Un homme seul, en mouvement. Devant lui, le public. Derrière, des images de territoires occupés. Preuve, s’il en fallait, que le spectacle vivant s’inscrit au plus près de la marche du monde, LIBERATION évoque ce matin, le dernier projet d'Arkadi Zaides, présenté au Festival d'Avignon. L'artiste, israelien, danse devant des images tournés par des Palestiniens de Cisjordanie, et récoltés par une association israelienne des droits de l'homme. Son spectacle, écrit LIBERATION, ne laisse personne indifférent. "Certains y voient de l'opportunisme, d'autres, surtout les jeunes, restent sans voix. Face à ce quotidien de violence, au plus près des corps, de la poussière, des larmes. Il raconte l'occupation, la colonisation. Sans choisir un camp pourtant. Sans se prononcer sur les bons et les méchants. L'artiste a répondu aux questions du journal. "Mon propos est universel, dit-il. J'exprime ce qui m'affecte et je pose cette question. Est ce que l'on est prêt enfin, à regarder ce que l'on fait ?""la guerre échappe souvent à ceux qui s'y risquent. (...) et c'est ainsi que se nouent les tragédies", nous dit l'éditorial du MONDE daté d'aujourd'hui. "C'est une guerre accidentelle ", poursuit François Sergent dans LIBERATION reprenant les mots de l'ancien secrétaire d'Etat américain adjoint Elliott Abrams. Une guerre qu'aucune des parties ne voulait. Plusieurs de vos journaux ont envoyé des reporters sur place. Jérusalem, Tel Aviv au rythme des sirènes depuis quatre jours. Dans Gaza bombardée, la colère et la peur. Ces images décrites par l'HUMANITE, carcasses de véhicules qui gisent sur le bas côté éventrées, brulées, qui disent à elles seules la noirceur du cauchemar. La photo dans LES ECHOS, une voiture visée par un tir israelien, véritable gruyère. Un homme regarde au travers. Celle de OUEST-FRANCE en Une, des Gazaouis qui fuient, sous le titre "la vie ne tient qu'à un coup de fil." Car l'armée israelienne prévient avant les frappes. Dans LIBERATION, Fatih Koulab, voisin d'une maison détruite, raconte qu'il y a bien eu un appel passé à l'un des fils du propriétaire, pour prévenir la famille mais il était 1h30 du matin et ce fils était sorti, profiter des chaudes soirée du ramadan. Ses parents, une tante, tous ses frères et soeur ont été tués. Dans LIBERATION encore, on nous décrit cette scène irréelle sur un promontoire de la ville en bordure de Gaza. "Des Israéliens viennent assister sans complexe et en direct les bombardements. Pliants et pique-nique sous le bras. Mais qui a jeté un sandwich au oeufs dans la salade de fruits, ?" "La guerre est permanente dans ce coin de la planète, tente de justifier un motard qui s'est arrêté lui aussi. Les gens sont conditionnés pour cela et prêts à l'assumer. C'est un spectacle comme un autre."Justicier autoproclamé, le Don Quichotte de la politique française ... Qui est ce donc ?A croire LIBERATION, c'est vous, M. Montebourg. Frondeur de l'interieur, voilà l'analyse du journal après la présentation de votre feuille de route pour le redressement économique de la France. LES ECHOS résument : les 50 milliards d'euros d'économies répartis en trois tiers : un tiers pour les entreprises, baisse de charges et de taxe, un tiers pour la réduction du déficit, un autre pour les ménages. Matignon est loin de plancher sur le même shéma et jugeait compliqué dès hier, d'après le quotidien économique, de définir une règle arithmétique aussi précise.Mais une politique de gauche, c'est possible, s'exclame ALERNATIVES ECONOMIQUES, dans son numéro estival. Certes, Guillaume Duval reconnait qu'il est plus facile pour un journaliste ou un expert de jouer au YakaFokon. Mais le magazine développe. La politique de l'offre. Pourquoi pas, mais plutôt que la baisse du coût du travail, le redressement productif passe par l'enrichissement des compétences des salariés et une organisation des entreprise moins hiérarchique, moins autoritaire. On gagnerait en productivité. Pour ALTER ECO, la réduction de temps de travail ne doit pas être tabou. Il rappelle ces mots, sortis non pas de la bouche d'un syndicaliste mais d'un grand patron : "Il faut passer à quatre jours, 32 heures. C'est le seul moyen d'obliger les enrteprises à créer des emplois." Signé Antoine RIBOUD, le fondateur de Danone, en 1993. Un autre temps, peut-être. Quoique, le débat existe encore.et pendant ce temps là, l'UMP cherche sa taupe. Une mission d'inspection va être lancée, après une semaine bien agitée. Entre le salaire de Geoffroy Didier, les factures téléphoniques de Rachida Dati, la femme de Jean-François Copé, les hélicoptères de François Fillon, les vacances de Xavier Bertrand..Il y en a eu pour tout le monde. "L'UMP, c'est un groupe de jihadistes, on se demande où le prochain va se faire exploser." Alons bon, c'est un responsable du parti qui balance, dans LE PARISIEN/AUJOURD'HUI EN FRANCE.Un jidahiste repenti dans LA VOIX DU NORD. Mounir a 20 ans. C'est une jeune homme courtois au teint clair, et aux yeus noirs. Il a accepté de se confier au quotidien. Il évoque un lavage de cerveau qui était devenu pour lui, la vérité. Il est parti en Syrie début 2013 convaincu qu'il se bat pour une noble cause. Il y restera un an. D'abord en camp d'entrainement, il apprend à tirer à la kalachnikov, essaye le lance-roquette mais semble finalement trop maigre pour l'utiliser. "On travaille le physique", raconte-t-il. "Ils testent notre mental". Une journée passée sur une poutre pour voir combien de temps on résiste. Des images, des bruits le hantent encore. Des gens en sang, des tirs. Il a assisté à des massacres de femmes, d'enfants. Dans ce combat-là, seul le savoir est une arme. Ses amis, en France lui envoie des messages sur Internet pour le raisonner. Aujourd'hui, avoue-t-il à LA VOIX DU NORD, il a honte et il parle de l'embrigadement autour de lui, à ceux qu'ils rencontrent, de plus en plus nombreux, de plus en plus jeunes, qui se laisse séduir par les discours radicaux. Une dizaine de lieutenants jihadistes auraient été neutralisés entre septembre 2013 et avril 2014. C'est ce qu'on apprend en lisant le dossier du FIGARO MAGAZINE de cette semaine. Immersion au coeur des services secrets en France mais aussi à l'étranger, sur le terrain. Le journaliste Christophe CORNEVIN assiste par exemple à cette rencontre, quelque part dans le Sahel entre un officier du renseignement et une source touareg, sur la présence d'Aqmi dans la région. Il a pénétré à Paris dans le coeur névralgique de la DGSE, où quelque 5 000 informations sensibles arrivent chaque jour. Entre eux, les espions l'appellent la Boîte. Des cartes, des kilomètres d'archives, un castor empaillé quelque part, symbole de ténacité. "Les amateurs de Jamesbonderies n'ont pas leur place ici", prévient le DRH. Hommes de terrain qui donnent corps à une guerre, en eaux profondes.

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