A première vue, ce n'est qu'une anecdote... Mais à la réflexion, on s'interroge : et si c'était une leçon de vie ?... "Les automobilistes étaient bien embêtés, hier, sur les quais de la Marne, à Joinville-le-Pont : l'air un petit peu perdu, un cygne est planté au milieu de la route, et ne semble pas vouloir rejoindre le trottoir... La file de voitures s'allonge dangereusement... Après des coups de klaxon rageurs, quelques conducteurs sortent de leur véhicule"... C'est Anne-Laure Abraham qui raconte, dans Le Parisien-Aujourd'hui en France... "Une dame se met à suivre le volatile pas à pas, pour tenter de le ramener sur le bas-côté... Un autre tape des mains, sans succès : l'oiseau proteste... Puis finalement, il s'écarte... Et chacun remonte dans son bolide, pour reprendre le rythme effréné de l'existence citadine"... A première vue, ce n'est qu'une anecdote... Mais à la réflexion, on s'interroge : et si c'était une leçon de vie ?... Et si ce cygne avait juste voulu nous dire : "Ralentissez, les gars : ça va trop vite... Qu'est-ce qui presse, après tout ?"... Comme un petit moment de poésie... alors que l'on s'enfonce dans la crise... Avec toujours les mêmes questions... "La crise, jusqu'à quand ?", interroge Ouest-France... "Jusqu'où la dégringolade ?", se demande Le Courrier Picard... La réponse est dans Le Télégramme : "C'est bien parti pour durer"... Oui, mais pourquoi, "pourquoi on n'en sort pas ?", questionne Libération... qui propose son explication... "La faute est notamment chez les gouvernements européens, qui jouent trop en solo", estime Didier Pourquery dans son éditorial... "Soyons réalistes : demandons l'impossible... Il faut, dit-il, que l'Union profite de la crise pour mettre en place une véritable gouvernance économique et financière... L'Europe a besoin d'union"... Alors les banques... les banques françaises... Comment s'en sortent-elles aujourd'hui ?... Et "comment elles vous draguent"... C'est la question que s'est posé Le Parisien-Aujourd'hui en France... Quatre de ses journalistes se sont faits passer pour d'éventuels clients... Ils ont appelé des conseillers de plusieurs banques françaises... Et ce qu'ils ont découvert, c'est que parfois ces conseillers, tenus pourtant à un devoir de réserve vis-à-vis de leurs petits camarades, n'hésitent pas à dire pis que pendre de la concurrence... Ainsi ce conseiller du Crédit Mutuel... "Nous, on n'est pas coté en Bourse, donc on n'est pas touché... Mais ce n'est pas le cas de BNP-Paribas... Je n'irais pas chez eux en ce moment"... Ainsi aussi ce conseiller de BNP-Paribas... "Les Caisses d'Epargne sont parmi les banques qui perdent le plus... La Société Générale aussi... Ce sont les banques les plus risquées"... Ainsi encore ce conseiller de la Caisse d'Epargne qui, lui, tape sur La Banque Postale... "Les Bourses plongent, les banques s'arrachent les clients", titre, du coup, le quotidien... Autre conséquence de la crise : elle "réoriente le débat au PS", titre Le Figaro... "Malheur à ceux qui ont manié le mot 'libéral', Bertrand Delanoë en tête", analysent Nicolas Barrote et François-Xavier Bourmaud... "Delanoë qui, au printemps, pensait paraître moderne en se déclarant socialiste et libéral... Depuis, le mot a presque disparu de ses discours... Un mot devenu tabou aussi chez Ségolène Royal, qui se présentait pourtant comme blairiste il y a deux ans, et qui demande maintenant l'interdiction des licenciements pour les entreprises bénéficiaires qui délocalisent leurs activités"... Commentaire de Patrick Apel-Muller, dans L'Humanité... "Les dogmes libéraux ont été prudemment remisés, dans l'attente d'éventuels jours meilleurs"... Mais Gaëtan de Capèle, dans Le Figaro, continue de défendre, lui, le libéralisme... "Malgré la crise actuelle, c'est, dit-il, le seul modèle qui ait démontré sa capacité à assurer le développement et la prospérité des sociétés"... Alors, pour en revenir au PS, vous pourrez lire l'article de Rosalie Lucas et de Morgane Duquesnoy, dans Le Parisien, qui ont lu les six motions déposées par les candidats à la tête du parti, et compté combien