(Patrick Cohen) Dans la presse ce matin : les fissures

(Bruno Duvic) La coupe du monde de foot 2022 se prépare bien au Qatar ! Un cabinet d'architecte américain vient de présenter les plans d'un somptueux hôtel. Posé sur la mer, en forme de demi-cercle. 1.000 pièces en tout. On pourra s'y rendre en yacht, en hélicoptère ou par une quatre voies qui surplombera les flots. Le soir, le demi-cercle se reflètera dans l'eau, donnant l'impression d'une perle dans la mer. Les images sur le HuffingtonPost .

Ce qui est de moins en moins limpide au fil des mois, ce sont les conditions dans lesquelles la coupe du monde 2022 a été attribuée au Qatar. Sur les 22 votants de la Fifa, les motivations de 14 ne sont pas très nettes ou pas du tout résume France Football ce matin.

Et l'hebdomadaire publie un nouveau témoignage sur les coulisses de ce vote en 2010. La femme qui parle, Phaedra Almajid, était chargée de la communication auprès des médias étrangers au sein de la délégation qatarie. Elle raconte à France Foot une réunion dans un hôtel de Luanda en Angola en janvier 2010 entre une délégation du Qatar et trois responsables du foot africain. Objet de la discussion : on donne de l'argent à ta fédération, tu soutiens notre candidature.

Premier responsable africain à entrer dans la suite : un homme charmant. Expédiées les formules de politesse on en arrive à l'essentiel. On lui propose un million de dollars pour sa fédération. Le monsieur répond, sans même jeter un regard aux qataris. "Un million de dollars ? Pourquoi pas un million et demi ?"

Les choses se passeront de la même façon avec les deux autres dignitaires du foot africain, charmants eux aussi. Mais pour aller plus vite, on leur proposera directement un million et demi.

Est-ce qu'on est dans un lobbying agressif ? Dans une corruption claire et nette ?

Pour France Foot , après ce nouveau témoignage, il faut plus que jamais réattribuer le mondial 2022.

Dans la presse quotidienne, portrait d'une France fragile

Dans Le Monde , reportage de Sylvia Zappi à Saint-Etienne. Immeubles délabrés, façades couvertes de suie, construction surmontées de barricades. Nous ne sommes pas dans un quartier périphérique mais dans le centre-ville.

Saint-Etienne illustre le cas, beaucoup plus fréquent qu'on l'imagine, où les revenus les plus élevés sont dans la couronne d'une ville. Les quartiers prioritaires sont dans le centre.

Le Monde s'est rendu dans la ville de la Loire après avoir lu le dernier portrait social de l'Insee. Le périurbain, l'entourage immédiat d'une ville s'en sort mieux que les banlieues plus éloignées mais aussi que les centres villes. Phénomène notable, selon l'Insee dans plus de 90% des grandes aires urbaines, exception faite de Lyon et Paris.

Fragilité du monde du travail. Les chiffres publiés ce matin par Les Echos confirment que deux mondes se côtoient. CDI d'un côté avec les perspectives et la sécurité qu'il offre. CDD de l'autre, de plus en plus précaires.

La part des CDD dans les embauches est désormais de 84%, c'est un record. Le taux était de 70% avant la crise. Et la moitié des CDD l'an passé ont duré dix jours ou moins. Toujours plus court. La part des CDD dans les embauches de cadres a bondi de 8 points en un an.

France fragile où les caisses de retraite sont parfois débordées. Nord-Picardie, Languedoc-Roussillon : explosion des départs à la retraite. Les caisses d'assurance ont du mal à suivre. 12% des nouveaux retraités n'ont pas touché un sou un, deux, parfois quatre mois après la fin de leur carrière. C'est la Une du Parisien-Aujourd'hui en France .

Pourquoi cette explosion ? Papy Boom, d’abord. Et puis dans le Nord, beaucoup de gens ont commencé à travailler jeune, ils bénéficient du dispositif carrière longue. Beaucoup de nouveaux retraités alors que les caisses d'assurance ont perdu des postes.

