Télérama accompagne les hommes qui changent dans un monde que chamboule le féminisme, mais nous avertit contre l'apparence des genres. Le Figaro et l'Obs racontent chouettement Paul McCartney 78 ans, qui sort son troisième album solo. Society raconte le patron de TF1 qui dépeça un iguane sur Koh-Lanta.

On parle des hommes...  

Qui doivent changer les hommes dans un monde que chamboule le féminisme, et ils changent certains hommes sous l'œil bienveillant de Télérama, qui les encourage à se défaire de leur chimère, comprenez  "le vieil idéal de force physique, de fermeté morale et de domination masculine" , que résumaient les historiens Georges Duby et Michèle Perrot... 

Et Télérama salue des éclaireurs que vous verrez beaux et graves, le regard profond  Voilà donc Simon Johannin qui adolescent inquiétait son papa dans un village de l'Hérault: un matin, Simon s'était réveillé avec une barre de traction installée au dessus de la porte de sa chambre, installée par papa qui ne le trouvait pas assez musclé...  Mais la vie est espiègle. Simon s'est retrouvé désirable en Belgique, dans une école d'art, son corps longiligne l'a amené au mannequinat où il posait comme un garçon féminin, érotique, viril également; il est aujourd'hui romancier, et écrit avec sa femme Capucine des romans où les garçons savent la violence mais expriment la tendresse, l'Obs les comparés à Virginie Despentes.  

Simon n'est pas seul à déjouer les clichés, on rencontre un youtubeur Dany Caligula, imprégné de rap viril et de culture japonaise mais qui un jour s'est retrouvé lynché en ligne pour avoir admis sa bisexualité, et aussi aussi un comédien Yann Gael, qui, noir et athlétique, ne comprenait pas qu'on parle de son corps et non pas de son jeu, et qui s'étonnait qu'on réclame de lui, sur scène, une violence qu'il ne ressentait pas...   

Sont ils une génération, sont-ils l'avenir, ces garçons qui essaient? Il faut se méfier de l'intérêt que l'on porte aux seules identités de genre dit un universitaire du Québec, François Dupuis-Deri, cela n'est pas si nouveau, et cela masque l'immobilité globale des inégalités: "Je peux porter des boucles d'oreille, d'ailleurs j'en porte, et même une jupe, ça l'est arrivé,  et à la maisonEt, dit cet homme dont le sujet et le féminisme et dont la sœur a été colonelle de l'armée canadienne...   La "crise de la masculinité" n'est que le cri du patriarcat quand les femmes demandent leur part d'égalité... Au XVIe siècle à Londres, des gaillards s'indignaient parce que des femmes, c'était une mode, portaient cheveux court, veste, et à la ceinture une épée, un pistolet. Comment disait-on empowerment?    

L'Humanité nous raconte une Bande dessinée, issue de la contre-culture américaine. Elle a été publiée en 1987, elle se nomme "l'Essentiel des gouines à suivre", et on y voyait deux filles en débardeur hésiter avant d'aller au cinéma. "Je ne vais voir un film qu'à trois conditions, disait l'une des deux. Un, il faut qu'il y ait au moins deux personnages féminins. Deux, ces femmes doivent se parler. Trois, elles ne doivent pas parler d'un homme...  Le dernier film que je suis allé voir était Alien, deux femmes parlaient du monstre..." Ces conditions sont devenues une norme dans les études féministes sur le cinéma, on parle de la règle de Bechdel, du nom d'Alisson Bechdel... l'autrice de la BD...  

Mais la grande culture compte aussi dans le grand combat du genre...  Télérama nous dit que c'est Buster Keaton génial comique du cinoche muet, qui a rassuré. Sagesse des anciens...  

Et on parle d'un grand ancien...  

Qu'une rumeur disait mort et remplacé par un sosie alors qu'il n'avait pas trente ans, c'était dans les années 60, on ne disait pas encore "fake news" mais l'idée était là, mais lui est bien là toujours là vivant, Paul McCartney, 78 ans, plus que chouettement raconté dans l'Obs et dans le Figaro, lisez les deux, à l'occasion de son nouvel album qu'il a concocté tout seul chez lui avec un ingénieur du son pendant le confinement.  Il sortira vendredi 18 décembre et s'appelle McCartney 3... Sachant que son premier album solo McCartney avait acté la fin des Beatles en 1970 et que  McCartney 2 dix ans plus tard avait signifié la fin de son nouveau groupe les Wings, on se demande quelle fin signifie McCartney 3, peut être la fin  des doutes d'un homme s'est trouvé avec l'âge, lui qui fut ce garçon sauvage qui qui avait fait de la prison au Japon pour 250 grammes de marijuana, et de la prison aussi à Hambourg à 18 ans, ayant tenté de mettre le feu à un cinéma porno avec un préservatif enflammé, virilité...   

Les coïncidences nous obligent,; on parle de McCartney deux jours après nous être arrêtés sur les 40 ans de la mort de John Lennon, auquel le Monde consacre un très bel hors série, c'est dit, et dont le New York Times a ressorti une interview de 1980, quelques mois avant son assassinat. Lennon y disait les vertus d'un confinement moral, il s'était retiré de la scène musicale pour vivre et faire grandir son fils Sean jusqu'à ses cinq ans, il préparait les repas tel une ménagère du Wisconsin. Il parle à notre présent, cet homme Lennon, et comme McCartney son frère rival, il s'était trouvé, avant d'être volé.   

Dans le Monde on me dit que des hommes et des femmes ayant emmagasiné le meilleur de la culture s'en détachent pour raconter des histoires et montent sur les planches, les théâtres sont peuplés d'anciens élèves de Normale sup et pas seulement les théâtres. En échange d'un repas, Vanasay Khamphommala, qui se veut binaire, venait l'été dernier danser nu.e dans votre appartement, avant de passer dans la performance, elle/il  avait soutenu une thèse ainsi dénommée:  « L’érotisme anal dans les comédies de Shakespeare ».  Cela prépare à beaucoup.    

On parle enfin d'aventures...  

Et d'un autre spectacle Society raconte avec fascination le jeu Koh Lanta qui rend accro ses adeptes et aussi ses fabricants, j'apprend qu'Etienne Mougeotte, qui était le grand-maître de TF1 au sommet de sa puissance, vint sur le tournage d'une émission et découpa un iguane! C'est un métier.   

Aux unes de Midi libre de l'Equipe du Parisien de Libération, des hommes dont la gloire est le métier posent agenouillés levant le poing, nos footballeurs stanbouliotes et parisiens n'en finissent pas d'incarner la lutte contre le racisme. ll faut lire en contrepoint Libération qui rappelle qu'il y a quelques jours en Angleterre, des  footballeurs ont été hués au stade pour le même geste antiraciste... Nos victoires sont-elles illusions.  

Depuis hier, un homme qui fut un héros du football et de l'antiracisme, John Barnes, premier noir a avoir joué en équipe d'Angleterres, défend sur twitter l'arbitre roumain Sebastian Coltescu qui il en est sur n'avait aucune mauvaise intention en désignant par sa couleur de peau un trublion sur le banc de touche, il ironise sur nos joueurs qu'il voudrait voir plus souvent sur le terrain social...  L'Equipe dresse le portrait de Sebastian Coltescu, j'y découvre un homme fragile, qui tenta deux fois de suicider dans les années 2000, après un divorce, après un match raté, et j'hésite alors, au moment où le bien semble triompher.

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