« Tout ce qu’il touche se transforme en or. » Phrase à lire dans LE PARISIEN…

_« Jusqu’ici, tout réussit à ce surdoué. »Phrase à lire dans LE JDD… Alors, qui donc est ce « surdoué »qui réussit à transformer tout ce qu’il touche « en or »_ ? Eh bien c’est un navigateur de 34 ans, le Charentais François Gabart, qui, depuis plusieurs années, remporte toutes les courses auxquelles il participe : le Vendée Globe, la Route du Rhum, la Transat Jacques-Vabre, la Transat anglaise… Et il est actuellement en passe de battre le record du tour du monde en solitaire… Un record détenu par Thomas Coville – c’était il y a exactement un an, il l’on imaginait alors qu’il serait ancré pour longtemps, ce record... Thomas Coville avait mis un petit peu plus de 49 jours… Le tour du monde en 49 jours.

Or s’il poursuit au rythme auquel il s’est lancé, au tout début du mois dernier, François Gabart pourrait donc bien terminer son périple avec quatre à six jours d’avance… Il le raconte, son périple, dans LE JOURNAL DU DIMANCHE… La lutte contre la fatigue et le manque de sommeil, la peur et les souffrances physiques : « En baver, c’est ce que je recherche… Tout donner et puis terminer sur la ligne d’arrivée à bout de force. » Mais, dans LE PARISIEN, qui le présente comme « le petit Mozart de la voile », il dit aussi ses émotions : des instants où les larmes peuvent lui monter aux yeux… Un coucher de soleil ou quand la mer est belle… Des sensations très fortes, quatre ou cinq fois par jours. Et puis, ce qu’il aime surtout, c’est la vitesse… Tant pis si, par moments, par gros temps, des eaux agitées, il risque de casser son bateau… Il prend le risque, il aime le risque, parce qu’il a confiance… Une confiance qui, si l’on en croit sa sœur Alice, lui vient de son enfance – déjà, à l’époque, il se rêvait skippeur. « Nos parents, confie-t-elle, sont d’un naturel vraiment très optimistes. Ils nous ont montré que les rêves pouvaient se réaliser, et que ça valait le coup de tout donner pour les vivre. »

Comme une leçon de vie. Confiance et optimisme… sur un trimaran. François Gabart nous fait du bien.

Lui aussi, il a tout donné, il a vécu ses rêves et des milliers de personnes lui ont rendu hommage hier… « Des dizaines de milliers de personnes à Paris », rapporte LA PROVENCE qui évoque, c’est le titre : une « communion nationale »« Des centaines de milliers de fans », estime de son côté PRESSE OCEAN qui évoque, c’est le titre : un « hommage immense »… Un « immense adieu », abonde LE PROGRES… Et l’on retrouve ce mot, « adieu » à la Une de nombreux journaux… Le mot « amour », aussi…

« Le dernier message d’amour à Johnny », titre LE BIEN PUBLIC… « Ils l’ont tant aimé », commente LE COURRIER PICARD, sous une photo de la foule, compacte, place de la Madeleine… « Que l’on t’aime » : ça, c’est le titre à la Une de L’EST ECLAIR, et cette fois, la photo montre l’épouse du chanteur et ses deux filles qui embrassent le cercueil blanc du défunt… Pourquoi un cercueil blanc – n’est-ce pas réservé aux enfants ? C’est l’écrivain Philippe Labro qui nous a livré la réponse : « Johnny Hallyday, a-t-il dit, était un enfant dans un corps d’adulte et un adulte aux yeux d’enfant. »

Et il sera donc inhumé demain sur l’île de Saint-Barthélemy, dans l’intimité familiale… Mais hier, précise le journal, c’était « un hommage grandiose » qui a réuni « près d’un million de personnes »… Des dizaines de milliers, des centaines de milliers, près d’un million de personnes… Difficile de donner un chiffre, mais c’était un hommage « à la démesure de Johnny », commente LE COURRIER DE L’OUEST, tandis que LE PARISIEN DIMANCHE estime qu’on a assisté à « un grand cri d’amour »… Et c’est un récit sur huit pages de ce « grand cri d’amour » que nous propose le quotidien… L’amour de ses amis et l’amour de ses femmes, les mots des politiques et les mots des motards, les mots de ceux qui l’adoraient… Des larmes, beaucoup de larmes… De la musique, beaucoup de musique…

