Halte aux régimes féminins avant l'été, volte face fiscale du gouvernement, et Marie Ange Laroche qui parle. Mais la revue de presse d'Hélène Jouan débute par un coup de gueule.

Un coup de gueule ce matin qui nous concerne Toutes. Toutes ou tous ?

Toutes et tous, tant ce régime de la tyrannie ou plus exactement cette tyrannie du régime sont insupportables. « Hey, Elle, Glamour, Grazia s’exclame Nadia Daam sur un post publié par Slate.fr, si vous nous lâchiez le cul (pardon c’est elle qui le dit), et le ventre, et les cuisses, et les bras ???? »

Ras-le-bol en effet de ces magazines dits féminins, qui à chaque début d’été, comme d’autres font de façon horlogière leurs Unes sur les Francs-macs ou les prix de l’immobilier à Paris, nous font culpabiliser à mort. « Quand les beaux jours arrivent, ils concentrent tous leurs efforts, écrit-elle, pour nous démontrer à nous, êtres utérins, que nous ne serons pas décentes sur la plage cet été à moins de perdre du poids » Or, poursuit-elle, « véhiculer le message qu’une femme doit changer d’apparence physique avant d’oser se prélasser sur la plage et d’être soumise aux regards, masculins essentiellement, est d’une effroyable crétinerie. Et surtout d’une dangerosité sous-évaluée. Quand t’es une femme, tu passes le bac option bikini toutes les putains d’année ».

Nadia Daam souligne qu’au-delà de grignoter un peu plus à chaque fois, l’estime de soi de chaque femme, cette injonction à la minceur peut aussi finir par poser des questions de santé publique, est ce que le but c’est d’être mince voire maigre à tout prix, ou d’être en bonne santé ? Enfin, parce que la presse féminine n’est pas à une contradiction près, elle est capable d’afficher sur la même une les régimes minceurs, et le nouveau mantra « et si finalement vous vous acceptiez comme vous êtes ? », qui n’est rien d’autre qu’une nouvelle injonction. Pas plus rassurante car il faut être capable de jeter par-dessus bord des décennies de « grossophobie ». Bref c’est l’été, et partez comme vous êtes !

Enfin ça, c’est si vous avez la chance de partir en vacances, et c’est l’Humanité ce matin qui souligne avec justesse combien « les vacances pour tous, sont un droit à reconquérir » titre le quotidien. SI 82% des cadres font leurs bagages chaque année, 1 ouvrier sur 3 seulement a les moyens de partir. Plus de quatre vingts ans après 1936, la démocratisation du droit aux vacances reste une lutte à gagner écrit Laurent Mouloud dans son édito

Revirement du gouvernement sur la question fiscale, à laquelle beaucoup de vos quotidiens s’intéresse ce matin

« La Oups politique », c’est comme ça que Nicolas Beytout l’appelle à la Une de l’Opinion. Explication : « le chef de l’état exulte au soir du premier tour de la présidentielle ? et bien Le second sera en retenue et solennité. Il nomme des ministres au cv peu compatible avec la nouvelle exigence moralisatrice ? il les évacue promptement. Enfin, des réformes fiscales promises sont-elles ajournées ? et bien ce petite arrangement avec les grandes promesses est vite abandonné ». Série donc de Oups politiques, appelés autrefois Couacs, ce qui donne d’ailleurs dans Libération, « Macron/Philippe, tête à couacs ». Mais tout est bien qui finit bien ! pour L’opinion en tout cas, Nicolas Beytout se réjouit qu’Emmanuel Macron n’ait mis « que quelques jours pour analyser l’erreur commise, et rectifier le tir ». Même satisfaction au Figaro « Macron se ravise et rétablit les baisses d’impôt ». Mais « si les choses semblent remises en ordre prévient Gaetan de Capèle, ce cafouillage n’en constitue pas moins un avertissement sans frais ». Oui, car« Au moment de donner le coup d’envoi des réformes, la main de l’exécutif a tremblé » relève également Françoise Fressoz dans le Monde ce matin

Alors, beaucoup de vos journaux reviennent sur la façon dont le président a précisément corrigé le tir.

Un épouvantail, un lieu et quelques noms. « Dans la moiteur tropicale de ce dimanche 9 juillet, écrit Nathalie Segaunes dans l’Opinion, Emmanuel Macron a tranché, il ne sera pas François Hollande ». Voilà pour la figure de l’épouvantail. « Le spectre d’un retour aux années Hollande a été décisif » renchérit le Parisien. Le lieu, Aix en Provence, où se tenaient du 7 au 9 juillet les rencontres du même nom organisées par le cercle des économistes, c’est là qu’ont été, mal, reçus le discours de politique générale du premier ministre et son annonce du report des baisses d’impôts pour cause de comptes publics plus dégradés que prévu. « Philippe Aghion, conseil d’Emmanuel Macron pendant la campagne fustige « une grave erreur », Mathieu Lainé, patron et proche du président qui se décrit lui-même comme« le gardien de la révolution libérale » raconte dans le Figaro Eco comment il a alors beaucoup échangé avec le président pour lui faire part de la défiance que ces annonces créaient. Il m’a assuré dès le vendredi dit il, qu’il le ferait ». Mathieu Lainé va jusqu’à twitter son soulagement avant et après la volte-face. Dimanche, réunion de cadrage à l’Elysée. Fin de l’histoire. Enfin presque, le Parisien nous en dévoile ce matin la suite si je puis dire, puisqu’il faut désormais trouver la façon de financer ces baisses d’impôts : « l’Etat va se serrer la ceinture », manchette du quotidien. Le ministre du Budget, Gérald Darmanin dévoile en exclusivité son plan pour économiser 4 milliards et demie d’euros sur le budget de l’Etat. Effort sans précédent souligne-t- il, sans toucher aux effectifs. Avec détails sur les coups de rabots ministère par ministère, 60 millions pour Matignon, mais 268 millions pour Bercy…

Réaction des économistes ? ?

On en vient Hélène à « l’affaire Grégory » et une exclusivité de nos confrères de l’Est républicain

Marie-Ange Laroche, portrait pleine page à la Une de l’Est républicain, et cette citation : « je n’ai jamais frappé Murielle »

Pour la première fois depuis 30 ans, la veuve de Bernard Laroche et la sœur de Murielle Bolle, aujourd’hui écrouée, accorde une interview pour contrecarrer le témoignage du cousin, qui a relancé l’enquête semble-t-il. Puisque c’est lui qui a récemment affirmé que c’est sous la pression des coups portés par sa famille, que la jeune Murielle était revenue sur ses premières déclarations aux gendarmes il y a 30 ans… « Je n’ai jamais frappé murielle » affirme donc Marie Ange Laroche, qui dit par ailleurs n’avoir jamais reparlé à sa sœur depuis ce fameux jour de novembre 84. Elle affirme enfin que le fameux cousin n’était pas là ce fameux soir. Marie Ange Laroche qui a également écrit une lettre au président de la république pour dénoncer certaines dérives dit elle, dans l’actuelle relance de l’enquête sur la mort du petit garçon.

Témoignage d’une femme, qui quoi qu’il en soit est une victime parmi d’autres de cette terrible histoire, elle dit le cauchemar qui reprend à chaque nouvel épisode de l’enquête, elle dit l’acharnement pour les détruire, le fait qu’on appelle son mari « Laroche », comme un chien dit elle, alors qu’il a été baptisé comme tout le monde, c’est Bernard Laroche, elle dit sa vie, et celle de ses enfants gâchées.

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