A la recherche du temps perdu. Marcel Proust. Un pavé. 2 400 pages. Belle du Seigneur. Albert Cohen. 1 100 pages. Les avez-vous vraiment lu ses classiques ? En entier ? Cette question a amusé un mathématicien du Wisconsin, aux Etats-Unis. Le docteur Jordan Ellenberg a imaginé une méthode à partir des passages annotés des utilisateurs de liseuse, elle vaut ce qu'elle vaut. Ca donne quand même une idée. Les résultats de son étude sont relayés par le WALL STREET JOURNAL, et en France, par le site du NOUVEL OBSERVATEUR notamment. Avez-vous vraiment lu Le Capital au XXIe siècle, de Thomas Piketty ? Dans le classement datalib publié par LIBERATION ce matin, il était encore la semaine dernière à la 10e place des livres les plus vendus, près d'un an après sa sortie. Et pourtant, selon le Docteur Ellenberg, 2,4% des acheteurs, américains en l'occurence, l'ont lu. Même Michel Sapin s'est découragé. "Trop lourd, trop gros", avait plaisanté le ministre début juin. Dans un autre registre, les lecteurs ont bien du mal à finir Cinquante nuances de Grey, vendu à des millions d'exemplaires dans le monde. Des classiques, Ulysse de James Joyce, La guerre et la Paix de Tolstoï. Pas de minces lectures, il faut dire. Des lectures politiques, aussi. Les mémoires de l'américaine, Hillary Clinton battent tous les records de lectures inachevées. La politique nous livre tout de même des thrillers, dont on ne se lasse pas. Thriller familial à l'UMP. "Jusqu'au bout de la haine", titre LE PARISIEN/AUJOURD'HUI EN FRANCE. Les tweets vengeurs de Rachida Dati contre François Fillon, les révélations de MEDIAPART, sur Nadia Copé, rémunérée à l'Assemblée en tant que collaboratrice de son mari. Et ces toutes dernières infos, du JOURNAL DU DIMANCHE, sur son site internet. Colère de plusieurs députés UMP qui découvrent une nouvelle facture Bygmalion, bien salée. 800 000 euros pour établir leur bilan de mi-mandat. Qui sera le Zorro, qui règlera les comptes ? Dans LIBERATION, Laurent Joffrin pense à Nicolas Sarkozy, mais l'imagine plutôt KILL BILL de la droite française. François Hollande y gagnerait son adveraire préféré. Lui a parfois voulu se poser en Robin des Bois. Arnaud Montebourg, le politique "en vue" du jour pour LES ECHOS. "Le gonlflant de sa mèche, la préciosité de son accent, la mitraille de ses formules en font un personnage à part", s'amuse le quotidien économique. Le ministre de l'Economie présente aujourd'hui sa feuille de route pour la France. Au centre du discours, le projet de loi sur la croissance et le pouvoir d'achat, des nouveautés pour les professions réglementées et, nous apprend LE PARISIEN/AUJOURDHUI EN FRANCE, des initiatives pour améliorer la traçabilité, un code indélébile, et infalsifiable bientôt collé sur les produits français. La Une du journal évoque aussi les factures de gaz, d'électricité qui vont d'après lui, encore augmenter. Le quotidien décrypte la manière dont les prix sont fixés, le mécanisme du rattrapage. La SNCM aussi présente dans la presse, dans le PARISIEN, LE FIGARO, LIBERATION. Vers une reprise du travail en méditerranée."La mer toujours recommencée". Paul Valéry. Philippe Waucampt convoque l'auteur du cimétière marin, dans LE REPUBLICAIN LORRAIN, pour évoquer la situation au Proche-Orient, "où, écrit-il, plus ça change, moins ça change. Du sang et des larmes, dans vos journaux. Images d'explosions. Raids israeliens en réponse au tirs de roquettes palestiniens. Plus de 60 morts à Gaza. LA CROIX cite Henri Lacordaire, "L'injustice appelle l'injustice ; la violence engendre la violence". et puis les carnets du sous-sol, de Dostoievski nous traverse l'espris en lisant cet article du FIGARO. Un reportage dans les entrailles de la terre pékinoise. Ces sous-sols, sans lumière, à l'air vicié ou vivent, oui, où vivent des centaines de milliers de travailleurs pauvres. Des Chinois qui ont quitté le village pour gagner la ville. Séparés de leurs enfants pour leur payer des études. Des migrants confrontés à la réalité de la misère de la capitale. On leur a donné un nom : "la tribu des rats". Coincés dans des cagibis, des bouches d'égouts, de quelques mètres carrés, à deux ou trois, avec des bébés parfois. Leur principale crainte, ce sont les inondations, qui font régulièrement des morts. Les gens du dessus, résidents ordinaires qui vivent à la lumière, les considèrent comme des nuisibles. Reportage saisissant à lire dans LE FIGARO.

