C'est la déprime... On est grognon... Il fait froid... C'est l'hiver... On a encore perdu ses clefs... Il fait froid... C'est l'hiver... Et la voiture ne démarre pas... Il fait froid... C'est l'hiver... Et on ne parle que de la crise... En fait, c'est ça qui rend grognon... Mais il y a une solution pour retrouver le moral : on va au cinéma... C'est à lire dans Libération... En ce moment, sur les grands écrans, c'est vraiment "Crise de rires"... Tout plein de comédies, pour tenter de conjurer la déprime sociale... papier signé Bruno Icher et Olivier Séguret... Dès aujourd'hui, dans les salles, il y a "Le Séminaire", film dérivé de la série à sketches "Caméra Café"... "C'est un film anticrise", promet l'un des acteurs, Bruno Solo... Puis, sur un format plus bourgeois, plus coûteux et ronflant (dixit Libération), Danièle Thompson proposera mercredi prochain "Le Code a changé"... La semaine suivante, l'humoriste Elie Semoun sortira "Cyprien"... Ensuite, au mois de mars, c'est Gad Elmaleh qui tentera un "Chouchou bis", avec Coco... Tandis qu'au mois d'avril, l'équipe de "La Vérité si je mens" revient en force avec "Erreur de la banque en votre faveur"... Alors bien sûr, rien ne dit que tous ces films soient vraiment drôles... Mais en tout cas, c'est leur but... Faire rire... ainsi qu'a su le faire Dany Boon et son "Bienvenue chez les Ch'tis"... Plus de 20 millions d'entrées... Et une unique nomination : celle du Meilleur Scénario, pour la prochaine cérémonie des Césars... Dany Boon est vexé, nous explique ce matin Le Parisien... avec, à sa Une, une photo de l'acteur-réalisateur... lequel milite aujourd'hui pour la création d'un César de la Meilleure Comédie... Le public a envie de rire... Le public va être servi... Ce matin, dans la presse, il y a plein d'histoires drôles... D'abord, une comédie policière, Nicolas ? D'accord pour la comédie policière... Alors, dites-nous, Frédéric... Ca se passe où ?... Et ça commence comment ? Cela se passe dans le Béarn, à Arthez-de-Béarn... Et c'est à lire, ce matin, à la fois dans L'Eclair et dans La République des Pyrénées... "Une centaine d'élèves contrôlés par les forces de l'ordre à leur arrivée au collège"... Cela s'est passé hier matin, devant le collège Corisande-d'Andoins, juste avant le début des cours... Sur réquisition du procureur de la République, les gendarmes ont donc contrôlé une centaine d'élèves à leur descente du bus... à la descente du bus scolaire qui les emmenait en cours... Les gendarmes étaient à la recherche de stupéfiants... Mais ils n'ont rien trouvé... "Drôle de méthode, tout de même", ont commenté les syndicats d'enseignants... tout comme certains parents, qui dénoncent les uns et les autres "des méthodes inadmissibles"... En fait, le film n'est pas drôle... Et du coup, je vous conseille cette autre comédie policière, à lire cette fois dans L'Humanité... Et ça se passe cette fois dans l'Hérault... C'est Caroline Constant qui raconte... Entre le 19 et le 29 janvier, jour de grève nationale, les gendarmes sont allés dans cinq écoles de la région... Dans la première, ils ont demandé s'il n'y avait pas de troubles à l'ordre public... Dans une autre, ils ont insisté auprès des enseignants pour connaître le nombre de grévistes sur l'école... Dans une troisième, ils ont appelé tous les jours pour savoir si tout allait bien... Le personnel présent s'est étonné de cette intrusion... Et ma consoeur aussi, qui s'interroge : "De quoi se mêlent donc les gendarmes de l'Hérault ?" Mais bon, à bien y réfléchir, là non plus ce n'est pas très drôle... Du coup, Nicolas, je vous propose une comédie politique... Ca vous dit ? D'accord pour la comédie politique... On a le choix pour les personnages ? Vous avez le choix pour le personnage... Personnage principal : c'est vous qui décidez... Plutôt une femme ?... Plutôt un homme ? Allons-y pour la femme... Et donc, c'est Valérie Pécresse... la ministre de la Recherche et de l'Enseignement supérieur, qui ce matin encore est à la Une d'une partie des journaux... Vous connaissez le pitch... Il se résume en quelques mots... Sur l'injonction de son supérieur, la ministre veut réformer le statut des enseignants-chercheurs... Mais les intéressés ne veulent pas... Et hier, ils ont manifesté, un peu partout en France... C'est à la Une notamment de L'Humanité : "Par dizaines de milliers contre la guerre à l'intelligence"... "50.000 à Paris, 6.000 à Lyon, 5.000 à Marseille... Ils refusent des universités et des labos soumis à la loi de la concurrence"... "La contestation sort des amphis", constate également