Meryl Streep s'en prend à Trump aux Golden Globe, la presse ce matin sévère sur Valls

La revue de presse, bonjour Hélène Jouan

Cérémonie des Golden Globe, on vous en parlé dans les journaux, notamment pour vous signaler le triomphe de la comédie musicale la La Land, le prix de la meilleure actrice décerné à Isabelle Huppert pour le film Elle, mais une autre actrice a fait la Une à Los Angeles..Meryl Strep

Meryl Streep dont le discours s’affiche d’ores et déjà ce matin à la Une du site du New York Times: en recevant un prix pour l’ensemble de sa carrière, l’actrice a commencé à citer tous les acteurs et actrices nés à l’étranger, Rayn Goslin, Natalie portman ; , "Hollywood croule sous les gens venus d'ailleurs, a-t-elle dit. "Si vous les mettez tous dehors, vous n'aurez plus rien à regarder que du football américain et des arts martiaux mixtes, qui ne sont pas de l'art." Opposante à la politique annoncée par Trump, opposante à ses pratiques plus que douteuses. Meryl Streep lui a décerné sans le nommer, la palme de la performance la plus navrante de l’année, faisant allusion à l’imitation moqueuse d’un journaliste handicapé du NYT par celui qui était encore candidat

Attention a-t-elle mis en garde, "L'irrespect amène l'irrespect. La violence incite à la violence", a-t-elle dit. "Et quand les puissants se servent de leur rang pour brutaliser les autres, nous sommes tous perdants." Hollywood tribune anti Trump…Barak Obama lui, prononcera demain son dernier discours de président avant l’investiture de son successeur

En France, Hélène, un anniversaire réjouit la presse ce matin

« L’Auberge espagnole » de cédric Klapisch en 2002 en a figé pour toujours l’image idyllique, le temps de la jeunesse, des amours, et de la découverte des autres, qui n’étaient plus nos voisins de pallier pour une fois, mais nos voisins européens.

Erasmus a 30 ans, c’est en tout cas aujourd’hui qu’on célèbrera l’anniversaire de ce programme européen, et la presse s’en félicite. Erasmus aura permis à 5 millions de jeunes de partir au cours de leur scolarité à la découverte d’un de ses voisins européens. 5 millions d’échanges, dont 600 000 étudiants français et …1 million de bébés Erasmus nous précise le Parisien

Ouest France et Sud ouest notamment affichent à leur Une ce « grand succès européen », un de ces programmes qui ont aidé à forger, un peu la citoyenneté européenne. « Erasmus a donné un peu d’âme à ce marché unique écrit Laurent Marchant dans Ouest France, « il a permis de construire un espace culturel commun…et si beaucoup de jeunes l’an passé, en europe et en Grande Bretagne ont été choqués par le brexit, c’est parce que cela constituait une rupture de ce cadre. Erasmus a 30 ans, c’est un peu jeune pour l’enterrer » plaide t il un brin inquiet…Dans Sud-ouest, l’italien Sandroi Gosi, ancien secrétaire d’état aux affaires européennes de Matteo Renzi, plaide pour que cette génération Erasmus dont il fait partie relance l’esprit européen qui fait tant défaut aujourd’hui. Pour autant, le dispositif est loin d’être parfait. Si le séjour à l’étranger est un accélérateur d’employabilité, Marie estelle Pech dans le Figaro nous explique comment la mobilité d’Erasmus reste le fait d’étudiants issus des milieux les plus favorisés, financièrement et culturellement. l’esprit européen donc

En politique Hélène, nous somme à moins de 15 jours du premier tour de la primaire de la gauche…

Et la presse évidemment commence à jouer aux petits chevaux. Titre d’Aujourd’hui en France/le Parisien, une citation de son invité Manuel Valls » je ne crois pas être favori »

