Avec des mots qui racontent la désolation…

C’est le titre du Parisien… mais aussi … c’est une fonction de la presse… des mots qui apprivoisent un événement hors norme… qui le ramènent à notre compréhension ou à nos débats…

C’est la question de Nice Matin (qui appelle aussi aux dons pour les iles victimes) .

Est-ce qu’un cyclone peut arriver en Méditerranée…

Réponse oui. Théoriquement.

« C’est le "medicane"? Ce mot-valise, contractant "Méditerranée" et "hurricane" (tempête, en anglais), désigne "une dépression formée lorsque l'air froid polaire rencontre l'air chaud méditerranéen" Le dernier en novembre 2011

Nice matin cite le climatologue jean jouzel qui rassure mais déplace l’inquiétude. Ce sont plutôt les phénomènes d’inondation que doivent redouter nos compatriotes du sud…

Le même Jouzel est dans le Figaro.

Pour une interview curieuse… Qui commence prudemment, il n’a pas assez de recul pour faire le lien avec le réchauffement climatique.

Mais après il le fait celien

« les trois dernières décennies sont les plus chaudes jamais enregistrées. On sait que la température de l'eau joue un rôle prépondérant. au niveau du Cap-Vert, Il faut que les eaux de surface de l'Atlantique soient à une température d'au moins 26 °C pour que les cyclones puissent prendre forme. Actuellement, l'eau dans ces régions est environ à 30 °C. Or chaque degré supplémentaire augmente l’énergie du cyclone… »

Jouzel par aussi de la fragilité des pays pauvres face au phénomène.

C’est une lecture politique qu’on trouve dans l’humanité.

Qui lie le drame à l’inégalité entre le sud et le nord « qu’il s’agisse d’ouragan ou de séismes le nombre de victime est directement lié au développement. »

L’humanité qui cite ce mot d’un haitien. « Je ne savais pas qu’un cyclone arrivait, on ne ne reçoit pas l’électricité ici »

Et élargit

« En moins d’un mois, l’Inde ne s’est toujours pas relevée d’une mousson meurtrière et la Sierra Leone n’en finit plus d’enterrer ses morts. Selon les estimations de l’ONU, 250 millions de personnes seront, d’ici à 2050, forcées de s’exiler à cause des bouleversements du climat. » La colère de dieu est l’effet de hommes…

On débat de contraception et de la pilule dans les journaux.

Et ce ne sont plus les tourments du monde mais ce que l’on fait aux individus … La pilule est mise en cause dans un livre que cite Le point… de sabrina debusquat, j’arrête la pilule… Un livre qui s’inscrit dans le nouveau féminisme… en rupture avec les anciennes luttes des femmes. La pilule ne serait plus un instrument de libération mais un perturbateur endoctrinien… un corps étranger qui met en risque

Le débat est mené dans le UN cet hebdomadaire souvent essentiel… il remonte à 2006 quand une étudiante Marion Larat, 18 ans… s’effondre victime d’un accident vasculaire… cérébral… elle avait une anomalie génétique, son sang coagulait trop… et n’aurait jamais du prendre la pilule dite de 3e génération qui lui avait été prescrite…

C’est à ce moment qu’est né le désamour pour la pilule. Affaire de générations… et regrets de aude lancelin dans le UN qui fustige un reve de conservateur en pantoufle..

C’est une régression irrationnelle dénonce dans le point le gynécologue Israel Nisand… Dans les collèges, les jeunes filles ne nous font plus confiance et risquent des grossesses non désirées…

En face, Martin Winkler, c’est ce médecin qui écrit contre l’empire de ses confrères… se réjouit dans le Un

Je trouve très sain que des femmes se soient posées la question de ce que l’on prescrivait, qu’elles prennent leur vie en main…

Et on en vient au pouvoir des hommes…

le contrôle des naissances est le fardeau des femmes…

Le Un raconte la longue marche de la pilule pour hommes… on aura été bien plus précautionneux pour les pilules des mesieurs que pour celles des femmes… Testées sauvagement dès leur conception à Porto rico…

Et israel nisand a un peu honte…. « Les hommes confondent virilité et fertilité… ce qui leur fait refuser la vasectomie. Les anglais y ont vingt fois plus recours… »

On voit des des femmes victimes… dans le Monde et dans Paris Match…

Et c’est l’archaisme sous sa forme la plus terrible… reportage du Monde au sud du Malawi en afrique… où les jeunes filles doivent être déflorées pour obéir à la tradition… Portrait de Louis Foté, 39 ans… « une " hyène ", un fisi en langue chichewa, un homme payé pour avoir des relations sexuelles non consenties – et non protégées – avec des jeunes filles ou des femmes. Les adolescentes lui sont -confiées dès leurs premières règles ; il se charge alors de les déflorer et de leur apprendre à satisfaire les hommes" En somme, je leur évite des problèmes ", résume-t-il.

Et si le malawi, c’est loin, Match est allé en Italie, à Castel Volturno raconter ces jeunes nigériannes prostituées, des esclaves sexuelles que tiennent la mafia nigérianne et la camorra napolitaine… qui se prostituent sur les routes ou dans des bordels ou les passes sont à 5 euros… ceci est en bas de chez nous.

Les échos, eux parlent d’une application de rencontres….

Et ce sera notre consolation… si la modernité technologique est le choix et l’égalité. le magazine des échos raconte la saga de Tinder… cette application sur téléphone qui vous permet de choisir un partenaire, un match… en faisant défiler des photos sur l’écran… un millions et demi de rencontres chaque semaine… et aussi des bébés tinder comme si les cigognes étaient connectées…

Ce n’est pas nouveau ce qui est réjouissant dans les échos, c’est la démystification de l’application authentique et du mythe de la start up… Non, tout ceci, nos couples, nos rencontres a été soigneusement pensé et organisé… Nous sommes victimes des ruses… jusque dans notre intime…

Si cela vous attriste, dites vous qu’il est un couple égalitaire les philsophes elisabeth de fontenay et alain finkielkraut… ils sont amis de puis toujours mais elle ne supporte plus sa dérive réactionnaire… et ils s’en disputent courtoisement dans un livre… dans l’express et dans marianne.

Et puis souriez.

Dans un nouveau media qui s’appelle Brut –il a quelques mois, on se connecte sur facebook-…on voit deux jeunes femmes américaines Penelope Gazin et Kate Dwyer qui racontent ceci. Elles avaient créé leur start – up, witchsy, un site de vente d’objet artistique, mais les développeurs qu’elles engageaient leurs parlaient mal… alors, elles ont ionventé un aurtre fondateur, un homme Keith… et envoyaient des mels en son nom…

et tout s’est arrangé. Le ton des fournisseurs a changé, ce n’était plus

« écoutez les filles », mais « oui monsieur ».

On ruse. On écoute. On médite.

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