France portrait social. Un dernier chiffre : combien de personnes vivent en maison de retraite ? 700.000. 693.000 précisément. Libération en fait une brève. Population en hausse de 5.5% en cinq ans. Des femmes aux trois quarts. Ceux qui entrent en maison de retraite ont en moyenne 84 ans et 5 mois.

Après les retraités, un trentenaire et son célèbre sweat à capuche.

Mark Zukerberg le fondateur de Facebook, pris en flagrant délit de fayotage auprès de la Chine. Le numéro deux de la propagande au parti communiste chinois était reçu au siège de Facebook en Californie. Et pour lui faire plaisir, Zuckerberg a laissé trainer sur son bureau un ouvrage du dirigeant chinois, Xi Jinping. "J'en ai également acheté pour mes collègues. Je veux qu'ils comprennent le socialisme aux caractéristiques chinoises". Anecdote relevée par lemonde.fr . Facebook rêve de conquérir le marché chinois ou le réseau social est toujours bloqué.

Les géants de l'Internet cherchent les moyens de grossir encore. Avec des hauts et des bas - eux aussi ont leurs fragilités. Les Echos consacrent une page à ce qui pourrait être le premier bide retentissant de Google depuis longtemps. Les lunettes, les Google glass. Au moment du lancement, des études tablaient sur 10 millions de paires vendues dans les trois ans. Deux ans après, on en est entre 30 à 50.000 paires.

Trouver le bon modèle à l'ère du numérique... Question qui occupe le monde de la musique depuis 10 ans. 100 fois sur le métier remettez votre ouvrage. Voici que les ventes de morceaux et d'Internet dégringolent. C'est à lire dans Le Figaro . -20% au premier semestre cette année. Le téléchargement a quasiment tué le CD, le voilà bousculé maintenant par les sites d'écoute en ligne - le streaming – qui, pour l'instant, même s'il est en pleine explosion, ne compense pas les pertes.

Quoi d'autre dans la presse ?

  • Un soupçon de politique... La tribune pas très claire de Christiane Taubira sur lemonde.fr à la veille de la présentation du projet de loi Macron. La ministre de la justice est-elle pour la libéralisation des professions règlementées dans le domaine du droit ? Non. "Le droit n'est pas une marchandise soumise au marché" écrit-elle. Est-elle contre les dispositions de la loi Macron, alors ? Elle ne le dit pas vraiment. Les débats parlementaires apporteront les correctifs et enrichissements nécessaires conclut la ministre.

  • L'opération transparence du FN sur l'affaire du prêt russe ne convainc pas vraiment. Le parti rend public les lettres de refus des banques françaises pour justifier la demande faite à une banque étrangère. Le HuffingtonPost a étudié les lettres. Ils en concluent que les responsables du FN s'y prennent comme des manches pour obtenir des prêts. Pas d'interlocuteur ciblé précisément dans les banques, lettres envoyées dans les mauvais services des établissements ou au siège social, demandes mal formulées…

Poésie de la bidoche pour finir… La poire, le collier, le merlan, l'échine, l'araignée, le plat de côtes....

Autant de mots qui pourraient bientôt disparaitre....

Et un boucher sonne l'alarme dans les colonnes de Libération . Le président de la confédération française de la boucherie, Christian Lelann. Un arrêté à valeur règlementaire entre en vigueur le 13 décembre. Un nouvel étiquetage fera son apparition sur les morceaux de bouf et de mouton vendu sous vide en supermarché. Etiquetage qui ne reprendront plus les appellations poétiques que nous venons d'évoquer mais des termes génériques et des étoiles. « Viande à mijoter », « steak », etc...

Et pour ce boucher, c'est un petit morceau de l'exception culturelle française que l'on jette à la poubelle. Un monde où la diversification des choix sera remplacée par la standardisation des modes de consommation. Un monde opaque, dans lequel le consommateur dirigera ses choix à l'aide de pictogrammes. La macreuse, l'échine et l'araignée, ce ne sont pas seulement des mots. Ce sont des goûts associés à ces mots. « Venez à la maison, ce soir il y a un pot au feu deux étoiles », c’est vrai que ce n’est pas terrible... Le boucher en appelle à Camus : « Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde. Cela vaut pour la viande aussi. »

A demain !

