Métaphore musicale pour décrire l'actualité ce matin, avec tout d'abord une musique lancinante.

Le défi de solidarité. D'ici quelques minutes, le tribunal correctionnel de Nice rendra son jugement à l'encontre de Cédric Herrou. L'agriculteur est poursuivi pour avoir offert son aide aux migrants.

Quand ils suivent les rails après Vintimille, ils tombent souvent sur lui écrit LE MONDE. Attablé dans sa modeste maison, il accueille non sans ironie, le journaliste avec un "Bienvenue dans le premier centre d'accueil et d'orientation pour migrants des Alpes-Maritimes."

Son jardin en terrasse sert de refuges aux migrants qui ont transité par l'Italie.

Au début dit-il, je filais simplement des surplus d'œufs à l'association Roya-Citoyenne. Et puis il y a deux ans, j'ai commencé à prendre des gens en stop, comme ça, sans réfléchir. Je me suis mis dans l'illégalité, parce que l'Etat s'est mis dans l'illégalité. Eric Ciotti, le président Les Républicains du Conseil départemental, le considère comme un passeur. Mais il n'y a pas d'enrichissement dit-il. Qui peut savoir si dans les migrants, il n'y a pas un terroriste dissimulé ? demande Eric Ciotti.

Ce n'est pas avec la stigmatisation que tu luttes contre le terrorisme répond l'intéressé. Le silence nous rend complice.

Ce matin, il y aura du monde à Nice pour le soutenir écrit L'HUMANITE. Mercredi soir, son téléphone a encore sonné.

3 mineurs isolés. Cédric Herrou appelle la gendarmerie. On lui promet qu'ils ne seront pas remis à la à la police de l'air et des frontières. Mais au matin, on l'informe qu'ils ont été reconduits à Vintimille.

La solidarité peut-elle être un délit ?

Question posée par LE PELERIN.

3 réponses. Michel Terestchenko philosophe. La morale ordinaire pousse à secourir l'autre en dépit des lois.

Jacky Coulon de l'Union syndicale des magistrats. On ne peut pas faire n'importe quoi au nom de la solidarité.

Bernard Thibaud du Secours Catholique. Les aidants pallient les carences de l'Etat.

En attendant le jugement du tribunal correctionnel de Nice, la petite musique de nuit en provenance de la cour d'appel de San Francisco qui a décidé de maintenir la suspension du décret limitant l'immigration aux Etats-Unis. Un revers pour la jeune administration Trump titre le LOS ANGELES TIMES.

Autre petite musique de nuit. THE INDEPENDANT. Le gouvernement britannique met un terme à sa politique d'accueil des enfants handicapés qui fuient la guerre en Syrie et ailleurs.

Plus les moyens d'y faire face. Si nous tournons le dos aux enfants réfugiés, les valeurs britanniques sont mortes écrit le site.

En France, de la difficulté d'accorder ses violons.

Entre la version de la police et celle de Théo dans l'affaire d'Aulnay-sous-Bois.

LIBERATION prend parti. L'histoire d'Aulnay, c'est celle de la matraque de la honte. Le journal a passé du temps avec la famille de Théo. Nous ne sommes pas une famille parfaite. Nous sommes une famille normale. On respecte la police. On est bien content quand on a besoin d'eux. Mais ceux-là, ne sont pas des policiers. Comment on peut faire mal à ce point-là ? Le sociologue Didier Fassin confirme l'impunité accordée aux agents.

La volonté de blesser la masculinité de leur public est fréquente parmi les policiers. Certains apprécieront. Aulnay-sous-Bois, en tout cas, c'est une division.

Entre le sud pavillonnaire et le nord plus modeste avec ses HLM. Mais c'est pas un ghetto contrairement à ce qu'on pourrait imaginer dit un ancien agent de la ville. Aulnay c'est comme un grand village.

Tu sais que dans le Nord, il y a des jardins coopératifs où des gamins apprennent à cultiver des tomates. Mais ça dit-il, personne n'en parle.