Huit pages qui décrivent « un requiem pour une idole »« Si le mot ‘événement’ a encore un sens, note Pierre Vavasseur, alors il le doit à la journée d’hier, embrasée par l’hommage populaire à Johnny Hallyday… » Et, dans son édito, Frédéric Vézard renchérit : « Il fallait vivre cette journée pour comprendre que Johnny n’est pas qu’un chanteur au destin extraordinaire. Des innombrables fans éperdus de gratitude… Des grands noms du spectacle paralysés par l’émotion… Johnny était de ceux qui nous rendent meilleur, écrit-il, avant de conclure. Un ange est passé sur les Champs-Elysées. Puisse-t-il continuer longtemps à nous inspirer… »

Profond lyrisme, ce matin, partout, dans les journaux…

Preuve, encore, sous la plume d’Hervé Gattegno dans LE JDD…« Parce qu’il incarnait toutes les générations et tous les styles, Johnny ne ressemblait à personne et plaisait à tout le monde… Il était beau et pathétique comme une star, fort et fragile comme un homme, simple et grand comme la France. »

Bref : Johnny nous a fait du bien.

Un autre homme fait également la Une ce matin, mais là, c’est moins lyrique, nettement moins lyrique… Il s’agit de Laurent Wauquiez, grand favori de l’élection qui se tient ce dimanche pour élire le président du parti Les Républicains… Et la quasi-totalité des articles sur le sujet sont, disons, très à charge… Dans LE MONDE, on peut lire le désarroi des militants… Certains disent s’inquiéter du positionnement très droitier de Laurent Wauquiez… MEDIAPART nous raconte « l’histoire d’un sacre verrouillé »… Quant au site LES JOURS, il nous décrit comment le président de Rhône-Alpes a su, je cite « instrumentaliser sa région », à la manière d’un chef de village gaulois résistant à l’envahisseur, et ce, je cite toujours, « pour servir son ambition nationale »… 

A peine plus positif dans LE JOURNAL DU DIMANCHE, qui revient sur la jeunesse de Laurent Wauquiez : « Wauquiez avant Wauquiez »… Au lycée, à Sciences-Po, comme d’ailleurs à l’ENA, il fallait toujours qu’il soit le premier de la classe… Autrement dit : qu’il batte les autres… Et quand il pilonne « les élites », _« il se fout de la gueule du monde, parce que cette élite, il en est le pur produit », peste un de ses anciens camarades… Un autre se souvient des cours d’équitation qu’il prenait avec lui, dans un centre équestre près de Strasbourg… Et de cette confidence du jeune Laurent Wauquiez… « J’ai demandé à ma famille de m’envoyer mon cheval, parce que je ne mets pas mes fesses sur ces chevaux-là. » « Il était sympathique, mais il ne faisait pas partie de la classe moyenne, ça c’est sûr »_, ironise cet ancien ami…

Allez, une dernière confidence, cette fois c’est dans VSD : comment Laurent Wauquiez fait-il pour rester un homme simple ? Réponse de l’intéressé lui-même : son secret, c’est sa femme… Et là, je cite la phrase : « Elle n'hésite pas à me faire pousser le chariot quand je fais les courses avec elle ». Beau modèle de simplicité, en effet.

Et puis, pour finir, deux mots sur deux autres chanteurs.

Tout d’abord, le portrait d’un rappeur irakien… Il s’appelle Nasrat Al-Bader, et c’est Quentin Müller qui dresse son portrait sur le site NOISEY… Un homme au parcours incroyable : avec de connaître un grand succès populaire, il a été enrôlé de force par Saddam Hussein afin de composer des hymnes guerriers… Sidérant portrait, allez lire.

Enfin, dans LES INROCKS, interview formidable de Michel Polnareff« Je me trouve complètement normal », dit-il, avant de confier ceci : « J’ai consulté des psychiatres, mais je n’ai jamais réussi à en guérir un seul… » Michel Polnareff nous fait du bien…

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