Un champion olympique français est désormais une femme...

Qui s'appelle Sandra Forgues et qui était Wilfrid, champion olympique de canoe biplace en 1996... Elle raconte dans l'Equipe ce qu'elle appelle "sa sortie de prison"...  Et on a rarement aussi bien parlé de ce passage d'un genre à l'autre qu'avec ce jadis baraqué que l'on voit dans l'Equipe pagayer sur une eau en furie... Mais l'apparence était une illusion... 

"Vers six sept ans, j'allais au catéchisme, je croyais en Dieu. Tous les soirs, je priais pour renaître en fille." Et le petit garçon, en cachette, pour s'endormir, mettait des robes, et il continuerait toute sa vie à se travestir loin du regard des autres... Mais en même temps... Wilfrid aimerait les femmes, une femme, serait marié et père... et aussi grand sportif, et sa vérité était son masque... 

"Je surjouais, je me forgeais un corps de ''marines''. Il m'arrivait de rentrer d'une séance de musculation tout gonflé, et de m'insulter dans la glace. Après mon titre, j'ai compris que j'aurais du mal".

A l'automne 2016, il s'est décidé à devenir une femme... et sur leur bateau, 20 ans après leur titre, il a prévenu son partenaire olympique Frank Addisson... "Il croyait que je me foutait de sa gueule. Mon surnom dans le milieu du kayak, c'était le gros, parce que j'étais un gros bourrin. Le gros en femme il y avait un truc qui ne collait pas"....  

Et puis ça a collé.

Sandra Forgues, au corps adouci et aux émotions affinées, est resté dans la  famille du canoe kayak français, qui entraîne de jeunes espoirs et parmi eux son fils, qui appelle cette femme papa pour lui demander des conseils...  

et Sandra témoigne aussi pour le monde du sport qui se révèle ici d'une tolérance absolue: elle a raconté aussi son parcours dans le journal spécialisé Canoe Kayak magazine... et il y a cette jolie phrase que cite la dépêche. « Notre sport est un sport de nature. On apprend à la respecter. Cette notion de respect est propice à l'acceptation en règle générale ».

Voilà donc Sandra  et l'ayant entendue, on regarde avec tendresse les petits trésors qui nous viennent du sport... Une blondinette de Sigean dans l'Aude, Enya Frickert, championne de France minimes de full contact...  C'est dans Midi libre... Ou ces  fiers rugbymen de colommiers, c'est dans la Dépêche, qui confectionnent leur propre bière, "blonde, légère"... 

Ou ce reportage boueux et joyeux de Libération sur le cross country, cet école de la course dans la gadoue la pluie et la neige et qui trempe les âmes... Le titre est grand. Plutôt courir de boue que vivre à genou. Sandra Forgues aussi est debout.   

Donald Trump fait les Unes, et c'est étrange...

Parce qu'il y a un décalage entre ce que nous savons... Que Donald Trump et Kim Jong Un vont se rencontrer pour parler d'une Corée sans armes nucléaires.... et cet autre Trump que le Figaro, le Financial times et le New York times affichent en fauteur de guerre commerciale dans leurs éditions papier...  Trump  a écoeuré son conseiller économique dit le NY times, et il ne croit qu'en son instinct!  Oui mais son instinct le mène en Corée du Nord, alors? "Il fait ce que personne d'autre ne peut faire", commente le même New York Times sur son site internet... 

Vérité du web et vérité du papier, elles ne s'annulent pas...  

On parle de notre métier dans la presse, dans un portrait d'Elise Lucet référence de France TV, dans le magazine du Monde.. mais surtout dans un reportage de society sur une chaîne de télévision russe qui s'appelait TV2.

Elle émettait de Tomsk en Sibérie où il fait moins 40 cet hiver, elle était la première chaîne indépendante de Russie, née dans l'effondrement de l'union soviétique.  "Nous pensions que la presse allait jouer un grand rôle dans le changement, qu'il y avait des gentils et des méchants et que nous pouvions aider les gentils..." Les méchants ont gagné, des adolescents russes, quel reportage photo dans society! ont créé un fan club de poutine dont le visage s'affiche sur leurs tee shirts et dans les posters de leurs chambres... Et TV2 a disparu, écran fermé, interdit depuis trois ans.

Savons-nous faire, dans le luxe de notre liberté, le même métier? Lisez dans arret sur images l’étrange licenciement par France 3 Normandie du reporter jean marc Pitte, qui dérangeait les nobliaux locaux… 

Ce sont des batailles, ici. 

Des chevaux clonés pour finir...

En Argentine, racontés dans le Point... Là-bas, le meilleur joueur de polo du monde. Adolfo Cambiasso, a fait cloner son cheval fétiche, Aiken Cura... il s'était brisé la jambe et avait du être euthanasié en 2006... Mais juste avant la fin, Cambiasso avait demandé que l'on prélève un morceau de la peau de son cheval et de ce morceau de peau, dans des aventures génétiques que nous raconte le point, sont nés des clones, qui savent dès leur naissance comment tourner à gauche à droite... 

Le futur galope... On se remettra en lisant dans le magazine des échos la gloire d'Antoine Compagnon, professeur de littérature "à la dégaine raide et à la coupe en brosse", mais auteur à succès pour un été avec Montaigne, et dont les cours au collège de France attirent une foule qui patiente des heures pour aborder la sagesse éternelle des livres... Le cours s'appelle "de la littérature comme sport de combat"... 

Autre sport, celui des voleurs à la tire dont Le Parisien décrit ruses et méthodes, dessins à l'appui... le journalisme est un sauf conduit.

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