Par Laetitia Gayet.

Plan large, à la Une du site de la PRESSE CANADIENNE. Ils sont en bas, le photographe en haut. Hommes, femmes, enfants, ils sont nombreux, à l'arrêt. La légende de la photo prise hier, affirme qu'ils sont massés à un point de contrôle mis en place par les forces du régime dans le quartier de Maysaloun. Ils fuient.

Mais d'autres reviennent. Photos sur le site du MONDE et de l'AGENCE FRANCE PRESSE. Hommes, femmes, enfants, ce pourrait être les mêmes, que ceux montrés dans LA PRESSE CANADIENNE. Mais eux, reviennent dans les quartiers de la ville d'Alep repris par les forces du régime. Ils reviennent mais pour... quoi ? Quelle ville ? Les bâtiments sont éventrés par les bombardements. Alep est un champ de ruines. Quelques heures après l'annonce de la Russie d'un arrêt des raids aériens et des tirs d'artillerie. Le correspondant de l'AFP à Alep-Est, l'affirme, c'est plus calme. Alep qui tombe.

Comme un fait acquis, Moscou prépare déjà l'après. Dans LA MATINALE DU MONDE, Isabelle Mandraud raconte. Des Unités spéciales tchétchènes ont été envoyées en Syrie pour accomplir une mission de police militaire. Le ministère russe de la Défense en a fait la publicité hier, en diffusant une vidéo sur internet. On ne sait pas combien ils sont. Mais on sait qu'ils sont sunnites.

Ce qui facilitera les relations avec la population locale. La sécurité, n'est pas la seule raison de l'envoi de ses troupes. C'est un message adressé aux Occidentaux.

Récemment, une autre vidéo montrait ce qu'était devenu Grozny depuis la fin des bombardements russes. La ville a été reconstruite. Elle est paisible, moderne et prospère. Ne serait-ce pas ce que nous cherchons ? disait le message.

La guerre des images.

Mossoul, l'autre guerre en image.

Photos cette fois de Patrick Chauvel, photographe, écrivain, réalisateur de documentaire dans VSD. Mossoul en Irak.

Il paraît que le groupe Etat islamique recule écrit Patrick Chauvel. J'ai eu envie d'aller voir, pour vérifier. Patrick Chauvel est donc parti avec son fils de 33 ans. Mossoul où des ombres fantomatiques errent dans les ruines. Ce sont des familles qui fuient elles aussi les combats. Les rues enfin ce qu'il en reste, sont jonchées de cartouches. Les soldats des forces spéciales irakiennes avancent, armés. Puis reculent quand des voitures piégées explosent. Dans la nuit, ils entendent des murmures. C'est Daech dit un soldat. Ils s'appellent. Ils vont nous attaquer. Ils disent qu'on va tousse mourir.

Réplique immédiate écrit Patrick Chauvel.

Mortier, lance-roquettes, mitrailleuse lourde, fusils d'assaut, tout y passe.

45 minutes d'enfer. Et puis 6 obus tirés sur le bâtiment détenus par les terroristes. Et le calme qui revient.

A voir aussi dans la presse ce matin, la pollution en image.

Le ciel de Paris voilé, dans L'OPINION et à la Une de LIBéRATION. Ces photos ont du mal à surprendre, tant elles donnent l'impression d'une habitude.

D'ailleurs, LIBé un brin caustique le dit à sa Une ce matin : Demain, on arrête de respirer.

Car oui, l'air n'est pas respirable. Mais qu'on se le dise. La pollution tue autant que l'alcool relève LA CROIX. Boire ou conduire, ça revient donc quasiment au même. Il n'empêche, il faut protéger les plus fragiles, Car certes, la pollution ne tue pas directement une personne. Mais elle ne tue pas uniquement non plus, des vieillards chancelants en fin de vie explique le pneumologue Gilles Dixsaut à LA CROIX. Elle peut aussi entraîner le lent développement de maladies respiratoires ou des cancers qui, un jour, provoqueront le décès.

