D'une plaisanterie, Elon Musk a fait chuter la crypto-monnaie qu'il défend, les Echos, le Figaro. Le Monde est allé voir la terre oubliée qui fut le canton de François Mitterrand. Un homme en grève de la faim pour des migrants, le Courrier Picard, pratique le "bien" politique que cherche Philosophie magazine.

On parle d'un homme trop riche...

Trop riche pour les ordinateurs de la bourse américaine qui n'arrivent plus à suivre le cours de son action, nous dit le Figaro qui reprend une information du Wall street Journal... On parle de Warren Buffet, milliardaire américain qui un jour déclara que les riches avaient gagné la guerre des classes, il a fondé un conglomérat nommé Berkshire Hathaway, dont l'action s'est envolée à plus de 430.000 dollars...

Or, suivez bien c'est technique. Les ordinateurs du Nasdaq utilisent des systèmes 32 bits, qui par conséquent peuvent générer des nombres jusqu'à 2 à la puissance 32, moins un, donc 4 294 967 295. Or, les cotes du Nasdaq sont affichées jusqu'à la quatrième décimale, donc la cote maximale envisageable est de 429 496, 7295 dollars... Conclusion. Le cours de Berkshire Hathaway n'est plus affiché, en attendant la mise à jour des systèmes.

En sourit-il Warren buffet, qui a 90 ans, qui vient de désigner son successeur à la tête de son groupe, c'était raconté dans le Monde et les Echos il y a une semaine...

Sur les sites des Echos et du Figaro encore, on nous parle d'un autre milliardaire que l'humour perdra, Elon Musk qui est allé s'amuser dans l'émission Saturday Night Live, et qui au coin d'un sketch a dit ceci d'une monnaie cryptée, le Dogecoin: "Ouais, c'est une arnaque", et à peine avait -il ri que la cote du Dogecoin a plongé,  moins 30% pendant l'émission, et depuis elle chute encore. On y verra une justice immanente, puisque le Dogecoin était né d'une plaisanterie en ligne, un programmeur avait réalisé une parodie du Bitcoin, la référence en matière de crypto-monnaie. Mais la parodie avait pris et avait généré des milliards et avait été soutenue par Elon Musk,  sur les réseaux sociaux, a- t-il d'une blague défait ce que son enthousiasme portait ?Mais cette nuit on a appris, l'Agence France-presse en fait une dépêche, que la société space X d'Elon Musk va financer une mission lunaire avec des Dogecoins, pour je cite le communiqué  «démontrer l'application des crypto-monnaies au-delà de l'orbite terrestre" et "jeter les bases du commerce interplanétaire.»

Puissance de l'humour, mais en est-ce? Dans l'Union, je lis , c’est mignon qu'un fast-food de Reims, par des réseaux américains, a obtenu le soutien de l'ancien champion du monde de boxe Floyd Mayweather qui lui a concocté une video. En même temps sur la toile, il suffit de cliquer sur des sites moins intéressants j'apprends que le même Mayweather vient de se bagarrer avec un Youtubeur qui lui avait arraché sa casquette...

On parle aussi du 10 mai 1981...

Et nos journaux se souviennent de nous il y a quarante ans quand François Mitterrand était élu à l'Elysée... Vous trouverez dans l'Humanité, le Figaro, Libération, de quoi nourrir les débats sur la gauche d'alors et d'ici et maintenant mais la commémoration est comme souvent l'émotion des jeunesse passées et une leçon de géographie politique. La place qu'accorde la Dépêche à cet anniversaire rappelle ce que furent ce journal et la ville de Toulouse à la gauche et Mitterrand,  l'Indépendant se souvient que l'Aude donna à Mitterrand son score le plus haut, la Charente libre nous le dit charentais et le journal du Centre morvandiau, car de sa chambre de l'hôtel du Vieux Morvan à Chateau-Chinon, on avait "vue sur la France ». Mais dans la Nièvre encore, le Monde est allé entendre une terre oubliée qui fut le canton du conseiller général François Mitterrand , Montsauche-les-Settons où ont fermé le café du p’tit Emile et l'épicerie des soeurs Dupoux, Alligny en Morvan qui ne veut pas perdre sa poste, on conserve reliées dans des bibliothèques les oeuvres complètes de Mitterrand, on compte sur la vitalité de jeunes néo-ruraux pour durer encore, on dit que le Rassemblement national monte...

Le site de Valeurs actuelles relaie une nouvelle tribune de militaires nous avertissant du risque d'une guerre civile mais ces militaires, qui restent anonymes, disent qu'ils sont en activité, et jeunes, la génération du feu. Valeurs actuelles invite ses lecteurs à signer le texte... C'est un coup, ou une récidive, sera-ce important?

Dans Philosophe magazine, deux philosophes parlent de politique de la façon la plus élevée qui soit, comment faire le bien se demandent Michael Sandel, qui veut voir nos actions fondées sur la morale, au contraire des lois du marché, et Peter Singer se définit comme utilitariste, il dit qu'il faut scientifiquement calculer comment augmenter le plaisir ou réduire la souffrance du plus grand nombre. Nous avons connu ces débats entre technocrates bien intentionnés et politiques lyriques, mais le ton est de haut niveau. "La bonne chose à faire, c'est de ne pas détourner le regard de ceux dont on peut sauver ou améliorer la vie" dit Singer.

A sa manière, Guy de la Motte Saint Pierre est utilitariste mais moraliste aussi.  Cet ancien humanitaire, septuagénaire, que le Courrier picard accompagne, mène une grève de la faim pour obtenir des papiers pour deux jeunes migrants... Stéphane Ravacley, le boulanger de Besançon qui avait ainsi sauvé son apprenti de l'expulsion, est venu le soutenir. Ravacley a créé une association, « patrons solidaires », on sait donc encore vouloir changer la vie.

Et on parle enfin de sportifs...

Et d'abord de sportives qui loin de tout le bruit poursuivent leur joie au présent, à Nantes qui autrefois fut une ville d'esclavage et de traite et qui n'a pas achevé son travail de mémoire nous dit la Croix, les handballeuses du Nantes AHB sont allées chercher en Roumanie un titre européen que chante Presse-Océan. L’Est-éclair lui célèbre comme il se doit la montée de Troyes en Ligue un, la Voix du Nord retient son souffle pour Lille...

Mais c'est dans le Dauphiné libéré que nous attend la plus belle émotion. Avec Aimé Jacquet, l'entraineur des bleus de 98, retraité en Haute-Savoie, qui souhaite que les petits poucets de Rumilly-Vallières aillent tout au bout en Coupe de France, et déjà cette semaine contre Monaco, parce que c'est ça la Coupe quand les petits agrippent les professionnels; il dit aussi Aimé que les stades lui manquent mais même si on les ouvre, il ne suivra pas ses favoris pour ne pas leur porter la poisse. « Pourtant, j’adore le stade. Mes yeux sont faits pour le stade, pas pour la télévision. Des fois, devant mon poste, je me penche et je ne vois rien du tout. Au stade, on se penche et on sait pourquoi. »

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