La première ministre Theresa May et le prince William étaient présent. Des diplomates canadiens, américains, australiens, irlandais avaient également fait le déplacement. Une cérémonie émouvante notent vos journaux mais au goût amer à cause de l'absence d'Emmanuel Macron.

Le président n'a en effet pas souhaité interrompre ses vacances au Fort de Brégançon  pour assister à cet anniversaire. 

Seule la ministre des armées était présente et plusieurs éditorialistes poussent un coup de gueule ce matin.

Cette décision a été  vécue comme un double affront nous dit Philippe Fluckiger. 

" La France a été Incapable d’accueillir comme il se doit le Premier ministre d’une nation alliée qui a envoyé ses jeunes se faire trouer la peau pour défendre l’Hexagone " nous dit le journaliste du Courrier Picard qui ajoute

" En vacances sur la Côte-d’Azur, le Président de la République a préféré le bain de foule à Bormes-les-Mimosas 

Un affront à l’ami britannique. Un affront à Amiens, la ville qui l’a vu naître."

Edito également de Jean Michel Bretonnier de la Voix du Nord qui s'étonne

" Comment  justifier que ni le premier ministre ni le président  n'ait pas sauté dans un avion pour consacrer quelques heures de son temps à cet hommage ? "

Enfin pour Hervé Chabaud dans l'Union 

" L'été et les vacances ne sont pas une excuse de l'oubli, ni un motif d'absence pour ne pas s'associer à ce pèlerinage mémoriel envers tous ceux tombés au champ d'honneur ". 

La  prison de Fleury-Mérogis dans l'Essonne confrontée à une série de suicides inédite.

10 hommes et une femme se sont donné la mort depuis le 1er janvier. 

Un chiffre déjà plus élevé que les deux années précédentes.

Pour François Bès, de l'observatoire international des prisons, cela pourrait s'expliquer je cite "par le climat de tension permanente qui règne" dans la plus grande prison d'Europe et ses 4300 détenus.

Ce sont l'Humanité et le Journal le Monde qui nous parlent ce matin de cet inquiétant et macabre décompte et ce qui interpelle à la lecture de ces articles, c'est ce sentiment que peut-être les choses auraient pu se dérouler autrement.

"Il y a cet homme de 25 ans, condamné à trois mois de prison pour « voyage habituel sans titre de transport ». Un fraudeur.

Il s’est pendu le 17 mars, quelques semaines après son incarcération. 

Un autre, père de famille, lui aussi condamné pour une courte peine de seulement deux mois s’est suicidé en avril.

Il avait été incarcéré pour « conduite sans assurance ». 

Des peines de prison qui semblent disproportionnées par rapport au délit mais la justice les justifient par leur caractère multirécidiviste.

Autre sujet questionné nous dit Le Monde, les détentions provisoires qui s’allongent. La jeune femme de 24 ans qui s’est donné la mort au quartier des femmes de Fleury attendait depuis trois ans que la justice fixe son sort et en juin un Albanais de 38 ans s'est donné la mort alors que sa détention provisoire qui durait déjà depuis dix-huit mois venait d'être renouvelée. 

Un plan anti-suicide a été mis en place en 2009 par l'administration pénitentiaire et il est plutôt jugé efficace mais ces actions préventives sollicitent beaucoup les surveillants qui doivent pour chacun d'entre eux gérer une centaine de prisonniers. Autre problème selon l'Humanité, la formation inadaptée à la gestion des détenus psychiatriques

En France, 64 personnes se sont suicidées en prison depuis le début de l'année. 

La surpopulation y est endémique. Il n'y a jamais eu autant de détenus emprisonnés.

Dans le magasine l'Obs de cette semaine : un avocat molesté et pourchassé par la foule.

Les menaces, les cris. Et une horde de gens devenus incontrôlables qui vous insulte de pourriture.

C'est Mathieu Aron qui nous retrace cette journée incroyable où Henry Leclerc, grand avocat des causes perdues, a vécu l'une des pires journées de sa vie.

"Le jour où j'ai failli être lynché". C'est le titre de ce papier qui nous replonge 30 ans en arrière.

En 1988, Henry Leclerc accepte un dossier éminemment difficile.

Il va défendre Richard  Roman accusé d'être le co-auteur du meurtre et du viol d'une petite fille de 7 ans.

Richard Roman, fragile, immature, cheveux longs, regard illuminé avoue sa participation au crime. Dans les journaux Il est surnommé l'Indien. Pour Didier Gentil son co-accusé, ce sera le tatoué. La presse s'emballe.

"Les barbares" titre France soir.

"Les Monstres" accuse le quotidien de Paris.

16 juin 89, Henry Leclerc est venu assister à une reconstitution à la Motte du Caire, petit village  des Alpes de Haute-Provence 

où s'est déroulé le drame. Sur la route, des panneaux et cette inscription : "à mort Leclerc".

La haine déjà est palpable. 

Le petit bourg village écrasé par le soleil qui fait bloc autour de la famille de la petite Céline ne supporte pas qu'Henry Leclerc défende celui qu'il considère comme un assassin.

A cette époque confie l'avocat, 84 ans aujourd'hui, "un petit cercueil m'arrivait pas la poste chaque matin."

Malgré la présence de 200 gendarmes, la reconstitution n'aura jamais lieu.

Elle se termine en émeute mené par le père de la victime.

Reste la photo de cet homme Henry Leclerc, torse nu, le visage en sang après que la foule se soit jetée sur lui.

"De ma vie, je n'ai plus jamais rencontré un tel degré de violence confie l'avocat."

Le 17 décembre 1992, après une plaidoirie mémorable d'Henry Leclerc. Richard Roman qui a passé plus de 4 ans en détention provisoire est acquitté.   

Didier gentil condamné à la perpétuité. Ce papier nous raconte la folie d'une opinion chauffé à blanc, la haine d'un village torturé par la culpabilité de ne pas avoir pu empêcher un crime, les errements d'une justice défaillante aussi face à un homme qui a toujours cru à l'innocence de son client.

"Le jour où j'ai failli être lynché".

A lire dans l'Obs de cette semaine

Enfin, en Une du Figaro, la protection de la biodiversité marine bientôt discutée à l'ONU 

Des discussions vont s'ouvrir le mois prochain pour tenter d'établir un cadre juridique concernant la haute mer qui représente 

45 % de la surface de la planète. 

Ce sont les parties des océans qui se trouvent au-delà des juridictions nationales. Aujourd'hui elles échappent à tout contrôle et chacun peut aller se servir et faire ce qu'il entend de ce qu'il a découvert. Par exemple l'industriel BASF qui détient le record de brevets sur la biodiversité marine organise fréquemment des expéditions afin d'aller explorer les fonds marins.

L'idée c'est de séquencer génétiquement des espèces inconnues sur terre et d'en tirer des applications commerciales pour la chimie, l'agro-alimentaire ou les biocarburants, ça va du sperme de baleine, au plancton en passant par la raie Manta géante. 

" La biologiste Françoise Gaill rappellent que 13000 séquences génétiques sont déjà associés à 860 espèces marines et que la plupart (84 %)  appartiennent à des multinationales.        

D'autres industriels sont eux intéressés par le minerais qui se trouve dans les fonds sous-marins comme le nickel, le cobalt ou le cuivre.

Bref le temps presse mais les négociations s'annoncent plus que difficiles. Le Japon, les Etats-Unis et la Russie trainent déjà des pieds. La priorité : créer des aires marines protégés qui permettrait de préserver des morceaux d'océan de toute activité humaine.

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