Le Télégramme... Tandis que La Dépêche du Midi offre une photo pleine page de la manifestation de Toulouse... avec ce titre : "Facs : ça s'envenime"... Et comme si cela ne suffisait pas, il y a ce matin cette info, sur le site Rue89... Elle concerne un autre ministre, ou plutôt la fille d'un autre ministre : la fille d'Alain Marleix... Alain Marleix, secrétaire d'Etat chargé de l'Intérieur et des Collectivités territoriales... Où est le problème avec sa fille ? Eh bien, nous explique Rue89, elle vient d'être recrutée à la Sorbonne comme maître de conférences... Et cette nomination fait grincer des dents au sein de la prestigieuse université... Il y a "soupçon de copinage"... Ca, c'est le titre de l'article de Chloé Leprince... L'histoire se passe à Paris-IV, où l'on enseigne l'histoire, la géographie, les lettres et les langues... Or, quelques semaines, les directeurs du département d'histoire dénoncent donc la nomination de Laurence Saint-Gilles (c'est son nom), une jeune agrégée d'histoire... qui devrait donc hériter d'un poste de maître de conf' à la rentrée prochaine... poste transformé pour elle sur mesure, disent-ils, en dénonçant les pressions et l'interventionnisme du ministère. Ce n'est pas que la fille du ministre n'ait pas les capacités requises... Mais beaucoup d'autres jeunes gens auraient également pu postuler... Et là, la procédure de recrutement a donc été biaisée... Ma consoeur a tenté d'avoir une réaction de l'intéressée... Mais cette dernière a répondu au téléphone qu'elle n'était pas intéressée... par le sujet. Autre comédie politique... On change de personnages... Et donc cette fois, on prend un homme... Appelons-le par exemple Yves Jégo... Bien joué, Nicolas... Oui, c'est bien Yves Jégo qui, ce matin, fait encore sourire les éditorialistes... Le pitch, on le connaît... En Guadeloupe, et maintenant en Martinique, depuis trois semaines, il y a des grèves pour dénoncer la vie chère... Le secrétaire d'Etat à l'Outre-Mer s'y est rendu une première fois, avant de revenir à Paris, puis de repartir sur place... Flanqué de deux médiateurs, il est de retour à Pointe-à-Pitre depuis maintenant deux heures... Et pour Didier Pobel, dans Le Dauphiné Libéré, "ce n'est plus vraiment Yves Jégo, c'est plutôt Yves Culbuto"... "Et désormais, on perçoit mal la marge de manoeuvre de ce turbo-ministre ainsi catapulté au coeur de cette impossibilité d'une île"... Une île où ça va mal, comme le raconte La Croix... un reportage d'Antoine Fouchet auprès de ces nombreux exclus que compte la Guadeloupe... Plus de 12% des ménages guadeloupéens vivent au-dessous du seuil de pauvreté... 35% des 20-30 ans sont au chômage... Et cela, ajouté au reste, eh bien ça donne aujourd'hui un vrai "climat de morosité", comme le titre France-Soir... "Colère à la base et fébrilité au sommet", résume Chantal Didier dans L'Est Républicain... "Les nuages s'amoncellent", note pour sa part Bruno Dive, dans Sud-Ouest... Tandis que François Martin, dans Le Midi Libre, s'alarme : "Ca sent la poudre"... "Ca va péter !", lance même, à sa Une, Siné Hebdo... Pendant ce temps-là, à gauche, les socialistes se battent pour devenir députés européens... C'est à lire dans Libération... "Les candidats à la candidature pour les Européennes avaient jusqu'à hier pour se faire connaître rue de Solferino... où l'on a fait les comptes : le PS a reçu pas moins de 600 lettres"... Commentaire d'une dirigeante : "A partir du moment où quelqu'un prend sa carte au PS, il pense qu'il peut être député"... Et pendant ce temps-là, L'Express nous donne des nouvelles d'un ancien député du Parti Socialiste : Eric Besson... qui, semble-t-il, serait inquiet pour sa sécurité... "En prenant le portefeuille de l'Immigration, il a demandé au ministère de l'Intérieur d'avoir à sa disposition sept officiers de sécurité... A l'Economie numérique, il en avait simplement deux... La place Beauvau a tranché : Eric Besson a droit désormais à cinq gardes du corps"... Et puis allez, pour finir... Après les comédies policières et les comédies politiques, un mot de la comédie animalière, dont nous nous faisons l'écho régulièrement... J'imagine, Nicolas, que vous savez de quoi je veux parler... Et vous avez deviné : les sangliers ! Eh bien figurez-vous que même la presse enfantine s'intéresse au sujet... Ainsi, dans Wapiti : "Les sangliers sont-ils nombreux ? Parlons-en"... Wapiti propose également ses "conseils pour apprivoiser sa perruche"... Tiens oui, les perruches... On pourrait en parler plus souvent.

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