(Patrick Cohen) Dans la presse ce matin : les fissures

(Bruno Duvic) La coupe du monde de foot 2022 se prépare bien au Qatar ! Un cabinet d'architecte américain vient de présenter les plans d'un somptueux hôtel. Posé sur la mer, en forme de demi-cercle. 1.000 pièces en tout. On pourra s'y rendre en yacht, en hélicoptère ou par une quatre voies qui surplombera les flots. Le soir, le demi-cercle se reflètera dans l'eau, donnant l'impression d'une perle dans la mer. Les images sur le HuffingtonPost .

Ce qui est de moins en moins limpide au fil des mois, ce sont les conditions dans lesquelles la coupe du monde 2022 a été attribuée au Qatar. Sur les 22 votants de la Fifa, les motivations de 14 ne sont pas très nettes ou pas du tout résume France Football ce matin.

Et l'hebdomadaire publie un nouveau témoignage sur les coulisses de ce vote en 2010. La femme qui parle, Phaedra Almajid, était chargée de la communication auprès des médias étrangers au sein de la délégation qatarie. Elle raconte à France Foot une réunion dans un hôtel de Luanda en Angola en janvier 2010 entre une délégation du Qatar et trois responsables du foot africain. Objet de la discussion : on donne de l'argent à ta fédération, tu soutiens notre candidature.

Premier responsable africain à entrer dans la suite : un homme charmant. Expédiées les formules de politesse on en arrive à l'essentiel. On lui propose un million de dollars pour sa fédération. Le monsieur répond, sans même jeter un regard aux qataris. "Un million de dollars ? Pourquoi pas un million et demi ?"

Les choses se passeront de la même façon avec les deux autres dignitaires du foot africain, charmants eux aussi. Mais pour aller plus vite, on leur proposera directement un million et demi.

Est-ce qu'on est dans un lobbying agressif ? Dans une corruption claire et nette ?

Pour France Foot , après ce nouveau témoignage, il faut plus que jamais réattribuer le mondial 2022.

Dans la presse quotidienne, portrait d'une France fragile

Dans Le Monde , reportage de Sylvia Zappi à Saint-Etienne. Immeubles délabrés, façades couvertes de suie, construction surmontées de barricades. Nous ne sommes pas dans un quartier périphérique mais dans le centre-ville.

Saint-Etienne illustre le cas, beaucoup plus fréquent qu'on l'imagine, où les revenus les plus élevés sont dans la couronne d'une ville. Les quartiers prioritaires sont dans le centre.

Le Monde s'est rendu dans la ville de la Loire après avoir lu le dernier portrait social de l'Insee. Le périurbain, l'entourage immédiat d'une ville s'en sort mieux que les banlieues plus éloignées mais aussi que les centres villes. Phénomène notable, selon l'Insee dans plus de 90% des grandes aires urbaines, exception faite de Lyon et Paris.

Fragilité du monde du travail. Les chiffres publiés ce matin par Les Echos confirment que deux mondes se côtoient. CDI d'un côté avec les perspectives et la sécurité qu'il offre. CDD de l'autre, de plus en plus précaires.

La part des CDD dans les embauches est désormais de 84%, c'est un record. Le taux était de 70% avant la crise. Et la moitié des CDD l'an passé ont duré dix jours ou moins. Toujours plus court. La part des CDD dans les embauches de cadres a bondi de 8 points en un an.

France fragile où les caisses de retraite sont parfois débordées. Nord-Picardie, Languedoc-Roussillon : explosion des départs à la retraite. Les caisses d'assurance ont du mal à suivre. 12% des nouveaux retraités n'ont pas touché un sou un, deux, parfois quatre mois après la fin de leur carrière. C'est la Une du Parisien-Aujourd'hui en France .

Pourquoi cette explosion ? Papy Boom, d’abord. Et puis dans le Nord, beaucoup de gens ont commencé à travailler jeune, ils bénéficient du dispositif carrière longue. Beaucoup de nouveaux retraités alors que les caisses d'assurance ont perdu des postes.

