On picore des vers dans Libération, le Monde, Ouest-France, le Point, l'Obs, le Figaro, la Croix, qui émerveillés découvrent pour nous la Nobel de littérature Louise Glück, que seule avait publiée en France la revue "Po et sie". L'Indépendant dit l'union possible à Perpignan du XV et du XIII chez les gamins à former!

Et on parle encore de littérature avec la nouvelle prix Nobel, la poétesse Louise Glück...   

Qui elle nous parle du silence qui précède l'écriture et décrit ainsi son travail... "Pour composer des poèmes, j'attends et j'écoute. Je guette un son qui ne résonne pas comme les anciens sons. »  Mais parfois les sons se font attendre et Louise Glück dit aussi cela: «De longues périodes de ma vie ont été silencieuses. Cela signifie ne pas écrire du tout, pendant deux, parfois trois ans.»  

C'est dans Libération que je lis les silences d'une poétesse venue de la bruyante Amérique, que nous présentent aussi le Figaro, Ouest-France la Croix, le Monde, l'Obs ou le Point, qui tous portent la grâce de la découverte, car nous ne connaissions pas Louise Gluck en France, on nous présente alors son lyrisme retenu, l'ellipse et le non-dit, l'ombre d'une soeur disparue, une manière de faire écho à l'enfance, aux mythes grecs et aux tragédies du temps...  

 Nous picorons des vers dans nos journaux, car quelques poèmes de Louis Gluck ont été traduits, notamment dans une belle revue que vous pouvez lire en ligne, elle s'appelle "Po et sie"...    

"Piégé dans la terre, ne souhaiterais tu pas toi aussi aller au paradis."  

"Je voudrais rester comme j'étais, immobile comme le monde ne l'est jamais, pas au coeur de l'été mais l'instant précédent"  

"Le grand avantage/est de ne pas avoir/d'esprit. Des sentiments/Oh ça, j'en ai, ce sont eux/qui me gouvernent. " 

"J'écoutais les différents chants des oiseaux que nous nourrissions /, les tribus d'insectes en train d'émerger,/et par-dessus, la machine à coudre de ma tante forant / des trous dans une pile de robes."

 "Les beaux jours dorés où tu allais bientôt commencer à mourir mais où tu pouvais encore prendre part à des conversations imprévues avec des inconnus..."  

J'ajoute ma découverte.  "Le monde était très grand. Puis le monde fut petit. très petit, assez petit pour tenir dans un cerveau. Il n'eut plus de couleur, fut tout entier intime espace : rien ni entra ni n'en sortit."

 Louise Glïck autorise aussi l'ironie, l'Obs cite une revue américaine « The New Republic » qui la qualifie ainsi: « la moins irritante des poètes régulièrement cités sur Instagram. » Serait-elle mièvre alors? Allons non, le New York Times a rencontré la lauréate chez elle, flabbergasted de voir sa rue couverte de journalistes et d'être couronnée. "Je ne suis pas modeste du tout, mais enfin je viens d'un pays que les gens n'aiment pas trop, je suis blanche, des gens comme moi ont eu tous les prix..." Elle écrit de manière erratique, elle a fini cet été un recueil sur l'effondrement intime, le deuil et la comédie, elle écrit sur la mort depuis qu'elle a dix ans mais quand même, "j'étais une petite fille très joyeuse"...  

Elle a l'air sympatoche à 77 ans.   

Sympatoche aussi  et plus que cela, notre Michel Audiard que son fils Jacques, son petit fils Stéphane raniment dans le Figaro et me rappellent ce mot: "De mon vivant je veux bien être modeste mais une fois mort j'aimerais qu'on reconnaisse mon génie". Le Figaro me dit aussi que Jean Giono aimait les belles étoffes, c'est tellement français... 

Marianne me parle aussi de mon pays dont les habitants sont bienveillants,  que des photographes ont sillonné dans une longue marche, le projet s'appelle AZIMUT, cela donne un livre, des expositions, et l'interview de deux photographes, Yohanne lamoulière et Bertrand meunier qui travaillent à l'argentique, car ce procédé incarne le temps long de la photographie, une, latence entre la prise de vue et la photo développée, c'est une poésie du temps lent, Mme Glück entendrait cela.   

On parle aussi de réconciliation... 

 Qui fait la une de l'Indépendant à Perpignan, où se négocie un projet de centre de formation commun aux Dragons catalans et à l'USAP, les deux grands club,  l'un de XIII et l'autre de XV, nulle part ailleurs dans le monde les deux ovales antagonistes ne sont ainsi alliés, vous lirez toutes les stratégies à l'oeuvre au pays des deux rugbys, c'est de la politique mais j'en suis bouleversé. 

L'Equipe,m'attendrit des confidences d'un ancien tennisman, Thierry Champion se souvient de lui junior en 1983, allant disputer Flushing Meadow... Dans l'avion le môme était  assis près d'une blonde magique, qu'il invita à dîner sitôt arrivé à New York, il s'en ruina, passa  le tournoi à se nourrir de hot dogs, et découvrit quelques mois après que la sublime était devenue la fiancée de Yannick Noah, il regrette de sa carrière Champion de n'a pas avoir plus cru en son jeu...  

Le Parisien raconte le miracle qui a permis l'argentin  Diego Schwartzmann, demi finaliste de Roland-Garros face au géant Nadal... Sa famille vient de Pologne, ils sont juifs, son arrière-grand-père échappa à la Shoah quand le wagon où il était déporté se détacha du reste du convoi... Diego, protégé d'une telle histoire, s'est depuis longtemps consolé de ne même pas mesurer 1 mètre 70.  

On se sort des tragédies. Nice Matin se tient toujours debout près des vallées où la vie revient.

 L'Obs raconte ces femmes qui tombent amoureuses des tueurs en série, de Landru à patrice Alègre, c'est tremblant, dérangeant. 

Le Monde raconte les policiers noirs américains déchirés, fiers de leur uniforme et conscient de la mort qui guette les leurs.  

La Croix raconte un migrant iranien, Alex Ali Kani  qui a passé treize ans de sa vie à franchir des frontières et de chez nous six fois a voulu partir en Angleterre, la dernière fois en août: "Je suis tombé dans cette eau froide, et je me suis vu mourir,  je e suis demandé comment ma vie avait pu devenir si misérable." Les gendarmes maritimes l'ont sauvé et ont été gentils, il veut rester chez nous, il parle anglais allemand italien persan, il apprend le français...  

 Et on parle enfin de précision...  

Car elle m'a manqué hier dans un lapsus indu, qui m'a fait attribuer à l'Opinion la TRES BONNE ENQUETE sur les vaccins qu'a publié l'hebdomadaire le UN, l'impardonnable est avoué...  *

Le magazine des Echos évoque une autre précision dans une enquête historique passionnante sur le PIB, ce produit intérieur brut qui dit la vigueur des pays, il est né d'un anglais nommé Petty auquel le dictateur Cromwell avait demandé d'évaluer la richesse de l’Irlande conquise pour répartir équitablement le butin... Je vous laisse lire la suite et les limites du PIB impérial, ainsi celle-ci: "Il ne bouge pas quand les inégalités augmentent, ou quand une belle journée nous rend heureux". C'est jour de poésie.

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