Ils sont les porteurs d'eaux des illégaux... A Dunkerque, Libération raconte le travail de Médecins du Monde pour tenter d'améliorer les conditions sanitaires des migrants. Médecins du Monde intervient "comme après un tremblement de terre à l'autre bout du monde", écrit Haydée Saberan. C'est de l'eau apportée dans le désert laissé par les pouvoirs publics. Vincent Hirel, logisticien, apporte donc des brouettes de bouteilles, depuis que la citerne d'eau potable de l'ONG a été démantelée fin juillet par le Port autonome de Dunkerque. Deux mairies ont donné un début d'accord pour construire un point d'eau. Techniquement il n'y a pas de problème, explique l'humanitaire, "mais quand il s’agit des migrants, les autorités (dit-il) tardent à se décider". Alors, au son du klaxon, Vincent Hirel signale son arrivée. Il creuse aussi des toilettes dans le sol, pour éviter la propagation des maladies. Le manque d'hygiène, là bas près de Dunkerque, c'est ce qui cause pratiquement la moitié des problèmes de peau, pour lesquels les migrants viennent consulter Médecins du Monde quand ils ne jouent pas les porteurs d'eau. (Mickaël THEBAULT : « Un seul sujet, ce matin, se retrouve pratiquement dans toute la presse, Etienne Monin »)... Il s'agit des élections au Rwanda. Scrutin verrouillé pour le journal Le Monde et La Croix, qui fait une double page. Pour le quotidien, le Président Kagame tient toujours le pays d'une main de fer. Son parti, le FPR, a mis sur pied un véritable "système", qui encadre, écrit Laurent d'Ersu, chaque frange de la société. Pour Libération, l'élection est déjà jouée. La campagne se déroule à sens unique, écrit Christophe Ayad, face à trois candidats mineurs. Le Président a fait le vide autour de lui. Le Rwanda, seize ans après le génocide, est un exemple sur le plan économique et un sujet d'inquiétude dans le domaine de la démocratie. Dans Le Monde, Philippe Bernard estime que les spectaculaires résultats économiques, loués par les Occidentaux, masquent de moins en moins le caractère autoritaire du régime. Pierre Prier, dans Le Figaro, est moins tranché que ses confrères. Mais il souligne que l'opposition est écartée du scrutin et la presse maltraitée. Le pouvoir rwandais est également soupçonné d'être derrière deux assassinats : contre un journaliste et un homme politique. C'est le site Internet Rue89 qui nous tient au courant. LA CNIL (la Commission informatique et libertés) vient de sortir un article sur les futurs compteurs EDF. Le titre : "Les compteurs électriques intelligents en question". Le gendarme des fichiers, le pourfendeur des caméras de surveillance mal placées, explique qu'il y a un risque d'espionnage. Ces nouveaux compteurs seront installés dans presque toutes les maisons d'ici une dizaine d'années. Ils seront capables de communiquer avec les ordinateurs des producteurs ou des distributeurs de courant. Ils devraient transmettre des informations toutes 10 ou 30 mn. Un mouchard sur la ligne EDF, capable de balancer sur votre horaire de réveil, sur le moment où vous prenez votre douche ou quand vous vous servez de votre grille-pain. Pas de quoi grimper au rideau pour l'instant pour la CNIL. Elle prévient et demande "des garanties sérieuses sur la sécurisation et la confidentialité" de ces informations domestiques. (MT : « Qu'est-ce qui pèse 780 millions d'euros et qui a très sensiblement augmenté entre 2008 et 2009 ? »)... C'est la fraude sociale des entreprises en France. L'an passé, l'URSSAF a fait une moisson record par rapport à 2008 : elle a fait grimper de 70% le montant des redressements. Près de 800 millions d'euros d'encaissés. D'après le journal Les Echos, près des deux tiers des entreprises contrôlées ont fait l'objet d'un redressement. Au palmarès : les primes, les avantages en nature ou l'intéressement sont sur le podium des oublis ou des fraudes à la cotisation. Egalement ciblé : le travail au noir... 7500 entreprises ont été visitées. Là encore, la Sécurité Sociale encaisse presque un quart de plus par rapport à l'année d'avant : 130 millions d'euros de recouvrement en 2009. D'après Les Echos, le défaut de déclaration, c'est deux cas sur trois, autrement dire le noir intégral. Sinon, c'est le nombre d'heures du salarié qui est parfois minoré : travailler officiellement moins