La littérature jusque dans le foot. "Au bonheur de l'Argentine". Le PARISIEN/AUJOURDHUI EN FRANCE lyrique après la victoire des Argentins aux tirs au buts face aux Néerlandais. Orange trop mécanique, 0-0 à la fin des prolongations, "on n'avait jamais vu ça en demi-finale de Coupe du Monde", rappelle L'EQUIPE. "Ca permet à l'Argentine de passer à l'orange", titre le quotidien sportif, qui analyse les performances des uns et des autres. Dur pour Messi, frustrant pour Robben. Le match de la veille bien plus épique, tragédie brésilienne sur laquelle reviennent encore beaucoup vous journaux ce matin. Dessin signé JUL, dans l'HUMANITE. "Les vrais intermittents, c'est nous", lance un joueur brésilien, balle aux pieds. Analyse dans LIBERATION. "La présidente Dilma Roussef, qui briguera un second mandat à l'automne, craint de faire les frais de l'ego blessé de son peuple". Le quotidien s'interroge sur un retour des manifestations qui ont rythmé l'année écoulée.La presse brésilienne, ne s'en remet pas. le quotidien populaire MEHIA HORA affiche un fond noir en première noir, barré de ce titre, y'aura pas de Une, détournement du slogan des anti-Copa. "La Coupe n'aura pas lieu."et puis il y a les Bleus. Roman photo dans PARIS MATCH. Quelques clichés pris avant le départ du Brésil, pichenette, accolade, fous rires. "Les Bleus, lit-on, sont rentrés la tête haute". Un groupe est né. Jusqu'à exalter Thierry Henry. EXTRAITC'était il y a quelques jours, sur la BBC. Thierry Henry qui lit Elevation le thème du film Inception, diffusé en fond. Faut pas chercher. Et nous voilà plongé dans les mots de Baudelaire. Avez-vous lu Les Fleurs du mal ? En entier ? Pour rencontrer Baudelaire, il faut se promener sur l'île Saint-Louis à Paris, où à Honfleur, là ou ses parents ont vécu. La maison n'existe plus mais une plaque en marque l'emplacement, rue Charles-Baudelaire évidemment. D'autres écrivains ont encore leur maison. Et le lieu de leurs audaces littéraires est devenu sanctuaire. C'est ce que nous raconte TELERAMA. Ces lieux de vie, transformés en musée, quitte à déifer des romanciers qui n'en demandait pas tant. La Fédération des maisons d'écrivain recense 185 sites, un million et demi de visiteurs par an. Villa Mont-Noir de Marguerite Yourcenar, domaine de Malagar de François Mauriac. Et peut-être bientôt, les maisons de famille de Saint-Exupéry, Giono, Colette ou Albert Londres. L'hebdomadaire prend le prétexte de l'ouverture il y a quelques jours de la maison de Julien Gracq, dans le Maine-et-Loire, pour nous raconter l'esprit de ces lieux. On y conserve un décor, raconte à TELERAMA, le président de la fédération des maisons d'écrivain, Jean-Claude Ragot. "Objets familiers, manuscrits, éléments de correspondance, de telle sorte que l'on s'y sente comme si on y avait été invité par l'auteur en personne." Nos voisins européens vont jusqu'à rappeler les rituels du défunt propriétaire. "De la pendule arrêté à l'heure de la mort de Dostoïevski à la tasse de thé renouvelée toutes les demi-heures pour qu'il reste fumant". Certains s'en inquiètent. Pour Renaud CAMUS, qui a entrepris le recensement de ces lieux dans l'ouvrage Demeures d'esprit, ces maisons sont trop apprêtées, souvent décevantes. Il dit avoir la hantise des panneaux didactiques, se méfie aussitôt des aménagements. Faire des ces endroits des lieux de création est peut-être la solution. "La véritable clé de ces maisones enchantées", s'interroge TELERAMA ? Elles garderont leur pouvoir si elles parviennent à redonner le désir de lire un livre jusqu'à son dernier mot.

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