<img src="https://www.franceinter.fr/s3/cruiser-production/2016/06/24d22a20-917f-11e3-aa7d-782bcb6744eb/640_2014-02-09t113713z_1_apaea180wa400_rtroptp_3_ofrtp-france-hollande-obama-20140209_0.jpg" alt="françois hollande débute ce lundi une visite d'état aux états-unis" width="640" height="426" />
françois hollande débute ce lundi une visite d'état aux états-unis © reuters
Le président français en visite d'Etat aux Etats Unis. Hello everybody ! My name is François Hollande.

Je suis arriving today aux US to tell you que la France is a very modern country. Bon of course, je traîne a very bad reputation. I don't like the rich people. Mais je me soigne. Message en franglais de François Hollande aux Américains, signé Nicolas Beytout dans L'Opinion ce matin. Message ? Plutôt un édito critique en fait. In fact, j'essaie de faire oublier que I decide a max of taxes. Toujours Hollande dans le texte. It is a little complicated for you. Mais you must savoir que now, I am a social-democrat. I can't explain that. Mais it is modern.

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Critique en franglais. Complainte en Français à lire cette fois, dans Le Monde, et en anglais dans Le Washington Post.

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Le vrai Hollande et Barack Obama parlent à 4 mains pour dire tout le bien qu'ils pensent de leur alliance. Une alliance transformée disent-ils, par l'accord sur le nucléaire iranien, le retour de la France dans l'Otan, le rôle de Paris en Afrique. Derrière le discours officiel, Philippe Gélie du Figaro dénonce les apparences trompeuses. Cette visite d’État est le rendez-vous de deux canards boiteux. Celui d'un président paralysée par le Congrès, avec un Français contraint d'amorcer un tournant radical s'il veut sauver son pays de la faillite. En débarquant en terre capitaliste, François Hollande ferait bien d'aborder sa visite comme un voyage d'étude.

Sur la flexibilité du travail, tout oppose nos deux pays écrit Pierre-Yves Dugua toujours dans Le Figaro. Un patron français installé outre-atlantique explique qu'il a dû licencier. Mais il était finalement plus traumatisé que l'employé viré. T'inquiète, je retrouverais un job lui a-t-il répondu. L'Américain dit-il, a une bien plus grande maturité économique que le Français.

Et pourtant, si la critique américaine est féconde sur le plan économique, Paris serait redevenu populaire en Amérique. Interrogé par Les Echos, David Haglund, professeur de relations internationales à la Queen's university, souligne que c'est sur la scène internationale que François Hollande a gagné ses galons avec les interventions au Mali, en Centrafrique et le traitement du dossier syrien. La France dit-il, occupe un rôle diplomatique que ni les Britanniques, ni les Allemands ne sont prêts à tenir aujourd'hui.

Mais vu des Etats Unis, pas sûr que l'impact soit le même. Non, dans le Parisien-Aujourd'hui-en-France, Géraldine Woessner relève que ce qui rend célèbre François Hollande, c'est l'affaire Gayet.

Au moins François Hollande ne fréquente pas des prostituées, une référence sans doute à DSK écrit Lorraine Millot dans Libération qui cite une tribune de l'agence Bloomberg.

A part ça, pas grand chose. Un journaliste du Chicago Tribune cité dans La Dépêche du Midi affirme que le sujet Hollande n'existe pas en tant que tel aux yeux des Américains. Car la politique internationale n'intéresse pas les Américains. Notre pays se résume en général à une série de clichés sur Paris, l'amour, la gastronomie, le vin et une certaine arrogance intellectuelle. Et si Sarkozy avant François Hollande avait réussi à être un peu identifié, conclut Pierre Challier de LA Dépêche du midi, c'est parce que Carla Bruni était bankable dans les médias.

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A lire dans la presse également ce matin, la Suisse qui stoppe l'immigration.

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les suisses approuvent à une courte majorité les quotas d'immigration
les suisses approuvent à une courte majorité les quotas d'immigration © reuters

Chacun chez soi, titre Le Huffington Post.