Quoi faire alors ? Se calfeutrer chez soi, ne sert souvent à rien affirme un autre pneumologue à LIBERATION, Jean-Philippe Santoni. Le manque d'aération est une autre forme de pollution dangereuse. Il faut aérer son appartement y compris en période de pic de pollution. Préférez quand même dit-il, tôt le matin. N'arrêtez pas le sport. Mais préférez la marche. Les masques sont-ils utiles ? Non, sauf ceux à clapet ou à filtre de carbone. Le meilleur des masques selon ce pneumologue. C'est encore le nez, car il dispose de filtre naturel.

A lire également dans la presse ce matin... deux affaires de santé publique.

Avec tout d'abord l'enquête du MONDE, sur le Papillomavirus. Des médecins danois accusent l'Agence européenne des médicaments d'avoir biaisé une expertise sur les vaccins contre le cancer du col de l'utérus. Cette fois écrit Stéphane Foucart, ce ne sont pas des associations de malades qui se plaignent. Mais des institutions médicales. Et elles accusent, l'Agence européenne du médicament d'incurie.

Elle n'a pas tenu compte de l'alerte donnée par des médecins qui suspectent des effets indésirables. Rares certes, mais graves. Des jeunes filles qui souffre de fatigues chroniques, de vertiges, de douleurs musculaires, de nausées. Des effets qui peuvent être très invalidants.

L'autre affaire est révélée par LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE. 120.000 femmes en France sont sous surveillance. L'implant contraceptif Essure de Bayer... suscite des interrogations. Des effets secondaires violents. Marielle raconte avoir eu des maux de ventres, des palpitations cardiaques, jusqu'à se réveiller un matin, complètement sourde. Les premières plaintes vont être déposées aujourd'hui.

Un mot également de la santé de la Corée du Sud. Le Parlement sud-coréen vient de voter la destitution de la présidente. On lira dans LA CROIX ce matin, le Mai 68 de la jeunesse coréenne. Fer de lance de l'opposition, les étudiants rejettent aujourd'hui, une culture fondée sur l'obéissance. Incroyable éveil pour une génération qui a une volonté farouche de se libérer d'ancien carcans. Une étudiante lâche : Depuis un mois nous n'avons plus peur de manifester, de crier et de protester.

La jeunesse sud-coréenne ne se laisse plus manipuler pas les discours officiels. Elle a obtenu gain cause ce matin.

L'actualité de la presse ce matin, est aussi politique.

On parlait de photos tout à l'heure. Il faut voir les portraits. Portrait de Jérôme Cahuzac, le regard défait, ailleurs, à la Une du FIGARO après sa condamnation hier. Tête basse, encadré par des policiers à la Une de L'HUMANITE.

Il faut regarder le portrait de Michèle Alliot-Marie, dans 20 MINUTES, le visage souriant.

MAM candidate à son tour à la présidentielle. On ne sait pas encore comment, mais elle veut dit-elle apporter quelque chose au pays. Une vision pour renouer avec un esprit de conquête.

Il faut aussi regarder celui de Vincent Peillon, page 4 du PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE. Mais qui donc lui a demandé de se présenter à la primaire socialiste ? Julien Dray paraît-il. Julien Dray surnommé le Baron Noir quand Vincent Peillon est surnommé le serpent par François Hollande.

Il parle bien. Il est bien coiffé dit un ténor socialiste. Un hollandais historique soupire : "On est chez les fous."

Il faut aussi regarder le portrait de Jean Lassalle, dans SUD-OUEST, lui aussi candidat à la présidentielle. Menton relevé, le regard fier. Mais candidat sans le sous. Pas question de faire un emprunt. J'ai déjà dit-il, le prêt des législatives et celui que j'ai contracté pendant mon tour de France à pied. Un candidat sans aura. On ne m'invite même plus à la tribune d'honneur pour les matchs de la section paloise. Mais il y croit.

Je n'ai jamais perdu une élection. Et personne ne sait ce qu'il va se passer en 2017. J'ai plus de chance d'être élu en étant candidat.

La Palisse n'aurait pas mieux dit.

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