"Je voudrais vous parler du climat qui régnait au lycée professionnel Louis-Blériot d'Etampes depuis la rentrée, et du comportement de ma hiérarchie." Ainsi parle l'enseignante Karen Montet-Toutain, agressée au couteau par un élève le 16 décembre dernier. Témoignage saisissant, que publie "Libération" aujourd'hui. Dès la rentrée, dit la jeune femme... le 16 septembre, j'ai connu la plus grosse angoisse de ma vie d'enseignante, dans une classe très oppressante. Ce jour-là, je n'ai pas réussi à prendre le dessus. J'ai invité les élèves à quitter la salle avant la cloche. Après... j'ai eu peur pendant un mois et demi. Puis à la rentrée des vacances de la Toussaint, un élève d'une autre classe m'a lancé : "J'ai envie de vous, tout de suite, sur la table"... Alors qu'un autre disait "T'inquiète, je te la prête après". J'ai alerté la conseillère d'éducation... Aucune sanction. Le 5 décembre : nouvel incident. Cette fois, j'ai reçu des menaces de mort, raconte l'enseignante. La classe était très énervée parce qu'un élève avait été exclu. Deux garçons ont évoqué les cambriolages comme un bon moyen de se faire du fric. Chez moi, par exemple. Alors je leur ai demandé ce qu'ils feraient s'ils se trouvaient nez à nez avec les propriétaires... T'inquiète, m'ont-ils répondu. On trouvera ton adresse et on te mettra une balle dans la tête. Nouveau rapport à la conseillère d'éducation. Sans suite. Ce 5 décembre, il y a eu conseil de classe, poursuit l'enseignante. J'y suis allée pour dire que j'avais reçu des menaces de mort. Alors la proviseure a répondu... "Ils vous ont dit ça... Elle est bien bonne celle-là"... Et quelque chose comme "Ca ne s'arrange pas". Et c'est tout. Et puis il y a eu l'agression du 16... L'élève s'est approché de moi... "C'est bien vous qui avez rencontré ma mère hier ?" "Oui". "Et c'est bien vous qui lui avez raconté que je refusais d'enlever mon bonnet ?" Alors il s'est levé, il a sorti quelque chose de son sweet-shirt et m'a frappée dans le ventre. Les élèves hurlaient, je leur criais de sortir... Je n'en veux pas à mon agresseur... J'en veux à l'institution". Et puis au journal "Le Parisien", à qui elle accorde aussi une interview, l'enseignante précise : "J'ai toujours envie d'enseigner... Beaucoup d'élèves m'ont apporté des témoignages d'amour durant ma convalescence... En revanche, je n'ai rien reçu de l'Inspection d'académie... Ni même du recteur... Quant à la proviseure, elle ne s'est même pas déplacée pour venir me voir". L'école, cette zone de tensions, où les profs se retrouvent entre le marteau et l'enclume... Face à des élèves violents, et face à des parents... Allez... osons le dire... emmerdants... C'est "Le Figaro" qui nous explique aujourd'hui à quel point les parents d'élèves sont de plus en plus procéduriers... Pour une sieste supprimée, un trafic de bonbons ou une insulte, ils n'hésitent pas à saisir les tribunaux, ou demandent à un avocat d'assister leur enfant en conseil de discipline. Une tendance lourde... Le nombre de recours judiciaires des parents est tel, que la plupart des enseignants souscrivent désormais une assurance qu'on surnomme, dans la salle des profs, "assurance torgnoles"... Un dispositif qui garantit leur défense et règle les indemnités qu'ils pourraient être amenés à verser. D'ailleurs, un chiffre montre l'ampleur du phénomène... Hormis les accusations de pédophilie, qui se multiplient, 1.300 décisions de tribunaux sont intervenues dans le domaine scolaire en 2005. Les banques seraient-elles devenues infréquentables ? Il faut croire que oui, puisque le ministère des Finances en est réduit à se pencher sur les dérives commerciales de certaines enseignes... Il y aurait urgence à moraliser le secteur. Produits financiers vendus presque de force, et surtout manque d'informations du client, nous explique "L'Express"... Quand on lui vend un produit, on lui fait miroiter les gains qu'il peut générer, mais rarement les pertes... L'affaire du fonds de placement commun "Benefic" l'a montré récemment à La Poste... Voici maintenant l'action EDF, qui commence à faire pas mal de victimes. Depuis que l'électricien a fait son entrée en Bourse, le 21 novembre, des clients de banques se retrouvent avec des actions qu'ils n'ont jamais achetées. Dans le nord de la France, par exemple, le journal "La Voix du Nord" a commencé à recevoir un, puis deux, puis beaucoup de témoignages de lecteurs allant tous dans le même sens... Ils ont vu leurs comptes ponctionnés... Une facture d'achat d'actions est même montée jusqu'à 4.608 euros... Soit 144 titres à 32 euros l'un. Dans son article publié ce matin, "La Voix du Nord" explique que les victimes de ventes forcées sont essentiellement des retraités, donc des personnes vulnérables. Christian Canivet, bonjour... C'est