Le moins qu’on puisse dire, c’est que l’ex premier ministre devenu candidat n’est pas Le favori de la presse. Un euphémisme, il se fait même quasi unanimement étriller ce matin. Le Parisien parle de « message brouillé, coups de barre à droite et surtout à gauche qui donnent le vertige aux électeurs » écrit Jean Marie Montali, son « j’ai changé est au mieux l’expression d’un opportunisme électoral, au pis, un reniement ». « il est redevenu un socialiste lambda » s’afflige Paul Henri du Limbert, qui déplore la disparition de son parler vrai, et « sa hollandisation à marche forcée depuis qu’il a quitté Matignon ». l’Opinion renchérit : « On attendait un tigre bondissant, chauffé à blanc après des années passées à ronger son frein dans l’ombre d’un Hollande trop immobile. On découvre un chaton paralysé par l’enjeu ». Dans la Voix du Nord, c’est peut être le plus sévère, la succession de 2 articles. P 5 « plus de 1500 insoumis derrière le rassembleur Jean Luc Mélenchon », la journaliste raconte le succès du déboulé » de Tourcoing, le déboulé c’est le mot mélenchoniste pour dire les meetings improvisés en fonction de l’actualité, p 6 : « Manuel Valls à Liévin, pas grand monde mais…les forces de l’esprit »…Allusion évidemment à François Mitterrand et au 21ème anniversaire de sa mort commémoré hier

Quant à Vous Aquilino Morelle, c’est la gloire grâce à votre libre l’Abdication, au moins la reconnaissance. A la Une de l’Opinion , vous vous retrouvez au centre d’une affiche de film, A votre droite Montebourg, à votre gauche Macron mais c’est bien vous qui les emmenez, titre du film : « Vengeance », un pastiche du film éponyme de Johnny To sorti en 2009 et dans lequel le héros était incarné par Johnny Halliday. A votre tour donc, de tenir le rôle principal dans cette opération « de sourde vengeance à l’égard de François Hollande » écrit le journal. Une reconnaissance…Même si le propos de l’Opinion est plutôt d’expliquer que votre refus de vouloir défendre l’héritage du président est une faute, et une question de manque de crédibilité de votre part…

En bref Hélène ?

Itélé : au fait ça va comment itélé depuis le départ de 98 de ses journalistes ? Pas mal, la preuve Patrick Poivre d’Arvor pourrait y être embauché très rapidement, débatteur pour une émission de week end, on lui opposerait Rachid Arab, ex membre du CSA également en discussion avec Vincent Bolloré. C’est ce qu’avancent Raphael Garrigos et Isabelle Roberts dans leur nouvel épisode consacré à l’empire Bolloré sur le site les jours.fr. Non, en fait pas si bien que ça, les présentateurs alignent 7 heures d’antenne faute de troupe, le directeur et directeur de la rédac a dû jouer au rédacteur en chef la semaine dernière pour la même raison. Cnews, la nouvelle formule d’itélé promise par Vincent Bolloré pour mi janvier pourrait être un petit peu repoussée..

Dalida : vous n’avez pas pu échapper à la promo Dalida. Le film de Liza Azuelos sort mercredi sur les écrans, et vous avez sans doute déjà du Gigi l’Amoroso entre les oreilles. D’ailleurs, Dalida, ou plus exactement son hologramme chantera Gigi mercredi soir au palais des congrès de Paris. Papier un brin critique à lire dans le Figaro ce matin, « Dalida en veux tu en voilà », c’est le titre, qui raconte la stratégie du frère de Dalida, Orlando pour organiser le revival Dalida depuis les années 90, stratégie moitié amoureuse, moitié marketing écrit Léna Lutaud. Ah au fait et le film ? « compilation de clips, litanie interminable de tragédies qui devrait susciter de la compassion, il n’en est rien » On peut être matraqué…et rester critique…

On termine par un hommage

Celui du quotidien l’Ardennais qui à sa Une ce matin, affiche une belle photo de Zacharie Noah, « Les ardennes perdent Zacharie » titre t il…C’est le vainqueur avec Sedan, de la Coupe de France de foot en 1961 que la région célèbre….Mais la photo la plus célèbre reste évidemment celle sur laquelle on voit son fils Yannick se précipiter vers lui, en pleurs, quelques secondes après sa victoire en finale de Rolland Garros le 5 juin 83 « Son exploit le plus célèvbre reste bien d’avoir bravé les services de sécurité de Rolland Garros ce jour là « écrit Julien Reboullet dans l’Equipe, « cette étreinte ancrée à jamais dans l’histoire du sport français, papa, ça y est, on a gagné, ON a gagné, ce « on « qui dit tout du rôle de Zacharie dans la carrière de son fils

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