La journaliste Catherine Vincent,ayant accompagné sa maman qui voulait mourir chez elle, raconte au Monde sa solitude quand elle a cherché des soins palliatifs. Le magnifique dialogue entre Georges Salines dont la fille Lola est morte au Bataclan et Azdyne Aminour, dont le fils Samy était un des djihadistes, le Point.

On parle de femmes qui ne veulent pas d'enfants...

Et qui n'en voulant pas, étant certaines de ne pas de ne plus de ne jamais en vouloir, décident de se faire stériliser... et qui doivent alors affronter le regard, la désapprobation, le chantage affectif des familles mais aussi des médecins, en dépit d'une loi qui donne le droit à toute femme majeure de devenir stérile. C'est une enquête dans Society, à la frontière de l'intime et de la politique... Intime, cette conviction d'Olivia qui à 21 ans passait des nuits blanches à cocher des cases sur ses cahiers ...  Pour l'enfant, parce que ça ferait plaisir à ses parents et aussi au petit copain; contre l'enfant car ce monde part à vau l'eau et je n'en ressens ni le besoin ni l'envie... Politique, ce qui est arrivé à Olivia quand elle a contacté des gynécologues pour se faire ligaturer les trompes et a essuyé un deux trois six refus, une gynécologue lui a demandé deux lettres de psychologues pour certifier qu'elle n'était pas défaillante... la demande est illégale... 

C'est un sujet intime et politique sur une liberté garantie par la loi mais que la société restreint... "Imaginez madame, entend une mère de famille qui ne veut plus procréer si votre mari meurt dans un accident, et vous voulez refaire votre vie et un enfant avec un autre homme?"...  Un médecin engagé, Martin Winckler, a dû établir une liste de médecins qui acceptent de stériliser les femmes...

Dans le Monde, un autre intime vous saisit dans un beau texte de la journaliste Catherine Vincent, qui l'été dernier a accompagné sa maman vers la mort, elle avait 92 ans et voulait mourir chez elle. Et Catherine Vincent raconte l'isolement et l'incompréhension rencontrés  quand elle a cherché de l'aide des soins palliatifs à domicile. Un ami médecin lui a fourni de la morphine pour soulager sa mère, en avait-il le droit? La débrouille est la lueur dans la nuit... Sa maman partie, la journaliste raconte et l'intime devient politique. " Je comprends mieux pourquoi 60 % des Français meurent à l’hôpital, faisant de notre pays l’un de ceux en Europe où l’on meurt le moins « à la maison ». N’était-ce pas ainsi, pourtant, que l’on mourait autrefois? La médecine a des moyens simples et efficaces pour apaiser à domicile les souffrances morales ou physiques. C’est leur mise en œuvre, politiquement voulue qui fait défaut. Mais qui le sait ? Qui en débat ?"

L'intime décidément... Dans Society encore, une autre enquête change le regard sur la pédophilie. Elle est lis-je non pas un choix mais au désir  que des hommes constatent en eux, mais certains d'entre eux décident qu'ils ne deviendront pas des criminels... Aux états unis, on les appelle les Virtuous Pedophiles qui s'entraident à maitriser leurs pulsions. En suède un psychiatre Christoffer Rahn recrute  des volontaires pédophiles pour ses recherches, il veut comprendre pour les discipliner les méandres du cerveau des pédophiles, en Allemagne, les pédophiles disposent d'un numéro d'appel pour être aidés, la France y vient aussi... la société devra surmonter ses préjugés.

J'apprends que par le Courrier picard que le maire de Pont sainte Maxence dans l’Oise a banni de sa bibliothèque municipale monsieur Matzneff qui ne maitrisait pas ses pulsions, et par le Parisien que Monsieur Matzneff bénéficie depuis 26 ans d'un logement social de la ville de paris au cœur du quartier latin. 

Les mots d'un terroriste dans le Parisien...

Les mots et le cynisme et les rires de Salah Abdeslam, djihadiste survivant des attentats du 13 novembre 2015... Qui fut arrêté quelques jours plus tard en Belgique et fut emprisonné à Bruges où il raconta ses exploits à deux autres djihadistes sans savoir qu'il était enregistré. Et Abdeslam racontait comment il s'était débarrassé  de sa ceinture d'explosif qui lui donnait l'impression d'être obèse, comment, se cachant, il était allé au mac Donald prendre un menu Filet O Fish, les autres riaient, l'un des rieurs était Mehdi Nemmouche, l'auteur de l'attentat du musée juif de Bruxelles...

Et contre ce cynisme, il faut  aller sur le site du Point, et lire, avec le plus attentif des respects,  le vrai dialogues entre deux pères qui chacun ont perdu un enfant au Bataclan.. Georges Salines, dont la fille Lola fut victime des terroristes, et Azdyne Aminour, dont le fils Samy faisait partie du commando djihadiste... Georges et Azdyne transcendent la frontière du sang et parlent dans un livre, qui s'appelle "il nous reste les mots", et se parlent sur le site du Point... Et rien n'est mièvre ni simple..; Azdyne raconte comment il s’était sauvé du racisme et de la colère pour construire sa vie et avait vu son fils lui échapper, Samy à 18 ans lui avait dit, "papa je ne suis pas heureux"; Azdyne n'avait pas su l'entendre, "étais tu un père absent" lui demande Georges... Samy était partie en Syrie, Azdyne était allé là-bas mais il était sans force pour le ramener, ce n'est que par l'amitié de Georges qu'il parvient à parler de son enfant mort et assassin. 

C'est d'une humanité magnifique.

La Croix raconte dans une longue enquête la montée des antisémitismes qui déstabilisent la France et les juifs. Dans le Monde la rabbine Delphine Horvileur se souvient du temps où lutter contre le racisme et contre l'antisémitisme allait de pair, nous avons perdu les combats communs.

Et on termine avec des mémoires.

Celle d'un sage d'abord qui cherche les clés du présent dans son sens du passé, Régis Debray dans la vie et dans libération s'interroge sur le siècle vert, titre de son nouveau livre, où il constate que la politique ne parle plus de l'homme mais de la nature, on est passé de la marseillaise à l'ode à la salade ironise-t-il,: on se force à sourie quand l'Australie brule à la une du figaro, quand la Croix si justement compare l'Australie au canari dans la mine, qui meurt le premier... Debray ne nie rien mais il voudrait qu'on chante à nouveau l'internationale...

Je le lis dans la République du Centre,  Axel Legrand, profession batelier a un projet ; organiser un train e bateaux de 130 mètres de long qui amènera à paris vinaigres et vins et moutardes de l'orléanais,  via la Loire le canal de Briare et la Seine, comme  jadis au temps splendides du commerce fluvial, qui fut emporté par le chemin de fer au du XIX siècle... Je pense à Flaubert dont l'Education sentimentale commençait sur un bateau fluvial et se terminait ainsi, « c'est ce que nous avons eu de meilleur »... 

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