France portrait social. Un dernier chiffre : combien de personnes vivent en maison de retraite ? 700.000. 693.000 précisément. Libération en fait une brève. Population en hausse de 5.5% en cinq ans. Des femmes aux trois quarts. Ceux qui entrent en maison de retraite ont en moyenne 84 ans et 5 mois.

Après les retraités, un trentenaire et son célèbre sweat à capuche.

Mark Zukerberg le fondateur de Facebook, pris en flagrant délit de fayotage auprès de la Chine. Le numéro deux de la propagande au parti communiste chinois était reçu au siège de Facebook en Californie. Et pour lui faire plaisir, Zuckerberg a laissé trainer sur son bureau un ouvrage du dirigeant chinois, Xi Jinping. "J'en ai également acheté pour mes collègues. Je veux qu'ils comprennent le socialisme aux caractéristiques chinoises". Anecdote relevée par lemonde.fr . Facebook rêve de conquérir le marché chinois ou le réseau social est toujours bloqué.

Les géants de l'Internet cherchent les moyens de grossir encore. Avec des hauts et des bas - eux aussi ont leurs fragilités. Les Echos consacrent une page à ce qui pourrait être le premier bide retentissant de Google depuis longtemps. Les lunettes, les Google glass. Au moment du lancement, des études tablaient sur 10 millions de paires vendues dans les trois ans. Deux ans après, on en est entre 30 à 50.000 paires.

Trouver le bon modèle à l'ère du numérique... Question qui occupe le monde de la musique depuis 10 ans. 100 fois sur le métier remettez votre ouvrage. Voici que les ventes de morceaux et d'Internet dégringolent. C'est à lire dans Le Figaro . -20% au premier semestre cette année. Le téléchargement a quasiment tué le CD, le voilà bousculé maintenant par les sites d'écoute en ligne - le streaming – qui, pour l'instant, même s'il est en pleine explosion, ne compense pas les pertes.

Quoi d'autre dans la presse ?

  • Un soupçon de politique... La tribune pas très claire de Christiane Taubira sur lemonde.fr à la veille de la présentation du projet de loi Macron. La ministre de la justice est-elle pour la libéralisation des professions règlementées dans le domaine du droit ? Non. "Le droit n'est pas une marchandise soumise au marché" écrit-elle. Est-elle contre les dispositions de la loi Macron, alors ? Elle ne le dit pas vraiment. Les débats parlementaires apporteront les correctifs et enrichissements nécessaires conclut la ministre.

  • L'opération transparence du FN sur l'affaire du prêt russe ne convainc pas vraiment. Le parti rend public les lettres de refus des banques françaises pour justifier la demande faite à une banque étrangère. Le HuffingtonPost a étudié les lettres. Ils en concluent que les responsables du FN s'y prennent comme des manches pour obtenir des prêts. Pas d'interlocuteur ciblé précisément dans les banques, lettres envoyées dans les mauvais services des établissements ou au siège social, demandes mal formulées…

Poésie de la bidoche pour finir… La poire, le collier, le merlan, l'échine, l'araignée, le plat de côtes....

Autant de mots qui pourraient bientôt disparaitre....

Et un boucher sonne l'alarme dans les colonnes de Libération . Le président de la confédération française de la boucherie, Christian Lelann. Un arrêté à valeur règlementaire entre en vigueur le 13 décembre. Un nouvel étiquetage fera son apparition sur les morceaux de bouf et de mouton vendu sous vide en supermarché. Etiquetage qui ne reprendront plus les appellations poétiques que nous venons d'évoquer mais des termes génériques et des étoiles. « Viande à mijoter », « steak », etc...

Et pour ce boucher, c'est un petit morceau de l'exception culturelle française que l'on jette à la poubelle. Un monde où la diversification des choix sera remplacée par la standardisation des modes de consommation. Un monde opaque, dans lequel le consommateur dirigera ses choix à l'aide de pictogrammes. La macreuse, l'échine et l'araignée, ce ne sont pas seulement des mots. Ce sont des goûts associés à ces mots. « Venez à la maison, ce soir il y a un pot au feu deux étoiles », c’est vrai que ce n’est pas terrible... Le boucher en appelle à Camus : « Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde. Cela vaut pour la viande aussi. »

A demain !

