Elle fête ses 75 ans et des mamans y rayonnent en famille pour le photographe Gilles Bensimon, parmi elles Janie Birkin et Charlotte et Lou, elles se souviennent de Kate. Le Magazine du Monde se donne à la terre et aux paysans, dans un élan charnel et esthétique. La Croix nous dit que l'on peut sauver la planète.

On parle d'anniversaires...

Et de deux journaux qui n'ont pas le même âge mais qui se ressemblent dans une volonté de changer le monde sans devenir triste, on appelle ça le glamour, et donc Elle qui est un journal pour les femmes fête ses 75 ans et Têtu fête ses 25 ans, qui est un journal homo pour nous les hommes gays ou qui mériterions de l'être. 

Il y a des garçons enjoués dans Têtu qui racontent comment ils se sont éveillés à leur sens, Antoine à 15 ans gambadait dans les champs en jean ultra skinny et crop top nombril libre, à la campagne dans la Creuse on peut vagabonder sans limite, c'est sensuellement qu'il était entravé, comment rencontrer l'autre, il vit désormais en ville, voudrait dire aiu môme de village qu'il fut, t'inquiète, ça va aller... 

Pour son anniversaire, Têtu a invité François Hollande Virginie Despentes Line Renaud, et surtout en couverture -qu'elle est belle masquée- Mylène Farmer, elle parle peu mais comment résister à l'amour quand on est l'icône gay? Têtu l'interroge éperdu, "vous posez vous la question de ce que nous aimons chez vous"... Elle ne sait pas répondre à ça, elle est photographiée par Mondino, ca ne se démode pas... 

Elle s'est donnée à un autre grand photographe, Gilles Bensimon que Sonia Devillers recevra après nous, il magnétise Leila Slimani et Christiane Taubira et des mamans venues en famille, Estelle Lefébure et ses filles, Isabelle Adjani et sa nièce Zoé comédienne après elle, Elle Mc Pherson et ses garçons, et puis trois femmes qui pourraient être soeurs: Jane Birkin et ses grandes Charlotte Gainsbourg et Lou Douillon, dont la discussion est un bijou de tendresse; elles parlent d'une quatrième qui les a quitté, Kate, l'ainée des filles de Jane, qui morte est encore là. Lou Douillon peut dessiner les yeux fermés la silhouette de Jane , les mains de Charlotte, les épaules de Kate...  Dans Marie-Claire, dans Libération, dans son dernier album qu'elle a concocté avec Etienne Daho, Jane Birkin parle aussi doucement joliment de Kate et de la mémoire, elle est aussi joyeuse. Je lis qu'à l'exemple de Gainsbourg, Etienne Daho pour garder la musique de Jane n'a pas corrigé ses fautes de français... 

On parle aussi de la terre...

Notre planète au chevet de laquelle le monde des hommes se rassemblera demain dans un sommet distanciel, la faute à la covid 19, 5 ans jour pour jour après la signature des accords de Paris pour le climat, alors que nous vivons en 2020 l'une des trois années les plus chaudes de l'histoire de l'humanité disent la Croix et Sud-Ouest - Sud-Ouest où Laurent Fabius constate que les gouvernements ont déçu et quand Donald Trump a retiré les Etats-Unis de l'accord d'autres pays se sont autorisés à devenir somnambules... 

Dans les Echos une carte de la planète teintée de rose et de rouge brulants accuse l'insuffisance des engagements officiels, l'Humanité dimanche affiche en couverture une terre craquelée, dans le Parisien Nicolas Hulot dit que nous avons déjà perdu la bataille. Mais pourtant l'on espère de raison, et ce matin la Croix, partenaire demain de France inter dans une journée spéciale dédidée au climat, nous réveille de possible. En dépit de Donald Trump, les accords de Paris sont restés vivants, en Amérique même,  des villes, des Etats, des universités, des entreprises se sont organisées contre l'administration pour faire baisser leurs empreintes carbone 65% de la population états-unienne serait encore couverte par l'accord de Paris. On attend maintenant l'arrivée de Biden, on espère en l'Asie.

On retrouve ce beau mot, la terre, dans le magazine du Monde... Non plus la planète mais la terre organique sur laquelle pousse les plantes, et le journal s'offre à elle dans un  élan émouvant et esthétique,  voilà à nouveau de sublimes photos d'animaux, de légumes, un champignon, deux choux  un âne et des paysans qui avant nous ont ressenti ce qui craquait sous nos pieds et qui sont les gardiens de la terre. Ils sont presque insoutenable de densité Anne Sourisseau, François et Jacqueline Borel, le pêcheur Gérard Carodano. 

Le Magazine du Monde est un journal des villes, et c'est un regard urbain que vous lirez, il n'en est que plus aigu... Vous y lirez des jardins potagers à New York, des vaches chouchoutées en Inde pour le lait bio des bourgeois éclairés... Et c'est une journaliste spécialisée dans la gastronomie, Camille Labro qui croque les paysans elle est remontée de la table au produit, à ceux qui l'organisent les paysans qu'elle choisit sont des  des avant-gardistes aussi, mais c'est toujours la même terre sur laquelle travaillent des paysans d'une autre beauté... 

Tiens dans le Populaire du Centre, voilà Didier cotte dont la ferme en haute vienne produit chaque année 25.000 volailles, il prépare pour dimanche un marché aux chapons et s'inquiète des restrictions sanitaires mais il n'a licencié personne, il n'a mis aucun de ses employés au chômage partiel, il garde les hommes.    

On parle enfin d'une femme...

Que personne n'a gardée et que la justice par négligence a trahie; Khadija dit à Libération à une histoire accablante, femme battue violée par son compagnon, qui a fuit et qui un jour a appris en lisant le journal que le procès de son tourmenteur allait commencer, elle n'avait pas été prévenue, il a été innocenté des viols, elle imagine le sentiment de puissance de cet homme... 

Il n'est pas cependant que des histoires qui finissent mal.

Faites un tour dans le figaro pour danser avec Negzzia, top model iranienne réfugiée en France et qui dansait même quand elle était migrante SDF... Allez lire dans le Point Liraz Charhi, israélienne mais née de parents qui avaient fuit l'Iran, elle compose via internet avec des musiciens du pays d'où vient sa famille et elle relie deux mondes... Allez lire aussi sur le site de l'Obs, qui à son tour visite la crise de la masculinité, les confessions du chanteur Dominique A, qui fut un garçon apeuré de ne pas assurer, il  espérait les caresses d'une femme plus âgée, il avait peur que la pénétration lui fasse mal, jeune chanteur il poussait la goualante dans les tons aigus, qu'on le prenne pour une chanteuse. Tout s'est bien passé pour lui, il est le papa d'un grand gars baraqué, ça l'amuse...

Allez lire enfin, dans la Dépêche et la Nouvelle République des Pyrénées l'odyssée d'Adrien, qui était parti aux champignons sur son tracteur et qui est tombé en descendant de l'engin, il n'a pas pu se relever, il a passé la nuit sur le dos a regarder les étoiles avant d'être secouru par un garde-champêtre a la retraite, Adrien va bien, il a 99 ans.

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