de fois étaient employés certains mots symboliques... Le mot "Europe" : 125 fois chez Martine Aubry, 77 chez Benoît Hamon, 64 chez Bertrand Delanoë... Le mot "Etat" : 50 fois chez Martine Aubry, 37 chez Bertrand Delanoë, 27 chez Ségolène Royal... Quant au mot "socialisme", eh bien il apparaît très peu... à croire que lui aussi, étonnamment, soit devenu tabou... L'hebdomadaire a pu consulter les 23 petits carnets à spirale sur lesquels Yves Bertrand notait tout... Yves Bertrand, l'homme qui a dirigé pendant 12 ans les Renseignements Généraux... des carnets saisis en janvier dernier, dans le cadre de l'enquête sur l'affaire Clearstream... Beaucoup, à gauche comme à droite, soupçonnent en effet Yves Bertrand d'avoir été la pièce maîtresse d'un cabinet noir piloté par Dominique de Villepin, au service de Jacques Chirac... A travers ces carnets, nous explique Le Point, c'est donc un "voyage sous les jupes de la République"... "On y trouve pêle-mêle le nom des informateurs d'Yves Bertrand, ses rendez-vous, les enquêtes secrètes qu'on lui commande... enquête sur la vie privée de Lionel Jospin... enquête sur la vie privée de Nicolas Sarkozy... des petits mots sur les problèmes fiscaux d'un ministre... sur les pratiques sexuelles d'un autre... la consommation de cocaïne d'un troisième... Tout ce qui a récemment nourri la polémique sur le fichier de police Edvige se trouvait déjà dans les carnets d'Yves Bertrand... lequel, aujourd'hui, se défend, en affirmant que ces petites notes ne sont à considérer que comme des brouillons... et que s'il a écrit sur la vie privée, c'était certainement pour protéger les membres du gouvernement"... A lire donc, cette semaine, dans Le Point... Sur le site Rue89... je vous conseille cette fois la lecture d'un article de Chloë Leprince, qui revient sur la crise au Grand Orient de France... La première obédience maçonnique du pays n'en finit pas de se déchirer depuis que 5 loges ont initié des femmes... Car contrairement à d'autres obédiences, le Grand Orient de France est traditionnellement 100% masculin... Or, ma consoeur nous apprend que des courriers sont partis en fin de semaine dernière pour demander la suspension individuelle de tous les maîtres des loges qui ont dérogé au statut... décision du nouveau Grand Maître Pierre Lambicchi, qui explique "que l'on n'entre pas au Grand Orient comme on entre dans un club de boules"... Aujourd'hui, "169 francs-maçons sont donc menacés d'exclusion pour une histoire de femmes"... C'est sur le site Rue89... "Du rififi chez les Nobel de Médecine français"... C'est le titre à la Une de France-Soir... qui revient sur la création d'un comité de soutien au professeur Chermann, qui se sent oublié... "Colossal trafic de voitures", titre Paris-Normandie... 22 personnes ont été interpellées dans la région... Le réseau aurait volé un millier de véhicules... A la Une de L'Express... gros dossier sur "les diplômes qui marchent"... "Les vraies filières anti-chômage... Les métiers qui rapportent vite"... La palme revenant aux professions médicales : médecins, pharmaciens et dentistes... A la Une de L'Alsace... polémique autour de la Miss... L'élection de Miss Alsace aura lieu dimanche à Colmar... Mais la Mulhousienne Virginie Schmidt a été rejetée par Geneviève de Fontenay... Certains pourtant, dans la région, considèrent que c'est elle la plus belle... Des photos de Jacques Brel un peu partout, dans vos journaux, à l'occasion des 30 ans de sa disparition... Libération nous explique comment le chanteur a "gagné ses ailes"... Récit de sa passion pour les avions... Cela s'appelle "Brel au ciel"... Le chanteur qui inspire aussi, d'ailleurs, plusieurs de vos éditorialistes... Comme Didier Pobel, dans Le Dauphiné Libéré... "Jacques Brel est parti bien avant le krach de 2008... Fichons-lui la paix mais achetons ses disques... La poésie est notre dernier placement sûr"... Et moi, je suis certain qu'il serait d'accord avec cela : ce cygne qui a ralenti les voitures hier sur les quais de la Marne, à Joinville-le-Pont...

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