vous qui avez écrit l'article... Et vous dites qu'il faut aller au-delà du constat de dysfonctionnement généralisé... Vous parlez de scandale... Comment les clients se font-ils piéger ? Des noms... * Les clients piégés ont-ils des recours ? Merci, Christian Canivet... Enquête de "La Voix du Nord". Eh oui, forcément, avec cette histoire d'humour et de tendresse... Avouez que ce n'est pas banal... Un Premier ministre qui rêve d'une année comme ça... "Quelques gouttes d'humour et de tendresse, croyez-moi, ça rend la vie plus belle", a donc dit Dominique de Villepin aux journalistes, à qui il présentait ses voeux hier. Alors retenons un commentaire, parmi d'autres... Mais puisque le Premier ministre voulait de l'humour, en voilà... C'est l'édito de Bernard Revel, dans "L'Indépendant du Midi"... Revel qui écrit : "Jean-Pierre Raffarin avait tenté, sans grand succès, de lancer la 'positive attitude'. Dominique de Villepin, lui, va plus loin. Il prône carrément la 'rigolote attitude'. La vision d'une France qui sort fortifiée de la crise des banlieues en est tout de même un bel exemple... Et n'est-elle pas irrésistible, sa façon de dire que le grand défi d'aujourd'hui est de faire reculer le chômage ?... Tout l'humour étant bien sûr dans cet 'aujourd'hui', qui dure depuis 30 ans... Enfin, ce farceur de Villepin dévoile une méthode hilarante pour franchir les obstacles qui se présentent à lui : il suffit de lever la jambe, a-t-il dit... On n'a pas fini de rire, tout au long de cette année utile", conclut Bernard Revel. Dominique de Villepin veut de la tendresse dans la presse : en voilà... Cécilia et Nicolas Sarkozy se sont retrouvés... C'est dans tous les journaux, à commencer par "VSD", qui affiche le couple en Une, et qui raconte pourquoi ils se sont retrouvés. En résumé : pour le petit Louis, le fils... Il n'était pas question, pour Nicolas, que Louis aille vivre avec Cécilia à New York, explique "VSD"... Il va donc vivre avec papa et maman, à Paris, comme avant. Cela étant dit, Nicolas et son épouse se sont montrés dans l'un des lieux publics les plus fréquentés de Paris, raconte "Libération"... Exhibition publique qui ne relève pas du hasard... D'abord, c'est là que Cécilia avait été prise en photo avec le publicitaire Richard Attias, son compagnon... Enfin, son "ex"... Et puis le couple Sarkozy tient absolument à faire savoir qu'il est reformé... Le ministre de l'Intérieur avait pourtant juré à la télévision, en octobre dernier, que désormais il garderait discrète sa vie privée... Difficile de perdre ses mauvaises habitudes, commente "Libération". Et si vous voulez en savoir plus sur cet épisode politique passionnant, vous lirez "Le Parisien", dans lequel un ami du couple, Patrick Balkany, député UMP des Hauts-de-Seine, raconte la réconciliation... Et selon lui, l'explication est on ne peut plus simple... Pendant la séparation, Nicolas n'a pas arrêté d'envoyer des textos à Cécilia... "Que voulez-vous, dit-il, ces deux-là sont inséparables". Voici maintenant une scène surréaliste, dont les invités du Président de la République se souviendront longtemps. Elle se déroulait le 18 décembre dernier... Le couple présidentiel recevait une dizaine de personnes à dîner. Il y avait là les Pinault, les Debré, quelques autres, et Monseigneur Di Falco, le communicateur de l'Eglise de France... Bon... Le repas se déroule, mais après le dessert, Bernadette se lève, et tous les convives sont priés d'en faire autant... Elle donne alors la parole à l'évêque, qui prononce une prière. L'assistance est médusée... De table en table, tout le monde s'observe, un brin gêné... Le visage de Claude Chirac se crispe, celui de Jacques se décompose. Sans oublier le signe de croix que bon nombre d'invités se sentent obligés de faire... Sauf Jacques Chirac, qui ne se signe pas, et qui affiche une mine de plus en plus contrariée. A la sortie, sa fille Claude se précipite dans le hall de l'Elysée pour prier les convives de taire cet épisode religieux... Avec, comme vous le voyez, une grande efficacité. Voilà... Je ne voudrais pas vous quitter sans vous faire part de cette information, que nous livre le journal belge "La Dernière Heure"... L'info peut paraître incroyable, écrit ce journal, mais elle a été confirmée hier après-midi par l'ambassadeur de Belgique à Paris en personne... Johnny veut redevenir Belge... Sa demande officielle de naturalisation a été envoyée au Parlement. D'ailleurs, le diplomate a expliqué aux journalistes de "La Dernière Heure" que la démarche de Johnny "est tout simplement une véritable opération de coeur... Oui, il est vraiment très Belge de coeur... Il adore la France, mais il a la fibre de chez nous". Voyez qu'il y a de la tendresse dans l'info.

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