(Patrick Cohen) Dans la presse ce matin : les fissures

(Bruno Duvic) La coupe du monde de foot 2022 se prépare bien au Qatar ! Un cabinet d'architecte américain vient de présenter les plans d'un somptueux hôtel. Posé sur la mer, en forme de demi-cercle. 1.000 pièces en tout. On pourra s'y rendre en yacht, en hélicoptère ou par une quatre voies qui surplombera les flots. Le soir, le demi-cercle se reflétera dans l'eau, donnant l'impression d'une perle dans la mer. Les images sur le HuffingtonPost .

Ce qui est de moins en moins limpide au fil des mois, ce sont les conditions dans lesquelles la coupe du monde 2022 a été attribuée au Qatar. Sur les 22 votants de la Fifa, les motivations de 14 ne sont pas très nettes ou pas du tout résume France Football ce matin.

Et l'hebdomadaire publie un nouveau témoignage sur les coulisses de ce vote en 2010. La femme qui parle, Phaedra Almajid, était chargée de la communication auprès des médias étrangers au sein de la délégation qatarie. Elle raconte à France Foot une réunion dans un hôtel de Luanda en Angola en janvier 2010 entre une délégation du Qatar et trois responsables du foot africain. Objet de la discussion : on donne de l'argent à ta fédération, tu soutiens notre candidature.

Premier responsable africain à entrer dans la suite : un homme charmant. Expédiées les formules de politesse on en arrive à l'essentiel. On lui propose un million de dollars pour sa fédération. Le monsieur répond, sans même jeter un regard aux qataris. "Un million de dollars ? Pourquoi pas un million et demi ?"

Les choses se passeront de la même façon avec les deux autres dignitaires du foot africain, charmants eux aussi. Mais pour aller plus vite, on leur proposera directement un million et demi.

Est-ce qu'on est dans un lobbying agressif ? Dans une corruption claire et nette ?

Pour France Foot , après ce nouveau témoignage, il faut plus que jamais réattribuer le mondial 2022.

Dans la presse quotidienne, portrait d'une France fragile

Dans Le Monde , reportage de Sylvia Zappi à Saint-Etienne. Immeubles délabrés, façades couvertes de suie, construction surmontées de barricades. Nous ne sommes pas dans un quartier périphérique mais dans le centre-ville.

Saint-Etienne illustre le cas, beaucoup plus fréquent qu'on l'imagine, où les revenus les plus élevés sont dans la couronne d'une ville. Les quartiers prioritaires sont dans le centre.

Le Monde s'est rendu dans la ville de la Loire après avoir lu le dernier portrait social de l'Insee. Le périurbain, l'entourage immédiat d'une ville s'en sort mieux que les banlieues plus éloignées mais aussi que les centres villes. Phénomène notable, selon l'Insee dans plus de 90% des grandes aires urbaines, exception faite de Lyon et Paris.

Fragilité du monde du travail. Les chiffres publiés ce matin par Les Echos confirment que deux mondes se côtoient. CDI d'un côté avec les perspectives et la sécurité qu'il offre. CDD de l'autre, de plus en plus précaires.

La part des CDD dans les embauches est désormais de 84%, c'est un record. Le taux était de 70% avant la crise. Et la moitié des CDD l'an passé ont duré dix jours ou moins. Toujours plus court. La part des CDD dans les embauches de cadres a bondi de 8 points en un an.

France fragile où les caisses de retraite sont parfois débordées. Nord-Picardie, Languedoc-Roussillon : explosion des départs à la retraite. Les caisses d'assurance ont du mal à suivre. 12% des nouveaux retraités n'ont pas touché un sou un, deux, parfois quatre mois après la fin de leur carrière. C'est la Une du Parisien-Aujourd'hui en France .

Pourquoi cette explosion ? Papy Boom, d’abord. Et puis dans le Nord, beaucoup de gens ont commencé à travailler jeune, ils bénéficient du dispositif carrière longue. Beaucoup de nouveaux retraités alors que les caisses d'assurance ont perdu des postes.