pour gagner plus. On reste un peu sur sa faim, mais l'information mérite le coup d'oeil. A la Une de La Tribune, Liliane Bettencourt est présentée comme une contribuable plus vertueuse que ses autres camarades de fortune. Dans son article, Ivan Best cite un avocat fiscaliste qui considère que Mme Bettencourt fait preuve d'un véritable civisme fiscal à côté des autres fortunes. "Aujourd'hui, la plupart des très riches font en sorte de limiter drastiquement leurs revenus", explique plus loin un autre expert fiscal. Ce qui fait que, rapportée à leur fortune (d'après Ivan Best), l'imposition annuelle de certains est proche du zéro, sans avoir besoin de s'exiler ou de se tourner vers les paradis fiscaux, grâce notamment au "pacte Dutreil", dispositif très efficace mis sur pied par l'ancien ministre des PME Renaud Dutreil. (MT : « Retour maintenant sur le Top 50 des personnalités, publié hier par Le Journal du Dimanche »)... Plusieurs éditorialistes en font un baromètre de notre temps et de notre société... Daniel Ruiz, dans La Montagne, souligne que Noah, la personnalité préférée des Français d'après ce classement annuel, c'est l'homme black. Zidane, c'est le Beur. Jamel Debbouze, c'est l'Indigène... une France tolérante, qui percute, celle du "militant sondage sur la sécurité". Peut-être la même France. D'où cet enseignement, écrit Daniel Ruiz : on peut aimer les gens, quelles que soient leurs origines, à condition qu'ils fassent ce que nous aimons. Pour Jean-Laurent Truc, dans Le Midi Libre, les Français aimeraient un monde qui ressemblerait à celui des Bisounours. Ils ont élu un honnête homme, à qui on peut s'identifier. Mais ils n'ont pas placé leur confiance dans leurs hommes politiques. C'est ce que souligne Pierre Haski, sur le site Internet Rue89 : "la totale disparition des hommes et des femmes politiques actifs dans le classement des personnalités préférées. Seuls Simone Veil et Jacques Chirac, deux personnalités désengagées de la vie politique au quotidien, ont droit à leur place. Symptôme du discrédit de l'élite politico-affairiste. Peut-être un sujet de réflexion, écrit Pierre Haski, pour les universités d'été à venir. Et un nouveau témoignage, un de plus, sur le Titanic tricolore de cet été... Dans Le Figaro, l'ex-capitaine de l'équipe de France de football Patrice Evra apporte sa version à l'affaire. Renvoyé devant la commission de discipline, il raconte que l'équipe de France vivait dans un bunker, dans une bulle, coupée de la réalité. L'ancien capitaine dit qu'il n'y avait plus de dialogue avec le coach. Aucune structure collective. "Avant le match de préparation contre le Costa Rica, raconte Patrice Evra à Cyrille Haddouche, quelques joueurs ont demandé à Raymond Domenech de s'impliquer plus et de donner plus de consignes. Mais il s'est senti agressé : il a refusé l'échange". Pour autant, Patrice Evra reconnaît quand même que le refus de s'entraîner, c'était une erreur. "Je fais mes excuses au public pour le mal que nous avons fait avec l'histoire du bus". Evra qui aimerait bien tourner la page du Mondial : il ne voit pas son avenir sans l'équipe de France. Et il s'inquiète pour l'avenir proche. "J'ai mis tout mon coeur. Voilà le résultat"... Et l'on termine avec la première drogue qui passe par les oreilles. Elle est servie par le journal Le Parisien-Aujourd'hui en France. C'est une musique, ou plutôt un mélange de fréquences, qu'on trouve sur Internet. L'e-drogue, ou drogue numérique, se consomme les yeux fermés, relâché. La dose va de 15 à 30 minutes. Certains témoignent d'un état de transe. D'autres parlent de vertige, d'euphorie, voire même d'angoisse. La Mission de lutte contre les drogues fait savoir qu'elle surveille le phénomène de près, même si elle n'a pas l'air affolée. La dose ou le morceau peut coûter de 10 à 200 $. Le journaliste du Parisien, Thibault Raisse, a essayé. Résultat : au bout de 20 minutes, plutôt l'impression d'avoir fait une sieste réparatrice riche en rêve. Le principe, en fait, est connu depuis les années 70. Il s'agit du battement binaural : deux sons de fréquence différente dans chaque oreille. Cela donne à peu près ça... (extrait sonore) Je vous laisse une dose de 20 minutes, Mickaël. Je repasse tout à l'heure...

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