En politique, il y a une petite musique qui monte ce matin dans la presse.

Un élu proche du candidat Macron reconnaît dans les colonnes du MONDE : "Une petite musique est en train de s'installer dans les médias sur l'absence de programme. Et c'est dangereux." Des parlementaires membres du comité politique d'En Marche ! ont émis des réserves sur le meeting de Lyon samedi dernier. Il n'y avait pas assez de contenu.

C'était trop long.

Nicolas Beytout dans L'OPINION.

On peut déclamer : "Nous sommes un pays faits d'individus. Mais ça ne suffit pas à décrire le type de société que l'on propose aux Français."

Selon LES ECHOS, conscients des carences... les cadres d'En Marche ! ont mis sur pied une réunion informelle aujourd'hui, avec la presse pour insister sur les grandes lignes du projet Macron.

Et pendant ce temps, à gauche d'Emmanuel Macron...

Le téléphone pleure entre Hamon, Mélenchon et Jadot croient savoir LES DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE. Yannick Jadot a laissé un message vocal sur le portable de Mélenchon. Mais son répondeur précise qu'il ne les consulte pas. Il ne répond qu'aux SMS.

LIBé reprend le blog de Jean-Luc Mélenchon qui regrette que Benoît Hamon n'ait pas eu le temps de lui téléphoner. En même temps, j'aurais mal pris d'être coincé entre un rendez-vous chez Cazeneuve et un autre chez Hollande.

Eux en revanche, connaissent bien la chanson. Les nano candidats décrit par le magazine M du MONDE. Nathalie Arthaud ou encore Jacques Cheminade.

Leur score n'a jamais dépassé les 1%. Et pourtant, ils persistent et signent. Le problème aujourd'hui, c'est d'obtenir les parrainages.

D'un côté les maires pris d'assaut en Une de L'UNION.

De l'autre, des candidats comme Charlotte Marchandise, candidate citoyenne, désignée en décembre par 30.000 votes sur internet, à lire dans L'OPINION. 20 parrainages fermes pour l'instant. On essaie de trouver des référents locaux pour démarcher les maires. Mais nous touchons à la limite du système. Alexandre Jardin du mouvement Bleu Blanc Zèbre accuse les politiques d'avoir volé la démocratie. Les élus qui veulent me parrainer redoutent de ne plus bénéficier après de la solidarité sociale et économique des communautés de communes.

On étouffe les petits candidats.

On termine par les Victoires de la musique ce soir.

Et où sont les vieux ?

Question du PARISIEN-AUJOURD'HUI-EN FRANCE. Mis à part Renaud, Véronique Sanson et Jean-Michel Jarre, les nommés sont avant tout de jeunes artistes.

Alors on retrouvé Renaud dans PARIS-MATCH. Il parle un peu politique. Il faut refaire l'union de la gauche comme Mitterrand. Les concerts ? Ça me boulverse. La boisson ? Pas une goutte d'alcool depuis un an et demi. Ah si une bière de temps en temps. Enfin, j'en bois un peu plus que cela. Les gonzesses ?

J'ai tout pour être heureux. Mais j'en ai pas.

Reste que pour ces victoires, on se posera une question ce matin. Quelle est la musique de votre vie ? Dans LE PARISIEN MAGAZINE, Olivia Ruiz avoue : c'est La Bonne du Curée d'Anny Cordy.

Y'a t'il des chansons qui rendent heureux? LE PELERIN relève une étude très sérieuse d'un chercheur néerlandais.

3 critères pour produire une chanson heureuse. Il faut un tempo d'au moins 150 battements minutes, des paroles positives et une mélodie en mode majeur. Ça donne en vainqueur, Don't stop me now de Queen.

Pour vous Marc Fauvelle, on sait quel chanteur vous rend heureux tous les matins. Et il faut l'avouer, nous pourrit la vie. Florilège rien que pour vous.

Michel Sardou

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