Un monument à la mémoire du poète Taras Chevchenko en Ukraine
Un monument à la mémoire du poète Taras Chevchenko en Ukraine © corbis / Tibor Bognar

Quelques images tirées des reportages des Échos , du Parisien-Aujourd'hui et duFigaro en Ukraine. Une carte de la Russie d'abord. Carte montrée sur la télévision russe en langue anglaise RT . Elle intègre, déjà, la Crimée. Un black out ensuite, plus de chaine d'information ukrainienne en Crimée. Elle ont toutes été remplacées par des chaines russes. Même chose à la radio. Plus loin de la péninsule, à Donetsk. Une cérémonie en hommage à Taras Chevchenko, le poète considéré comme le père de la culture ukrainienne. Les 200 ans de sa naissance ce week-end. Quelques dizaines de personnes au pied de sa statue dans un vent glacé. Des cosaques ukrainiens en manteaux et casquettes, des personnes âgées et des militants transis. On dépose des fleurs jaunes et bleues, couleurs du drapeau ukrainien. On chante l'hymne national et notamment ces paroles : l'Ukraine n'est pas encore morte. "La bataille de l'Est", comme l'appelle Libération à sa Une, continue. Comment dissuader Vladimir Poutine de de serrer un peu plus fort la main sur cette péninsule de Crimée et l'Est de l'Ukraine ? Les sanctions économiques dit-on. Est-ce aussi simple que cela ?

Voici un exemple détaillé dans l'hebdomadaire Le Marin , spécialisé dans les affaires maritimes, comme son nom l'indique. A Saint-Nazaire ces derniers jours, un bateau russe a fait des ronds dans l'eau pour des essais. Il s'appelle le Vladivostock. C'est un des deux navires militaires construits ici. Le second s'appelle Le Sébastopol. Le contrat avait été signé en juin 2011. Le programme continue normalement. C'est que ça n'est pas une bricole. 1,2 milliard d'Euros. Plus gros contrat d'armement jamais passé conclu par la Russie avec un membre de l'Otan. Du boulot à temps plein pour 1.000 personnes pendant 4 ans, principalement à St-Nazaire. Que fait on ? On sanctionne Poutine, on casse le contrat et on met tout le monde au chômage ? Délicat... Et pourtant c'est bel et bien une vente d'arme à un pays avec lequel nous sommes en froid. Transfert de technologie, matériel de pointe à bord. Et option

s pour deux autres bâtiments. Fin mai début juin, 400 marins russes débarqueront à Saint-Nazaire pour être formé au maniement des deux navires. Ils dormiront sur un navire militaire russe. Imaginez qu'à ce moment là, ce soit la guerre en Ukraine... Drôle d'image

A la Une du Figaro : "Sarkozy mis sur écoute : l'indignation des avocats"

le bâtonnier de paris saisit hollande sur les écoutes de nicolas sarkozy
le bâtonnier de paris saisit hollande sur les écoutes de nicolas sarkozy © reuters

Alors on dira c'est Le Figaro . Mais dans Libération, en page intérieure : "Sarkozy-Herzog : des écoutes très discutées". Les juges sont-ils allés trop loin en plaçant sous surveillance les téléphones portables de l'ex président et de son avocat ? Jean-Louis Hervois,La Charente libre : "Les juges ont franchi un pas qui touche aux droits essentiels de la défense.Que le contenu des écoutes soit révélé dans la presse nous fait glisser vers une justice médiatique pleine de dangers." Jacques Camus, dans Les journaux du Centre : "On a connu la gauche plus sourcilleuse sur la protection des droits de la défense."

N'allez pas croire que la presse est devenue Sarkozyste. L'Humanité encore moins que les autres. De ces affaires à répétition, Jean-Emmanuel Ducoin retient que "les malins, les coquins et les cyniques aspirent toujours à l'impunité absolue et l'affranchissement des règles (...) Le sarkozysme était une perversion de nos institutions."

