Le Monde raconte "Gros Bleu", le doudou qu'un petit garçon offrit à l'homme qui l'initiait à l'art, et qui, dit-il aujourd'hui, le violait -un plasticien célèbre se retrouve accusé. Régis Debray ironise sur nos élites technocratiques qui font la guerre sans rien y connaitre, le Fiagro

On parle d'un monde parallèle... 

Dont les nombreux adeptes se passionnent pour une complot chimérique dont ils ont fait un jeu planétaire... Le site Usbek et Rica  démonte les ressors ludiques et religieux d'un mouvement complotiste qui a fait trembler la démocratie américaine. Les QAnon, qui pensent que les élites, l'Etat profond, sont un magma organisé de manipulateurs et de pédophiles trafiquant des enfant, et que le président Trump combattrait, c'est au nom de cette conviction qu'on a vu des QAnon, envahir le Capitole la semaine dernière... Mais Usbek et Rica ne s'arrête pas à l'apparence et raconte une communauté de croyants, ils se baptisent les soldats digitaux en résistance, et sur  des sites et des forums dédiés les soldats digitaux recueillent vénèrent dissèquent interprètent comme des textes sacrés relaient des messages sibyllins venus d'informateurs infiltrés dans l'Etat profond, ces messages nourrissent la prophétie du Grand Réveil qui sera suivi par la Tempête, quand la population éclairée se dressera pour vaincre l'Etat profond...   Ce combat aura lieu en six étape, son appelle cela le Plan, et il faut deviner sa venue à travers des signes... Quand Donald Trump a appelé ses partisans à manifester à Washington, les QAnon y ont vu le début de la tempête.. Quand Twitter a annulé le compte de Donald Trump, les QAnon ont compris que le plan était en marche, puisque l'ennemi avait commencé l'offensive... Ainsi se mène un jeu à l'envers de la raison.

Je lis dans la Croix un portrait du milliardaire Elon Musk, l'homme le plus riche du monde; qui a construit pour l'humanité des voitures électriques et des fusées, qui veut installer sur Mars un million de personnes d'ici 2050 et qui souhaite également inventer un homme augmenté dont le cerveau sera enrichie d'une puce connectée à un ordinateur... Musk, lis-je n'est pas pour autant convaincu de la réalité charnelle de notre humanité qu'il veut changer, un universitaire texan nous dit que Musk il estime qu'il est "plus que probable que nous vivions dans une simulation informatique inventée par une civilisation plus avancée que la nôtre"... 

Dans Libération, nous parlons heureusement de choses concrètes et de tentations tangibles, avec un procès commence en Suisse où il conviendra de déterminer si un homme d'affaires franco-israelien, Benny Steinmetz,  a bien versé 8,5 millions de dollars de pots-de-vin à Mamadie Touré, quatrième femme de l’ex-président guinéen, pour pouvoir exploiter le plus grand gisement de fer encore vierge de la planète. Histoire d'élites réelles où apparaissent aussi Nicolas Sarkozy et le milliardaire philanthrope Georges Soros...

Dans le Figaro, Régis Debray pourfend lui nos élites technocratiques, enfants gâtés qui n'ont pas connu la guerre et qui pourtant la font, mais si mal. C'est un texte d'une méchanceté et d'une drôlerie coupantes, quand la France penserait à se retirer du Sahel... Debray fustige le trio infernal, "l’expert, le baroudeur et l’intellectuel", et puis à l'Elysée un donneur d'ordre qui ne connaît rien de la région où il porte le fer, il vaudrait mieux écouter  l’ethnologue, l’historien et le géographe, avant d'engager nos soldats dans des contrées d'où ils seront rejetés

On parle aussi d'une peluche...

Un doudou nommée Gros Bleu que raconte le Monde, un petit garçon l'avait offert quand il avait douze ans à l'homme qui l'initiait aux arts et à la beauté des choses et que sa famille, des ouvriers éblouis par sa culture, vénérait... Mais cet homme était aussi celui qui le viola de l'âge de dix ans à dix-sept ans.. Telles sont les accusations que porte trente ans après les faits supposés le sculpteur Laurent Faulon contre un artiste plasticien célèbre, Claude Lévêque dont on trouve une oeuvre jusqu'à l'Elysée... C'est une histoire troublante, Claude Lévêque lit-on aimait partager ses chambres d'hôtel sans se cacher avec de jeunes garçons et dans son oeuvre, l'enfance les doudous en peluches et l'innocence des corps de jeunes adolescents prenaient une large place et dans ses déclarations « Je suis un monstre", Lévêque laissait deviner ses inclinations. Claude Lévêque a renvoyé Gros bleu à Laurent Faulon, il lui a écrit ceci: "Est-ce un crime d'avoir partagé des moments particuliers et uniques révélés haïssables à ce point aujourd'hui?" 

Dans la Croix encore  -tout n'est pas laid aujourd'hui- nous rencontrons un homme lumineux, un artiste de cirque nommé Karim Randé. En 2014 il fit une mauvaise chute et son pied n'était plus que douleur, si on le sauvait, ils serait devenu ossifié sans souplesse, il a fait le choix d'être amputé et depuis avec se prothèses, il rebondit et virevolte encore mieux qu'avant, il a appelé sa compagnie "Bancale"...

Et on parle enfin de cochons... 

Dont les destins divergent avec les caprices des hommes et vous verrez ainsi dans les Echos des cochons serrés tel l'usager du métro, seront ils soulagés... L'élevage intensif va reculer en Bretagne, lis je mais les exploitants sont moins enthousiastes que la chambre d'agriculture. 

Dans la Provence, je vois d'autres cochons qui ne sont plus que barbaque grillée, c'était hier la fête au cochon grillé à Allauch, une tradition plus que jamais indispensable au moral des populations cernées par le couvre-feu à 18 heures et la variante anglaise du virus, on a fait la queue sous une pluie froide qui démentait un proverbe local,  "À la Saint-Clair, le ciel est toujours beau et clair". Mais qu'importe: "La tradition, c’est le meilleur rempart contre la dépression, dit une dame. Je viens tous les ans pour récupérer la viande pour ma mère et pour moi. Je suis vraiment très contente c’était peut-être la dernière fois que j’aurais pu lui mener."

Dans Nice-Matin, c'est un cochon bien vivant qui console un homme, son copain, ils se font un câlin tête-à-tête sur la photo, voilà le cochon Victor que l'homme Sébastien a sauvé porcelet d'un laboratoire, depuis ils vivent à deux, Victor a dédaigné une cochonne que Sébastien lui avait présenté. Ils sont une histoire mignonne dans un long dossier bien ficelé et sur la défense des animaux  où  j'apprends que des chatons pas encore sevrés sont achetés pour nourrir les boas et pythons d'étranges propriétaires, cela se passe sur internet, évidemment.

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