L'homme est de trop sur terre, dit un américain dans le Point, lui milite pour l'extinction de l'espèce. Le Un prône le zen. Le jour où sa maman voulut gifler le petit Philip Roth, l'Obs.

On parle d'enterrements chinois ce matin...

Et on parle de nous, l'espèce humaine, qui sommes de trop sur cette planète et même après la mort nous encombrons les sols, et de cette Chine qui fascine, le figaro ramène cette histoire. Le pouvoir veut en finir la tradition millénaire des funérailles et des offrandes aux ancêtres devant leurs monuments, car les cimetières sont saturés, une occupation improductive qui grignote les terres agricoles et fait monter le prix du foncier. Alors on subventionne les bons citoyens qui font incinérer leurs morts et enterrent les cendres dans urnes biodégradables, ou vont les disperser en mer dans des croisières que les villes côtières organisent. Et c'est une lutte entre la psyché d'un peuple et ses dirigeants, qui veulent que l'an prochain, la moitié des morts soient incinérés écologiquement. Et dans un Etat brutal où jadis, pour imposer l'enfant unique, des fonctionnaires obligeaient des femmes à avorter, on a vu des policiers confisquer des cercueils de familles endeuillées. Mais pire encore, et l'histoire du figaro devient une parabole sur la modernité: la réalité virtuelle vient désormais relayer la répression; on a créé en chine des cimetières sur internet, où l'on peut cliquer dans les allées d'une nécropole imaginaire sur la photo d'un cher disparu, et lui dédier, en ligne, ces offrandes qu'on ne pourra plus physiquement déposer.

Est ce ainsi que les hommes vivent chantait aragon... pauvres humains qui feraient mieux de ne pas naitre s'avance sur son site  le point, qui est allé rencontrer aux etats unis un professeur nommé Les Night qui prône l'extinction de  notre espèce pour sauver la planète et qui tout jeune à 25 ans s'est fait vasectomiser,"copuler sans peupler" dit ce joyeux drille qui n'est pas isolé, la jeune star du congrès, Alexandria Ocasio-Cortez, se pose la question: « Est-il acceptable d'encore avoir des enfants? » Et en France aussi, un essayiste Antoine Bueno l'a dit au point renoncer à avoir des enfants est « un acte écologiste bien plus fort qu'être végétarien, trier ses déchets ou renoncer à sa voiture et à l'avion... 

Quelle bizarrerie quand en Géorgie, Etats-Unis, une nouvelle loi très restrictive sur l'avortement, nous dit Libération, veut forcer les femmes à procréer... 

Quelle injustice aussi quand nous essayons de mériter notre planète, et dans le télégramme,  Florence Le Galll, jeune maman et fromagère bio nous raconte comment par des couches Lavables, elle et ses deux petits polluent moins la terre, et Nicolas Hulot, dans le même journal se remet en jambes avec un kite surf en bois éco)responsable, fabriqué à Locmiquélic par nicolas Guindé. 

Nous plantons des arbres me dit Paris match, et la nasa l'a photographié, la superficie végétale de la planète a augmenté de 5% depuis l'an 2000 et le verdissement mondial est porté par l'inde et la terrible chine... Le président Macron jouerait la carte verte, une de libération, oui ce sont les élections, mais plus sérieux, l'europe l'an dernier a baissé ses émissions de CO2 disent les échos en Une, et dans le même journal, je lis la bonne volonté de dDanone qui offre son savoir à l'humanité, et a ouvert  sa banque de ferments lactiques pour que tous ensemble, nous travaillons à diminuer le méthane qu'émettent les vaches laitières...

Et l'on parle d'insectes vengeurs...

Qui ajoutent aux souffrances de l'homme, et dans le Parisien je lis les horreurs des punaises de lit qui à Nanterre ont forcé nelly 67 ans à jeter ses meubles, et je vois en ligne les stigmates sur ses bras, et je vois dans midi libre le calvaire d'aAlain que piquent chez lui à Montpellier des araignées violonistes et ses blessures se nécrosent... Il faut se consoler en lisant la Provence dont la Une est dédiée à l'amour des chiens, quand une jeune femme se bat pour ramener en france l'animal si doux qui l'avait choisie dans un voyage en inde. 

Il est fragile l'être humain, on lui fait du mal et il s'en fait à lui-même... L'Est éclair et Libération champagne me racontent Nicolas et Pascale, quinquagénaires précaires, qui avait loué un pavillon révélé un taudis, fosse sceptique bouchée, excréments dans la douche, et après des mois de conflits leur propriétaire vient d'enlever la porte de leur logis... 

Il est fragile l'être humain, et pourtant il se bat, et s'il plonge parfois, il se reprend et l'Obs raconte la dépression et qu'on ne va plus soigner par des chimies qui atteignent leurs limites et mais par le sport le jogging, la bonne vie, et le renoncement à la mauvaise nourriture qui plombe et le corps et l'esprit... et la méditation aussi... Tiens le Un cette semaine, nous parle de cela, du Zen, car la méditation est une présence au monde... Vous voyez nous essayons...

Et une rédemption pour finir...

Celle de Lucas Moura, joueur surnuméraire au paris saint Germain devenu hier héros de la qualification de Tottenham en Ligue des champions, et le Monde moque le club parisien qui en a chassé d'autres  qui brillent en Europe... Lucas resplendit aussi dans l'equipe, mais le journal raconte aussi, juste à côté les destins brisés d'un scandale, celui, du fichier ethnique des jeunes joueurs du paris SG. Libération, me raconte comment en Belgique, un club a été brisé par des décisions politiques pour ne pas faire d'ombre à une équipe aux actionnaires qataris... Décidément? 

Mais toutes les mesquineries ne valent pas le mystère de la rédemption d'un joueur... le mystère nous définit. Allons. En Bretagne, à Plougastel, c'est dans le Parisien, une inscription gravée sur une pierre que la marée recouvre, intrigue et la mairie demande des bonnes volontés pour traduire ces mots vieux de trois siècles. Allons. Nous n'aurons pas si longtemps à  attendre pour comprendre l'éternité de Philip Roth. Un an après sa mort, un recueil nous livre ses textes théoriques et autobiographiques, et l'obs publie ces extraits du testament d'un homme qui se souvenait adulte d'une réaction  de sa maman chérie, l'ayant vu briller sur scène dans un théâtre scolaire où jouait "le préjugé": "elle qui de toute sa vie n'avait jamais levé la main sur personne avait eu envie de me gifler. "Ou as-tu appris a te montrer aussi détestable?" J'étais ravi de me dire que j'avais un don inné pour la chose." Oui, il faut refaire des enfants.    

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