La Mafia profite de la pandémie et de l'endettement des italiens pour asseoir son pouvoir, le Monde. Catherine Deneuve va bien et retrouve les tournages, Paris-Match. Une cyber-attaque contre l'Eure-et-Loir, l'Echo républicain. Gabriel Garcia Marquez jeune, Lançon, et un champion cycliste colombien, Libération.

On parle d'une devise..

Qui semble fière et martiale mais qui porte la mort et l'abjection, « mon honneur s'appelle fidélité », cette devise qui fut celle de la SS, des jeunes gens la revendiquent encore sur leurs réseaux sociaux et sur leur corps parfois, des jeunes soldats, français, dont Mediapart nous raconte l'errance...  

Mon honneur s'appelle fidélité, Mein Ehre heisst Treue, on la retrouve en version originale sur le compte Instagram d'Alan, militaire du 27e bataillon de chasseurs alpins, Alan qui publie aussi des photos où on le voit en uniforme montant la garde dans le cadre de l'opération Sentinelle… Mon honneur s'appelle fidélité, la même devise se retrouve sur le torse de Teddy, sous-officier au 2e régiment étranger de parachutistes, et aussi, en langue russe, sur l'avant-bras de Rurik, sous-officier au 2e régiment d’infanterie de marine.

Vous en lirez d'autres, des histoires de tatouages et de bimbeloterie sordide chez des soldats de la France... Mediapart a trouvé une douzaine de soldats ou ex-soldats qui ne masquent rien de leurs convictions néo-nazies…  Une douzaine, ce n'est pas grand-chose  dans une masse de 230 000 militaires et 130 000 gendarmes, mais leur existence n'est pas seulement détestable, elle porte aussi un risque de violence terroriste... 

Valentin, ancien du 17e régiment du génie parachutiste, milite dans un groupe néo-nazi à nantes, il exprime sur son compte instagram exprime son admiration pour Brendon Tarrant, le terroriste australien, qui avait tué l'an dernier 51 personnes dans deux mosquée de Nouvelle-Zélande…

Nous voilà donc nantis de nouveaux monstres comme si nous en manquions ce matin. 

La presse nous propose des peurs sanitaires... le professeur Delfraissy vient nous reprocher sur le site du Monde et à la une de Libération d'avoir abandonné  les gestes barrières, quand Sud Ouest en Charente nous dit « Gare à la rechute » et Ouest France nous appelle à la « vigilance » face au covid 19, que l'on va dépister massivement en Mayenne. 

La presse nous rappelle des peurs sociales, quand la Dépêche donne sa une aux Airbus qui marchaient entre tToulouse et Blagnac et le Télégramme offre la sienne aux Nokia du Trégor qui défilaient hier à Paris... 

La presse nous rappelle les peurs sécuritaires, quand Sud-Ouest au Pays basque affiche la marche blanche en l'honneur de Philippe, chauffeur de bus agressé à Bayonne dont le coeur bat encore si le cerveau est arrêté... A Bordeaux, Sud Ouest met en avant la violence qui règne dans le quartier Saint-Michel, mais Monsieur Darmanin, dit le Figaro, veut rétablir la confiance de la police. 

La presse enfin me suggère une peur impalpable, quand j'apprends dans l'Echo républicain que le conseil départemental de l’Eure-et-Loir a été victime d'une cyber-attaque qui a mis à l'arrêt ses mails, ses réseaux, ses plateformes... On ne sait pas pourquoi, pour voler des données, par pure malveillance, l'Eure-et-Loir est visé, des communes du Percha avaient perdu 6 mois de comptabilité dans une autre attaque il y a deux ans... A Chartres, les agents travaillent à l'ancienne, par téléphone, est-ce rafraichissant? 

Et la Mafia fait son retour...

Et cette nouvelle que le Monde décrit d'un titre désabusé mais à double sens, « les mafias gagnent à l’usure", a quelque chose de diaboliquement suranné. S e rejouent en Italie des scènes éternelles, les agents de la mafia grimés en bon samaritains qui vous passent un bras réconfortant autour de l'épaule, « Tu sais que tu peux compter sur nous», une liasse de billet se glisse au creux de votre paume et vous voilà sauvé de l'endettement, et vus voilà prisonnier, dans quelque mois, il faudra rembourser le prêt et l'usure, au taux de 1000% par an, sous la menace d'une arme: la mafia ne prête ses sous que pour mieux vous tenir... Dans la pandémie et la crise qui suit, les organisations criminelles ont investi dans la pauvreté le tas d'or qu'elles tiennent du trafic de drogue, la Ndrangheta calabraise essaime jusqu'à Mila, où elle vient au secours d'entrepreneurs au bord de la banqueroute. Le crime prend le contrôle, on le combat dans des enquêtes âpres, grace à ceux qui disent non, dénoncent... Ceci aussi est une éternité. 

Quelle étrangeté que ces temps immobiles où fascinés nous contemplons le passé. Society, sur un ton enjoué nous dit la légende d'une émission culte, « Faites entrer l’accusé", qui servit à la France des faits divers réchauffés mitonnés qui de genre journalistique méprisés devinrent des chef d’oeuvres; il faudrait revoir, « Meurtre sous ordonnance », l’histoire de Sylvie Revirego, prenait trop, de médicaments et fit cuire, position pirolyse, à 350 degrés, le crâne de sa meilleure amie!

Le site AOC, Analyse opinion critique, vante le mérite d'une entreprise née il y a deux siècles et disparue depuis, Félix potin, dont la devise était:  "Vendre à meilleur compte des produits meilleurs". On cherchait chez Potin la qualité et une intégration industrielle, l'épicier se passait des intermédiaire la maison Potin avait fait construire une usine à Paris, elle fabriquait sa confiserie, sa biscuiterie anglaise et française, sa pâtisserie et son chocolat, les canons allemands, la Grosse Bertha, détruisirent l'usine de la villette en 1918, MAIS  la leçon reste, Félix Potin srait le modèle à suivre pour un monde éthique de circuits plus courts, respectueux... 

Si ce passé vous oppresse, vous irez lire de l'avenir rechnologique dans les Echos et le Figaro, qui après Ouest france hier, mettent en dossier la filière de l'hydrogène, une énergie panacée, que l’Europe veut relancer...

Et on parle de vélo enfin !

Mais à l’ancienne dans les beaux mots ironiques de Gabriel Garcia Marquez au temps de sa jeunesse, dont le styliste Philippe Lançon dans Libération nous rappelle l'histoire et le talent, c'est donc superbe. En 1955, Garcia Marquez interrogea à la dure, 5 heures par pendant cinq jours, le grand champion de son pays Ramon Hoyos, qui sortit épuisé de l'affrontement mais en lâcha des merveilles, "je  vais si vite depuis ma naissance que je ne comprends pas pourquoi je ne suis pas l'ainé de ma famille"... Hoyos pour tenir buvait du café, et fumait fumait, fumait, presque autant que l'écrivain. 

Dans Paris Match, on me parle justement d'une femme qui fume en buvant son café le matin, et c'est joie de la revoir ainsi requinquée, Catherine Deneuve qui avait fait un accident vasculaire sur un tournage en novembre dernier; elle est revenue pour ses plaisirs innocents  dans son quartier de Saint-Sulpice, elle est allé chiner aux puces de Saint-Ouen, on va la voir dans un film tourné avec son accident où elle joue une anthropologue mère terrifiante de Vincent Dedienne, mais surtout elle va reprendre le tournage d'un film dur d'Emmanuelle Bercot, qu'elle avait laissé quand son corps l'avait oubliée: elle est revenue dis-je, le cinéma avec elle, tout ira.

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