On est passé des mines préoccupées et de la prière, aux visages radieux et à la célébration du "miracle". Parce qu'il a bel et bien eu lieu, ce "miracle" : le XV de France s'est offert l'Angleterre dans le Tournoi des six nations de rugby. Et ça fait "un bien fou". C'est le titre de L'Equipe : "un bien fou".

On est passé des mines préoccupées et de la prière, aux visages radieux et à la célébration du "miracle". Parce qu'il a bel et bien eu lieu, ce "miracle" évoqué dès hier par L'Equipe. Le XV de France s'est offert l'Angleterre dans le Tournoi des six nations de rugby. Et ça fait "un bien fou". C'est le titre de L'Equipe aujourd'hui : "Un bien fou !"

"Ils l'ont fait" se réjouissent aussi La Dépêche et La Nouvelle République. "C'est si bon" ajoute Le Parisien.  Autre son de cloche outre-Manche évidemment. Le Guardian évoque la défaite écrasante d'une Angleterre en panne d'inspiration Quand le Daily Telegraph parle lui d'une "Angleterre émasculée par la France", d'une équipe qui "échoue au test de virilité imposé par Eddie Jones" et de gros doutes quant à ses prétentions pour le Mondial de rugby.

Grosso a bien failli tout plaquer

Oui, mais nous, ça nous fait donc "un bien fou" ! Un bien fou qu'on voit, qu'on palpe dans cette photo à la Une de L'Equipe : dans le poing levé de Bernard Le Roux, dans le cri de rage de Benjamin Fall aussi, dans l'étreinte, enfin, de Rémy Grosso. Grosso, élu homme du match. 

Et c'est drôle, quand même, ce que, parfois, la vie vous réserve. Grosso, en début de saison, a bien failli tout plaquer, enfin surtout le rugby, nous raconte L'Equipe. Trop de galères, trop de douleurs, pas assez de matches. Mais quand on voit ce qu'il a fait hier, on se dit qu'il a bien fait, au moins pour nous, de ne pas raccrocher.  Ses "110 m parcourus ballon en main, six défenseurs battus, deux franchissements, deux offloads et quatre plaquages, tous réussis" permettent, au moins ce matin, au XV de France de voir l'avenir en rose. Rose comme le Quinze de la rose.    

"Le FN fait toujours peur", mais pas à tout le monde

L'avenir du Front National, lui, se joue à Lille. Et si Marine Le Pen et son FN font "toujours peur" à en croire la Une du JDD, c'est de Laurent Wauquiez que cette même Marine et son FN, doivent avoir peur. Car le patron de la droite séduit dans les rangs du Front National notamment grâce à ses mots. 

Analyse lexicale proposée ce matin par le JDD. Cécile Alduy, prof de littérature et de culture française l'assure : pour séduire les frontistes, Laurent Wauquiez tente de parler "leur langue". En reprenant les grandes formules : de "l'Europe passoire" aux "territoires perdus de la République" en passant par "les élites déconnectées". Laurent Wauquiez emprunte les mots clés du FN des années 80,  quand Marine Le Pen, sans les abandonner, tente d'étoffer son discours pour achever la "dédiabolisation".    

Thierry Mariani envisage un rapprochement

Si le "FN fait toujours peur" selon le JDD, il ne fait pas peur à tout le monde. En tout cas pas à Thierry Mariani, qui encourage Laurent Wauquiez à "renverser la table". Pour l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, qui se confie au jdd.fr, "le FN a évolué", "il faut regarder si un accord est possible".

Voilà qui nous emmène tout droit à la Une du Parisien : "la France est-elle à l'abri du populisme" ? Il fait son trou en Europe. Que peut-il se passer chez nous, se demande le quotidien. Le passage (remarqué) hier de Steve Bannon au congrès du FN est peut-être un début de réponse. En tout cas pas un hasard.  