A une très courte majorité, la Confédération helvétique a donc mis fin hier, à l'immigration de masse. La Suisse vient de donner corps au concept du rejet de l'autre écrit Pascal Coquis des Dernières Nouvelles d'Alsace. Derrière ce vote, il y a avant tout une peur. Et il n'y a rien de plus contagieux que la peur. Alors pourquoi ce rejet ?

Serge Enderlin livre son analyse dans Libération. Victimes de leur succès, les Suisses trouvent que leurs villes grandissent trop vite, que les trains sont bondés, qu'il y a trop de bouchons. Ce n'est plus aussi calme qu'avant. Il fallait bien mettre la faute sur le dos de quelqu'un. En dénonçant la libre-circulation des personnes, poursuit Yves Harté dans Sud-Ouest, la Suisse renonce à tous les avantages de l'Union. Et notamment la libre-circulation des marchandises. La Suisse est-elle prête à en payer le prix ? Ce splendide isolement fait d'elle, le plus grand laboratoire in vivo que l'Europe pouvait avoir sous les yeux.

Vu de Suisse, la critique est massive.

C'est un séisme pour Philippe Bach du Courrier de Genève.

Une période de grande incertitude s’ouvre avec l’Union européenne souligne Le Temps.

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Quoi d'autre dans la presse ?

le coût de la corruption évalué à 120 milliards d'euros par l'ue
le coût de la corruption évalué à 120 milliards d'euros par l'ue © reuters

__ Comme en écho à la Suisse. Arnaud Montebourg dans Les Echos. A propos de l'euro. Nous avons la zone la plus dépressive au monde, et la monnaie qui s'apprécie le plusse. Cette situation est ubuesque. Si nous ne réformons pas l'euro, les population européennes pourront être tentées de s'en débarrasser.

La crise à Libération.

Les ringards dénoncés par un actionnaire, prennent la plume pour défendre leur journal. Journal qui a le soutien ce matin de l'Huma. Nous croyons encore à l'avenir du journal papier. Il faut défendre le pluralisme écrit Claire Baudry.

Les conséquences des pluies.

Sud-Ouest relève que les oiseaux meurent sur le littoral, épuisé par les tempêtes. Et La Provence qu'il pleut trop dans les Bouches du Rhône. Le BTP du coup est à l'arrêt.

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Sotchi en 2 histoires, ce matin.

coup d'envoi des jeux olympiques d'hiver de sotchi
coup d'envoi des jeux olympiques d'hiver de sotchi © reuters

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Parce que les jeux ne sont pas qu'une floppée de médailles. Sachez qu'ils sont dominés par les Européens. 70% des participants viennent du vieux continent écrit L'Humanité. Rare sont les Africains.

Ainsi, Mathilde Amivi Petitjean skiera pour le Togo. C'est via Facebook qu'elle a noué contact avec sa fédération. Parce qu'en fait, cette franco-togolaise est lycéenne en Haute-Savoie. Mais ses résultats prometteurs chez les jeunes, ne se sont pas confirmés chez les séniors, d'où la participation avec le Togo.

Les Jeux, c'est aussi l'histoire de Morgane Bonnefoy et de sa luge.

A lire dans L'Équipe, le parcours du combattant de la jeune femme de 23 ans... dont le coach dit qu'elle est un peu grosse et molle. Ce à quoi elle répond qu'elle est petite et charnue.

Morgane fait avec les moyens du bord pour s'entraîner. L'Italie n'a pas pu la garder, dont les coach ont été débauchés par la Russie. Elle a demandé à la Norvège, qui préfère se concentrer sur les garçons. Résultat, elle a rejoint le groupe de développement de la fédé, qui réunit les débutants encadrés par deux Roumains. Ils n'ont rien à m'apprendre. Ils m'oublient aux entraînements, à l'aéroport. Et avant une course, ce que

j'entends souvent dit-elle. C'est : " Tu fais de ton mieux.

Mais si tu pouvais ne pas te qualifier.On repartirait plus tôt. "

Pas très cool

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