"Surdosage = danger" : voilà le message qui sera bientôt inscrit en lettres rouges sur les boîtes de médicaments contenant du paracétamol. Ce dernier, à fortes doses, peut en effet détruire le foie. L'agence française du médicament donne l'alerte. Illustration dans LE PARISIEN, avec la terrible expérience de Moussa.

Il s’appelle Moussa, il a 22 ans, il est chauffeur-livreur à Paris, pratique la boxe anglaise et, cet automne, il a été pris de douleurs aux dents. Celles du fonds. « Les dents de sagesse », se dit-il alors… Il ne s’est pas vraiment occupé de ses papiers de mutuelle, et n’a pas les moyens d’avancer les frais du dentiste. Ses douleurs, il décide de les calmer avec du Doliprane. 2,18 euros la boite de huit comprimés d’un gramme. Au début, ça fonctionne, les douleurs se tassent, il peut continuer de se rendre au boulot, mais ses rages de dents reviennent et il a de plus en plus mal. 

En novembre, il prend jusqu’à sept comprimés par jour.

Et puis, un matin, le voilà plié en deux. Cette fois, c’est une douleur épouvantable dans le ventre. Il tombe de son lit, perd connaissance. Sa mère appelle une ambulance, qui le conduit à l’hôpital. C’est Florence Méréo qui raconte dans LE PARISIEN. A l’hôpital, Moussa apprend que le Doliprane a attaqué son foie, entraînant un état si catastrophique qu’il faut le transplanter. Preuve de l’urgence de la situation, il est greffé deux jours plus tard. Le 9 décembre, il se réveille avec une immense cicatrice. On a donc trouvé un donneur et Moussa vit dorénavant avec un nouveau foie.

C’est donc la surdose de paracétamol qui a détruit son organe. La star des pharmacies… Doliprane, Efferalgan, Fervex, Dafalgan… Aucune pénurie pour ces médicaments-là, dont un milliard de boîtes est vendu chaque année en France. C’est le médicament qui se consomme le plus à travers l’hexagone. La plupart du temps sans prescription médicale et sans savoir, dès lors, qu’à fortes doses, il peut avoir des conséquences dramatiques sur le foie. Raison pour laquelle l’ANSM, l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé appelle aujourd’hui à la modération. En respectant les doses, pas plus de 3 grammes par jour en automédication, le paracétamol est sûr et efficace. Mais en surdosage, il est la première cause de greffe hépatique d’origine médicamenteuse… 

L'agence française du médicament veut imposer un logo : « Surdosage = danger »

Un logo préconisant donc la vigilance. Nouveau pictogramme sur les boîtes, écrit en lettres rouges. Les laboratoires ont neuf mois pour se mettre en conformité. On retiendra qu’il est risqué de vouloir se soigner seul. 

Mais parfois, même entouré de médecins, on peut se sentir seul. Et, cette fois, c’est à lire dans les colonnes du PROGRÈS : l’histoire d’une jeune femme livrée à elle-même dans le service de maternité d’un hôpital de Lyon. Elle hurlait dans sa chambre, le travail avait commencé, mais ses cris sont restés sans réponse, personne n’est venu et elle a donc finalement accouché toute seule de sa petite fille… Un événement exceptionnel qui, dixit le journal, "questionne sur le sens de l’écoute dans les hôpitaux".

On s’interroge également dans MIDI LIBRE. Des questions sur un meurtre. Celui de Prescillia, 18 ans, dont le corps criblé de coups de couteau a été retrouvé dimanche dans l’une des allées du cimetière d’Estagel, dans les Pyrénées-Orientales.

Estagel, "un village sous le choc" après la mort de Prescillia

Un village plongé dans le deuil, l’incompréhension et la peur. LE PARISIEN fait lui également le point sur l’enquête. Le bourg compte 2000 habitants. Tout le monde connaissait, au moins de vue, Prescilla, une ado "souriante, joyeuse, polie"… « On l’aurait su si elle avait des problèmes », lâche Manon, attablée au bar de la place centrale. Elle a été tuée le soir du bal annuel des pompiers. La police privilégie la piste d’une mauvaise rencontre… 

Devra-t-on bientôt mettre des écriteaux : « bal des pompiers = danger » sur les places des villages ? 

Ce matin, la presse regorge de faits divers qui viennent bousculer notre tranquillité.

Un la une du TÉLÉGRAMME : un décès suspect dans la baie de Morlaix ; un garçon de 18 ans qui travaillait dans un parc ostréicole, espace vaseux recouvert d’algues vertes, et c’est le gaz toxique dégagé par ces algues qu’on soupçonne de l’avoir tué.

