jean Marc c'est la grande discussion. Quoi d'autre dans les journaux ? La mairie de Reims inaugure une place François Mitterrand devant la gare mais avec une faute d'orthographe... Un seul R à Mitterrand... Pour une mairie socialiste, ça fait mauvais genre. A la Une de l'Union ce matin : "Une coquille à Mitterrand, Reims est à côté de la plaque "... La plaque en question a été retirée fissa...

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