France portrait social. Un dernier chiffre : combien de personnes vivent en maison de retraite ? 700.000. 693.000 précisément. Libération en fait une brève. Population en hausse de 5.5% en cinq ans. Des femmes aux trois quarts. Ceux qui entrent en maison de retraite ont en moyenne 84 ans et 5 mois.

Après les retraités, un trentenaire et son célèbre sweat à capuche.

Mark Zukerberg le fondateur de Facebook, pris en flagrant délit de fayotage auprès de la Chine. Le numéro deux de la propagande au parti communiste chinois était reçu au siège de Facebook en Californie. Et pour lui faire plaisir, Zuckerberg a laissé traîner sur son bureau un ouvrage du dirigeant chinois, Xi Jinping. "J'en ai également acheté pour mes collègues. Je veux qu'ils comprennent le socialisme aux caractéristiques chinoises". Anecdote relevée par lemonde.fr . Facebook rêve de conquérir le marché chinois ou le réseau social est toujours bloqué.

Les géants de l'Internet cherchent les moyens de grossir encore. Avec des hauts et des bas - eux aussi ont leurs fragilités. Les Echos consacrent une page à ce qui pourrait être le premier bide retentissant de Google depuis longtemps. Les lunettes, les Google glass. Au moment du lancement, des études tablaient sur 10 millions de paires vendues dans les trois ans. Deux ans après, on en est entre 30 à 50.000 paires.

Trouver le bon modèle à l'ère du numérique... Question qui occupe le monde de la musique depuis 10 ans. 100 fois sur le métier remettez votre ouvrage. Voici que les ventes de morceaux et d'Internet dégringolent. C'est à lire dans Le Figaro . -20% au premier semestre cette année. Le téléchargement a quasiment tué le CD, le voilà bousculé maintenant par les sites d'écoute en ligne - le streaming – qui, pour l'instant, même s'il est en pleine explosion, ne compense pas les pertes.

Quoi d'autre dans la presse ?

  • Un soupçon de politique... La tribune pas très claire de Christiane Taubira sur lemonde.fr à la veille de la présentation du projet de loi Macron. La ministre de la justice est-elle pour la libéralisation des professions règlementées dans le domaine du droit ? Non. "Le droit n'est pas une marchandise soumise au marché" écrit-elle. Est-elle contre les dispositions de la loi Macron, alors ? Elle ne le dit pas vraiment. Les débats parlementaires apporteront les correctifs et enrichissements nécessaires conclut la ministre.

  • L'opération transparence du FN sur l'affaire du prêt russe ne convainc pas vraiment. Le parti rend public les lettres de refus des banques françaises pour justifier la demande faite à une banque étrangère. Le HuffingtonPost a étudié les lettres. Ils en concluent que les responsables du FN s'y prennent comme des manches pour obtenir des prêts. Pas d'interlocuteur ciblé précisément dans les banques, lettres envoyées dans les mauvais services des établissements ou au siège social, demandes mal formulées…

Poésie de la bidoche pour finir… La poire, le collier, le merlan, l'échine, l'araignée, le plat de côtes....

Autant de mots qui pourraient bientôt disparaître....

Et un boucher sonne l'alarme dans les colonnes de Libération . Le président de la confédération française de la boucherie, Christian Lelann. Un arrêté à valeur règlementaire entre en vigueur le 13 décembre. Un nouvel étiquetage fera son apparition sur les morceaux de bouf et de mouton vendu sous vide en supermarché. Etiquetage qui ne reprendront plus les appellations poétiques que nous venons d'évoquer mais des termes génériques et des étoiles. « Viande à mijoter », « steak », etc...

Et pour ce boucher, c'est un petit morceau de l'exception culturelle française que l'on jette à la poubelle. Un monde où la diversification des choix sera remplacée par la standardisation des modes de consommation. Un monde opaque, dans lequel le consommateur dirigera ses choix à l'aide de pictogrammes. La macreuse, l'échine et l'araignée, ce ne sont pas seulement des mots. Ce sont des goûts associés à ces mots. « Venez à la maison, ce soir il y a un pot au feu deux étoiles », c’est vrai que ce n’est pas terrible... Le boucher en appelle à Camus : « Mal nommer les choses c'est ajouter au malheur du monde. Cela vaut pour la viande aussi. »

A demain !

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