Même Le Figaro reconnait que ces enregistrements pirates ou sur ordre de la justice et ce qu'ils dévoilent ont un parfum peu ragoutant. C'est le "syndrome de l'andouillette", dixit Guillaume Tabard. Il faut pas trop savoir ce qu'il y a dedans, ca coupe l’appétit.Quoi d'autre dans la presse... D'abord, le prénom du jour ? Vous connaissez la mère Michèle mais sans doute aussi LE maire Michel. Il faut au moins être informaticien pour établir des statistiques sur les prénoms des maires. Un informaticien qui tient un blog s'y est collé. Sachez donc qu'il y a 14.136 Michel dans les conseils municipaux, pour environ 10.000 Alain et autant de Philippe. C'est le podium. Chez les femmes : Catherine, Françoise et Isabelle. C'est à lire dans Le Parisien. Cela révèle en creux l'âge de nos conseillers municipaux. Dans 50 ans, ils s'appelleront Kevin, Metteo et Léa. Après une enquête rapide, Thomas Legrand et Sandy Dauphin ont trouvé un Michel au conseil municipal de Saint-Nazaire et un Jean-Michel, je ne sais pas si ça vaut. Le maire s'appelle Michel et il est de moins en moins souvent agriculteur. Là c'est Sud Ouest qui a fait le calcul, symptôme d'une France de moins en moins paysanne. Dans les années 50 plus d'un maire sur 2 était agriculteur. Un sur 7 désormais. L'objet du jour ? Le bureau-valise. Toujours dans Le Parisien-Aujourd'hui . C'est une boite en carbone gris. 2 mètre de haut, 1 mètre 50 de large. A l'intérieur, une table, une connexion internet et téléphone. Vous dépliez le tout pour travailler. Vous fermez et vous la poussez sur ses roulettes quand c'est fini. Ça vient d'Allemagne, ça débarque en France. Les soirs où vous êtes débordé par le travail, vous pourrez dire doublement, je suis charette. Le chiffre du jour ?

la dette pubicuqe de la france atteindrait 95,1% du pib fin 2014
la dette pubicuqe de la france atteindrait 95,1% du pib fin 2014 © reuters

Prenez une ardoise. Ecrivez 1 et puis 14 zéros à la suite. Cela fait 100 mille milliards de dollars. C'est le montant de la datte mondiale évaluée dans Les Echos . Dette des États, des entreprises cotées et des sociétés financières. Dette qui s'est envolée ces dernières années. C'est le prix de la crise. Le bouquet du jour ? C'est la nouvelle guerre des roses, les fleuristes contre Interflora. A lire dans Ouest France. Les petits commerçants râlent contre les commissions imposées par la société qui vous apportent les bouquets à domicile. En Loire-Atlantique, récemment pour la Saint Valentin, 85% des fleuristes affiliés ont fait la grève d'Interflora. Dans Ouest-France, encore, édition Saint-Nazaire, cette question posée aux candidats aux municipales : Saint-Nazaire doit-elle s'affirmer comme cité balnéaire et se doter d'un port de plaisance.

Vivre toujours plus de la mer et avec la mer. C'est le principe de la blue society, la société bleue. La revue We demain, qui s'intéresse aux nouvelles tendances de la recherche, des technologies, de l'écologie et de l'économie consacre un dossier à la blue society dans son édition de printemps. La pêche par exemple. Toute la pression est exercée sur 5 ou 10 espèces, le bar, le cabillaud, le colin, comme s'il n'y avait que ça à manger. Mais nous connaissons mal les océans. Moins bien que la lune dit Philippe Vallette, directeur général du centre national de la mer. Evaluation : on a dû explorer 2% du fond des océans seulement. La mer source d'énergie, de profits, de nourriture, de bien être et de progrès. Plus de la moitié des médicaments anti-cancéreux ont des molécules provenant de la grande bleue rappelle Philippe Vallette. La mer source de bien être, il n'y aqu'à regarder Presse Océan de ce jour pour s'en convaincre. A la Une deux architectes taille shtroumpf préparent des chateaux de sable sur la plage du croisic. Il y avait un petit air de printemps dans l'Ouest et ailleurs ce week-end. Les terrasses de Nantes prises d'assaut, les balades main dans la main et les pieds dans l'eau à la Baule. Et une petite fille de 10 ans qui s'offre son premier bain de l'année au Croisic. Il fallait le vouloir : 11 degrés dans l'eau. Mais la petite fille s'appelle April, comme le mois d'avril, la douceur du printemps, elle l'a dans la peau.

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