Dans INDÉPENDANT, c’est une tentative de meurtre à Laroque-des-Albères.

Un homme de 68 ans poignarde sa compagne avant de se suicider

Le quotidien précise que la victime a réussi à s’échapper. Et puis il est aussi question de violences conjugales dans L’YONNE RÉPUBLICAINE… Ici, avec le témoignage d’une femme régulièrement battue par son mari.

Il m’a toujours fait croire que c’était ça, la vie de couple. 

Non, ce n’est pas cela.

Dans LA RÉPUBLIQUE DU CENTRE, c’est un petit garçon d’un an que ses parents ont laissé tout seul pendant deux heures dans leur voiture garée en plein soleil devant leur domicile. Hier soir, il était encore dans un état préoccupant. Il est à l’hôpital. Une enquête a été ouverte. Devra-t-on bientôt mettre des écriteaux « soleil = danger » dans les habitacles des voitures ?

Des dangers, certaines entreprises françaises en courent également. En l’occurrence, les grands groupes installés dans les zones de conflit ou dans les pays en cours de reconstruction… C'est à lire dans LES ECHOS, sous la plume d'Anne Drif. 

"Soldats du CAC 40, le grand malaise français"

Il s'agit d'entreprises du BTP, ou bien d’extraction d’uranium, installées en Afrique ou bien au Proche-Orient. Des régions où l’on doit payer pour sa sécurité. Or, ce que dévoile cette passionnante enquête, c’est donc un grand "malaise". Les sociétés d’anciens militaires et agents du renseignement ont été mises à l’index par l’Etat depuis les années Bob Denard… En conséquence, les groupes tricolores sont contraints de faire appel à des experts anglo-saxons ou chinois… Risques évident d’espionnage industriel, et souvent, un profond sentiment d’abandon. Le responsable sécurité d’un grand groupe témoigne.

J’ai dû faire face à un enlèvement en Afrique, j’ai appelé les services de l’ambassade, zéro soutien. La sûreté, pour eux, c’est de la basse œuvre. Ils sont plus enclins à défendre la langue française ! 

C’est ici la nostalgie des mercenaires qui paraît s’exprimer.

Cela étant, il y a aussi des sourires dans la presse. 

Bien sûr, le sourire d’un cycliste à la Une de L’EQUIPE. 

La joie de Julian Alaphilippe, maillot jaune tricolore 

Julian Alaphilippe a remporté la troisième étape du Tour de France hier à Épernay, au pays du vin qui pétille, endossant du même coup le maillot jaune. Une première pour un Français depuis 9 ans… « Champagne ! » applaudit le quotidien sportif. Et on retrouve le mot à la Une de nombreux autres journaux.

Le sourire également de Marcel, 63 ans, et Félix, 78 ans. C’est à lire dans LA CROIX : d'anciens sans-domiciles relogés par le Samu social à Paris. Enfin, ils ont trouvé un logement durable, après des années de galère… Une des responsables raconte. 

On essaie de trouver ce qui leur plaît, on est un peu le Stéphane Plazza des sans-domiciles. Ensuite, quand la personne a emménagé, on ne rompt pas les liens, on continue à venir la voir, selon ses besoins.

Enfin, deux histoires souriantes d'animaux. 

Un goéland orange et des vaches mélomanes

L'histoire d'un oiseau, sur le HUFFINGTON POST. Les vétérinaires d'une clinique britannique ont eu affaire à un étrange animal au début du mois. Après que des habitants les ont appelés pour les informer qu'ils avaient trouvé un oiseau étrange en difficulté au bord d'une route, les vétérinaires s'attendaient à devoir s'occuper d'une espèce exotique. En réalité, l'animal aux plumes d'un orange vif était un goéland couvert du curry ou de curcuma

Il en avait plein les plumes et cela l'empêchait de voler correctement.

Ils l'ont nettoyé et lui ont rendu sa couleur normale, sans savoir comment il avait fait pour se retrouver couvert d'épices.

Enfin, sur SLATE, c'est donc une histoire de vaches. L'histoire d'un saxophoniste amateur américain qui, début juillet, a posté une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux. Il se tient devant un champ et se met à jouer quelques notes de Isn't She Lovely de Stevie Wonder. Tout au bout du champ : un troupeau de génisses qui, toutes, se rapprochent pour venir l'écouter. 

Il faudrait sans doute mettre de nouveaux écriteaux près des champs. Non pas « attention danger » mais « les vaches aiment le saxo » !

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