Ces start-uppers et capital-risqueurs qui ont porté Emmanuel Macron, ce lycéen qu'Emmanuel Macron invite, une grand-mère en blablacar, des courses sauvages à Toulouse, un vendeur à la sauvette écrasé par une fourgonnette de police... Et Daniel Cordier, encore...

L'interview du patron de la SNCF Guillaume Pepy dans le Parisien-Aujourd'hui en France... 

Qui est remarquable, parce qu'elle éclaire nos débats autour de cette grève que les syndicats veulent relancer dans un référendum. Car Pepy, dessine une cohérence politique, celle du pouvoir, auquel la SNCF appartient... 

Elle tient sur cette phrase, "ces grèves sont ultra pénalisantes pour les salariés modestes, pour les plus fragiles comme les chômeurs, pour les gens qui ont des handicaps mais aussi pour les étudiants."  Et Guillaume Pepy explique que la SNCF va accompagner les étudiants en examen, et il ajoute:  "Nous garantirons l'acheminement de nos clients vers des événements festifs tel Solidays".  Et l'exemple de Solidays ne vient pas au hasard, qui est plus qu'un événement festif! 

Et cela dessine une ligne. Le pouvoir est du côté du peuple qui souffre et qui s'engage en dépit des grévistes... Et cette idée infuse dans la presse. 

Dans la Croix, on nous raconte cette grand-mère bretonne qui voulait aller au mariage de son petit-fils en Gironde, mais voilà, pas de train en ce moment, mais heureusement, la solidarité a sauvé cette vieille dame,  incarnée par Blablacar, l'application de covoiturage. La modernité rencontre les grand-mères en dépit des cheminots. 

Autre histoire faussement innocente dans le Parisien encore... à quelques pages de l'interview de Guillaume Pepy, pose un grand adolescent en cravate, pas peu fier : Fidélis Jason, 17 ans, de la cité du Noyer Renard à Athis-Mons dans l'Essonne, pose avec Emmanuel Macron dans un stage à l'Elysée... Ce bon élève était en stage de de basket en février quand le Président est passé par là. Le jeune homme a osé.

"Qu'est-ce que vous conseilleriez à un jeune qui veut devenir diplomate"? 

"Faire un stage à l'Elysée", a répondu le Président, et cela fait une page dans le journal. 

Et en même temps, Marianne raconte autre chose. Le journal  raconte premiers donateurs de la campagne d'Emmanuel Macron,  la vérité du premier macronisme. "Un carré de très riches entrepreneurs", non pas les milliardaires traditionnels qui épaulaient la droite, mais de nouvelles figures, Gael Duval, PDG de jechange.fr, Alain Serviant, PDG de makeithappen, « une élite « nouveau monde », composée de banquiers d'affaires, de gérants de fonds d'investissement, de capital-risqueurs et de start-uppers à succès ».  Les grosses donations, supérieures à 5000 euros, représentaient plus de la moitié du capital de "en marche"... Et se dessine dans Marianne le portrait d'une nouvelle aristocrate entrepreneuriale, qui s'est reconnue dans cet homme, qui est, en même temps!, celui qui invite Fidélis Jason à l'Elysée.

C'est ainsi qu'il faudrait raconter la politique? En comparaison,  la belle enquête du Figaro sur la tentation de Manuel Valls, qu'un parti de centre droit veut attirer aux municipales de Barcelone, a le parfum d'une narration d'autrefois, quand il s'agissait d'ambitions et de principes farouches. 

Des courses de voitures sauvages à Toulouse...

C'est dans la Dépêche, des courses qui se déroulent dans une illégalité parfaite chaque vendredi soir, au prétexte de rassemblements de belles voitures. Au parking du chronodrive de l'avenue Grynfogel, on vient admirer des bolides, avant de se défier à très grande vitesse sur la route d'Espagne ou la rocade Arc-en-ciel, petit paradis dépourvu de radars. Et tout ceci serait charmant si les cascades ne se pratiquaient pas sur des routes fréquentées par des automobilistes normaux et terrifiés... Et la Dépêche nous le rappelle, et ses archives le confirment, les "runs" de la route d'Espagne durent depuis dix ans... Parole de Bernard Ladevèze, directeur de la prévention routière d'Occitanie.  "Comment voulez-vous que les forces de l'ordre interviennent ? Lorsqu'ils roulent à grande vitesse, ça devient très difficile de les arrêter sans provoquer d'accident."

Pendant ce temps, la Provence publie la carte détaillée des accidents à Marseille, 94 morts sur les boulevards de la mort entre 2015 et 2017... 

La Voix du Nord rend hommage à François Duvauchel, 46 ans, de Verlincthun dans le Pas de calais, photographe en sport mécanique, tué hier rue Maxime-Ancieau, près de la gare de Hon-Hergies, quand la voiture  nº30, une Peugeot 206, a fait une sortie de route. Le rallye des centurions, c'est son nom, continue... 

A Versailles le 29 avril, Ismaela Bocar Deh a été renversé par le fourgon de police qui le poursuivait, rue Carnot, il est mort le lendemain. Il était vendeur à la sauvette de parapluies et de petites tours Eiffel, clandestin mais vivant en France depuis 2001... Libération raconte sa longue vie de clandestin, un homme de 58 ans, qui était un forcené de la des petits boulots, pour nourrir les siens, un invisible à qui on rend hommage tout à l'heure à Mantes la jolie. L'été, il était à Cannes, où il se passe de jolies choses.  

Il n'y a pas de honte à en profiter, 

Pas de honte et même beaucoup de plaisir, je vous y encourage, à prendre le magazine des Echos, qui analyse le cinéma par l'angle de l'économie et de la vie, qui dévoile les secrets des magiciens du maquillage et des effets spéciaux, et qui raconte aussi un paradis à nous, un paradis breton, un atelier d’écriture de scénarios, au bout du Finistère dans une ancienne gare de triage de légumes, à Plouneour-Brigognan, sur la côte des légendes, évidemment.

A propos de légende, Le Parisien, raconte que Hatem Ben Arfa a été interrogé par la police, pour éclairer les enquêteurs sur de vieux transferts, quand l'OM était cogéré par le grand banditisme... C'est fini? Et c'est méchant, quand on se prépare à Marseille, à la fête européenne? 

Et une légende s'offre à nous...

Une légende française dont nous parlions dès mercredi, un nonagénaire, donc un contemporain du nouveau premier ministre malais, héros de la résistance et qui resplendit de jeunesse... Et l'interview qu'a donnée Daniel Cordier a eu un tel impact dans l'opinion, que le numéro du journal daté de jeudi, est encore en vente, jusqu'à dimanche. Et ce n'est pas du commerce, c'est un besoin de se retrouver.  

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