« Et toi, c’est quoi ta drogue ? » C’est la question posée par le toujours très inspiré mensuel NEON dans un intéressant dossier consacré donc aux addictions.

« Ma drogue, c’est le chocolat noir », répond Lucie, 24 ans… « Ma drogue, c’est le sexe », répond Benjamin, 30 ans… D’autres disent : le café, les livres, le fromage, la bière, les câlins, la cigarette, le shopping, ou bien encore l’odeur du kérosène des avions« J’adore ce parfum et tout ce qu’il annonce », confie Brandon, 29 ans. Et ce que le kérosène annonce, évidemment, c’est le voyage.

Mais, ce matin, c’est à d’autres drogues que s’intéresse LIBERATION : cannabis, cocaïne, ecstasy, qui seraient de plus en plus présents dans les stations de ski françaises…Et le titre à la Une, c’est « _Tout Schnouf sur les pistes » !Ce qui donne, en pages intérieures : « La défonce sur les cimes, souci pour les stations »._ Reportage en Savoie, dans la vallée de la Tarentaise, à Val Thorens, à Tignes ou encore Courchevel où se retrouvent désormais de très nombreux fêtards – des fêtards de plus en plus nombreux. Des fêtes dans les boîtes de nuit, des fêtes l’après-midi dans les bars d’altitude – le clubbing des sommets, né il y a une dizaine d’années. Sans compter les soirées privées qui, parfois, sont organisées dans des chalets de luxe. Un vivier de consommateurs, occasionnels ou réguliers. Et qui dit consommateurs dit évidemment dealers… Il a régulièrement des interpellations, mais la police, aujourd’hui, a bien du mal à enrayer le trafic. Comme l’avait résumé, dans l’un de ses réquisitoires, l’ancien procureur de la République d’Albertville : « En station, il y a parfois plus de poudreuses sous les tables que sous les skis. »

Cela dit, c’est bien la vraie neige que l’on retrouve ce matin dans une bonne partie des journaux, avec la photo de deux femmes. La photo de L’EQUIPE les montre de dos, la photo de LA PRESSE DE LA MANCHE les montre de face et celle de MIDI LIBRE est une prise de vue en plongée… Et ces femmes, ce sont les deux hockeyeuses qui, hier, ont porté ensemble la flamme olympique pour l’ouverture des 23ème JO d’hiver. L’une est sud-coréenne, l’autre est nord-coréenne, et pendant quinze jours, elles vont jouer dans l’équipe coréenne unifiée de hockey sur glace. « La flamme de la paix pour des Jeux historiques en Corée », commente MIDI LIBRE. « Un hymne à la paix pour l’ouverture des Jeux », titre LA PRESSE DE LA MANCHE, tandis que L’EQUIPE explique que « Les Corées n’ont fait qu’une ». Autre signe de rapprochement : la poignée de main entre le président sud-coréen et la cadette de Kim Jong Un, le dictateur nord-coréen.

« Rapprochement qui était impensable il y a quelques mois », note Bernard Stéphan dans l’édito de LA MONTAGNE. « Avant même d’avoir débuté, ces JO-là sont réussi », abonde Christophe Bonnefoy dans LE JOURNAL DE LA HAUTE-MARNE : « les organisateurs ont réalisé un exploit : réunir deux nations officiellement encore en guerre ». Et « même si la réunification n’est pas pour demain, reconnaît Claude Weill dans NICE MATIN, avec l’air du monde extérieur, un virus vient de pénétrer en Corée du Nord : celui de la liberté ! » 

« De la politique et des Jeux » : dossier à lire dans LE MONDE. Quand l’esprit olympique et les podiums racontent l’époque et les relations internationales. 1936 : le triomphe de Jesse Owens devant Hitler. 1956 : violente bagarre entre les équipes de water-polo de Hongrie et d’URSS, quelques semaines après l’insurrection de Budapest. 1968 : les Américains Tommie Smith et John Carlos lèvent le poing pour dénoncer la ségrégation aux Etats-Unis.