Parce que Bannon a des plans. Assez précis même. Notamment celui de créer une "infrastructure pour un populisme mondial". Il l'a dit au New York Times. Pour Stéphane Albouy qui signe l'édito du Parisien, "son étape chez nous montre bien que ce redoutable stratège a identifié la France comme un terrain de conquête". A Bannon'tendeur, salut.    

Des "refettori" pour offrir des repas gastronomiques aux plus démunis 

Après l'avenir du XV de France, celui du Front National et ceux des populismes en Europe, les journaux gardent une place pour l'avenir de la planète qui passe entre autres par la lutte contre le gaspillage alimentaire. Ce que fait Massimo Bottura avec une pincée de générosité en plus. Vous le lirez dans le supplément week-end des Echos. Massimo Bottura, c'est un chef italien. Trois étoiles, excusez du peu. Avec une vision engagée de son métier. 

Il a son restaurant à Modène, meilleure table du monde en 2016. Mais il ouvre aussi des "refettori". Des réfectoires. Des lieux où les grands chefs viennent cuisiner les surplus alimentaires qui sinon, terminent à la poubelle. De ces surplus, naissent des repas gastronomiques servis aux plus démunis.

On est loin des robots qui s'invitent dans les restaurants américains comme nous le raconte Le Monde. Non, là, c'est de l'humain ! Et après Modène, Milan, Bologne, Rio et Londres, le prochain réfectoire ouvre à Paris cette semaine, dans la crypte du foyer de la Madeleine. Aux fourneaux pour l'ouverture, Alain Ducasse, Yannick Alléno et bien sûr, Massimo Bottura.

Du papier toilette lavable, écolo ou pas ?

L'avenir de la planète passe par la réduction de nos déchets alimentaires mais pas seulement. Et à l'heure du zéro déchet, on apprend tous les jours de nouvelles façons de réduire le volume de nos poubelles. Celle-là n'est peut être pas la plus ragoutante mais avez vous déjà pensé à vous passer de papier toilette ?   

Après les couches lavables, voici le papier toilette lavable. C'est à lire en anglais sur le site de Buzzfeed ou en français du côté de Slate.fr. Témoignages de familles américaines qui sont passées au "tissus familial" comme on l'appelle. Vous aurez compris : on remplace les feuilles de papier par des bouts de tissus à laver régulièrement. Rassurez vous, même chez les plus engagés, les invités ont droit à la boite de mouchoir. Alors écolo ou pas ?  Oui, ça fait moins de papier et autant de rouleaux en carton économisés. Mais ça peut aussi faire plus de machines et donc plus d'eau. A chacun de faire son calcul. 

40 ans après, elle incarne Cloclo

On termine avec un saut, non pas vers l'avenir cette fois, mais dans le passé. Retour en arrière. Le 11 mars 1978. Claude François meurt. 40 ans plus tard VSD tente de déconstruire le mythe. Mais il est bien seul. La presse rend hommage à Cloclo.  "Eternel" pour la Voix du Nord. "Forever" préfère l'Union. "Mémoire vivante" choisit La Provence.  

Comme d'habitude, on a droit au portrait de fan, dans Le Dauphiné par exemple. Au souvenir, comme celui dans Le Parisien, de la petite fille du Téléphone pleure qui a bien grandi depuis que "le monsieur de la dernière fois a appelé". Et on s'arrête sur un sosie de Claude François. Ou plutôt une : la seule femme à posséder le titre de sosie officiel de Cloclo.

La Voix du Nord nous présente Marion : "Cloclo avait les traits fins et je les ai aussi. C’est plus facile pour moi que pour un homme qui doit beaucoup se maquiller pour cacher sa barbe" raconte celle qui ne voit pas son sexe comme un handicap pour incarner le chanteur. Preuve d'ailleurs que ce n'en est pas un, elle a même été meilleur sosie vocal et physique européen de Cloclo en 2008. Elle, au moins, n'est pas mal aimée.

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