Les deux Coréennes portant la flamme hier resteront sans doute dans l’Histoire. Cela dit, dans LE MONDE daté de demain, Philippe Mesmer rapporte que « la cérémonie d’ouverture a fait un bide » ­- de nombreux billets n’ont pas été vendus, tout simplement parce que ces Jeux n’intéressent visiblement pas les Sud-Coréens. Il faut dire que le pays n’a pas de star dans ces sports-là. Il faut dire aussi que le stade est construit dans la zone la plus froide et venteuse de la région. Et puis, ces derniers jours, Pyeongchang est touchée par une épidémie de gastro. Ceci, évidemment, n’arrange pas les choses.

Et maintenant, la presse s’intéresse à la compétition, et aux chances de médailles françaises… Dans LE PARISIEN, portrait de la sprinteuse Justine Braisaz et du patineur de vitesse Thibaut Fauconnet. Dans LIBERATION, portrait de la championne de ski alpin Tessa Worley. Photo du descendeur Brice Roger dans L’EQUIPE. Et puis, du côté des coulisses, on relève deux incidents.

Un incident diplomatique à cause d’un smartphone – c’est à lire sur le HUFFINGTON POST. Pensant bien faire, le CIO a offert à tous les athlètes un appareil Samsung dernière génération. Enfin non, justement : pas à tous les athlètes, car en Corée du Nord comme en Iran, les smartphones peuvent tomber sous le coup des sanctions internationales relatives aux produits de luxe. Et les Iraniens ont alors crié au scandale – l’ambassadeur sud-coréen à Téhéran a même été convoqué au ministère des Affaires Etrangères. Face au tollé, le CIO a fait machine arrière : les athlètes iraniens ont donc eu droit à leur smartphone, mais ils devront le rendre à l’issue des JO.

L’autre incident est nettement plus anecdotique et c’est l’AFP qui raconte : les cuisiniers de la délégation norvégienne se sont emmêlé dans les chiffres. Pour nourrir les sportifs, ils avaient projeté de commander 1.500 œufs, mais ils ont malencontreusement ajouté un zéro, et ils se retrouvent aujourd’hui avec une cargaison de 15.000 œufs… 124 œufs par estomac durant toute la quinzaine : les skieurs norvégiens ne manqueront pas de protéines. Et l’on espère qu’ils sont accros… à l’omelette norvégienne. 

Dans la presse régionale, ce sont surtout des inquiétudes qu’on retrouve à la Une.

Dans L’ARDENNAIS, on s’inquiète du recyclage des éoliennes. Energie propre, les éoliennes, mais quand elles arrivent en fin de vie, savoir qu’en faire est un casse-tête.

Dans L’ECLAIR et LA REPUBLIQUE DES PYRENEES, on s’inquiète de la possible réintroduction des ours dans les montagnes béarnaises. Une lettre signée par le Premier ministre confirme que les services de l’Etat planchent actuellement sur le sujet.

Et puis dans LE COURRIER DE L’OUEST, on s’inquiète de l’ouverture d’un bar associatif d’extrême-droite à Angers. « Les identitaires font leur nid en Anjou » – c’est le titre à la Une.

A ce propos – politique : LE PARISIEN revient sur la petite victoire de Jean-Marie Le Pen. Hier, la justice a confirmé que, même exclu du FN, il gardait sa qualité de président d’honneur, et le père de Marine Le Pen compte maintenant s’inviter au congrès du parti en mars. Il le dit dans LE FIGARO : _« Je m’y rendrai s’il le faut avec, avec le recours de la force publique ! Et si on l’interdit, c’est une violation de la loi ! »_Jean-Marie Le Pen, accro au respect de la loi – c’est tout de même sacrément cocasse…  

Pour le reste, LE PARISIEN nous donne ce matin le mode d’emploi pour réussir un bonhomme de neige : la carotte pour le nez, les branches pour les bras. Il y a même un dessin, des fois qu’on ne comprendrait pas, et on a un peu l’impression d’être pris pour des imbéciles… 

Plus intéressant pour finir, c’est à lire dans LIBERATION. Une longue enquête consacrée au retour en grâce d’un mets long et méticuleux à préparer ; un mets très longtemps galvaudé, mais qui, à la faveur d’un grand concours et d’une réhabilitation par plusieurs chefs, est en phase de devenir un plat très chic et courtisé. Ce plat, c’est le pâté en croûte. Visiblement on peut être accro au pâté en croûte !

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