Malaise au FIGARO.

Dimanche dernier, le site de L'EXPRESS s'était ému de l'autopromotion du rédacteur en chef du FIGARO. Guillaume Tabard s'était mis en scène dans LE FIGARO MAGAZINE. 11 pages consacrées à son "extraordinaire" participation au marathon de New York. Avec en plus, dans son reportage, une belle visibilité donnée à ses baskets, une paire d'Asics.

Dans son reportage ?

Dans son publi-reportage devrait-on dire selon LE CANARD ENCHAINE ce matin. L'hebdomadaire satirique dévoile que le voyage et l'hébergement du coureur-rédacteur ont été intégralement payés par la marque de chaussures. Les collègues de Tabard s'étranglent. Un émissaire de la Société des journalistes pousse la porte du bureau du chef, pour lui dire ce qu'il en pense, tout en reconnaissant que le journal n'aurait pas pu payer le déplacement. Guillaume Tabard se défend. L'angle du reportage c'est le vécu du marathon vu par un coureur lambda, pas par Asics. Il n'empêche. On apprend que la direction du FIGARO avait promis de mentionner la marque. Mais pas dans le titre ni dans le chapeau. C'est pour cela sans doute, qu'on voit les baskets sur une photo en premier plan avec cette légende : "Dans sa chambre d'hôtel la veille du départ. Devant lui ses précieuses chaussures de courses Asics. "

Pieds au plancher, ce pourrait être la marque de fabrique d'Emmanuel Macron.

Emmanuel Macron veut des fonctionnaires méritants. Le ministre de l'Economie l'a dit hier. Macron secoue à nouveau le cocotier écrit Didier Rose dans son édito des DERNIERES NOUVELLES D'ALSACE. Macron ce n'est pas le courage de la jeunesse. C'est un feu d'artifice politique. Il dépote.

En coulisse, un ministre soupire dans LE FIGARO. Ça n'aide pas les candidats à un mois des régionales. Macron, c'est la personne qui pose les sujets sur la table tout le temps. Il n'apporte pas de réponse. Il réfléchit à haute voix. Et surtout, il n'a pas de calendrier. Délesté de ses encombrantes chaussures, Guillaume Tabard assure que le ministre donne un coup de vieux à Manuel Valls.

Un coup de vieux ou un coup de fatigue ? A lire dans La Mare aux Canards dudit CANARD : plusieurs ministres trouvent Manuel Valls très fatigué. Le 8 novembre dernier, lors de la préparation d'une émission télé, avant de passer à l'antenne, la maquilleuse fait tomber de la poudre sur la veste du premier ministre. Lequel pète un câble et dénonce un amateurisme généralisé ! La maquilleuse en reste bouche bée. Heureusement, grâce à un vigoureux brossage la poudre est partie et Manuel Valls a pu récupérer sa veste.

Marine Le Pen, elle, veut éradiquer l'immigration bactérienne.

Demandez le programme de la région Nord-Pas-de-Calais-Picardie.

Il est à lire dans LA VOIX DU NORD. Depuis quatre semaines, le journal publie des suppléments thématiques. C'est ainsi que l'on a pu découvrir hier, celui de la présidente du Front National pour la santé. C'est écrit noir sur blanc. Les hôpitaux font face à la présence alarmante de maladies contagieuses non européennes, liées à l'afflux migratoire. Nous refusons cette mise en danger de la santé de nos compatriotes. Réactions outrées des politiques et des lecteurs. Le FN lui, tente de calmer le jeu en affirmant qu'il s'agit d'une erreur. Il fallait lire : "dénoncer et éradiquer toute épidémie bactérienne, conséquence de l'immigration. " Ce qui au fond écrit Bernard Virel... revient à dire la même chose. D'autant que tout est faux. Les ministères de l'Intérieur et de la Santé assurent avoir juste repéré des cas de gale, 4 cas de tuberculose et un de teigne.

C'est lié aux conditions de vie et d'hygiène précaire des réfugiés.

Quoi d'autre dans la presse ?

Ça ne va pas fort à Canal Plus. Vivendi reconnaît dans les pages saumon du FIGARO, avoir perdu près de 340.000 abonnés en un an. Et le taux de désabonnement augmente. Canal Plus est trop cher comparé aux offres Netflix et BeIN Sports.

Ça ne va pas fort pour Benzema. L'EQUIPE publie ce matin, l'intégralité de sa conversation avec Karim Zenati sur le chantage à la sextape avec Mathieu Valbuéna. Le ton se veut léger. Sauf que le sujet n'est pas banal souligne Arnaud Hermant. Leur discussion démontre qu'ils sont au courant. Ils n'hésitent pas à employer le nous.

Benzema - Zénati, les liasons dangereuses poursuit LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE. Zénati est l'ami d'enfance.

Mais son casier est lourd : braquage de supérettes, convoi de 210 kilos de cannabis dans un go-fast. Mais malgré ses soucis judiciaires, la présence de Zénati aux côtés de Benzéma ne s'est jamais démentie.

97 ans après, que reste t'il du 11 novembre 1918 ?

Lazare Ponticelli, le dernier des poilus est mort en 2008. Alors LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE a décidé ce matin, de donner la parole à Madeleine, Suzanne et Marie-Joséphine trois centenaires. Elles n'ont pas connu l'enfer des tranchées, mais l'absence d'un père parti au front et les tracas d'une maman obligée de s'occuper seule d'une famille et de la ferme. Les temps étaient durs explique Suzanne. Dans l'assiette, on n'avait pas de vermicelles, mais des grumelets des grumeaux de farine qu'on baignait dans le lait. Le 11 novembre, à 16 heures, il y a eu une agitation inhabituelle raconte Madeleine. Avec une camarade de classe, on ne comprenait pas ce qui se passait. Puis plus tard, elle est venue me chercher, le visage en pleurs. C'est la fin de la guerre. Les gens se réjouissent, lui dit-elle. Les papas vont revenir.

Mais nous, nous n'attendons personne. Le sien avait été tué dès 1914. Allez voir les vieux et enregistrez les ! C'est le conseil du généalogiste Jean-Louis Beaucarnot toujours dans LE PARISIEN-AUJOURD'HUI EN FRANCE.

Car dans quelques temps, qui se souviendra du 11 novembre ?

LE PETIT QUOTIDIEN se charge ce matin, de le rappeler à nos enfants. Et pourtant... LE MONDE note que des dizaines de milliers de tombes de poilus sont menacées de disparition. Faute d'entretien et d'héritiers, les tombes ne sont pas entretenues et il faut aussi faire de la place dans les cimetières. L'association le Souvenir français a lancée cet automne, une campagne pour recenser les tombes des soldats morts en 1914-1918 et dispersés dans les cimetières des 36 000 communes françaises. Il y a urgence dit-elle. Il faut assurer la pérennité à ses morts pour la France.

Lui, ne sonnera pas les cloches aujourd'hui, car il s'est fait souffler dans les bronches.

A découvrir sur le site de OUEST-FRANCE. A Plestin-les-Grèves dans les Côtes d'Armor, un prêtre a brisé une statue du Christ dans son église. Et en la poussant volontairement paraît-il. Il aurait crié : "Une de moins! " La statue datant du 19ème siècle, n'était visiblement pas à son goût. Mais les paroissiens qui ont assisté à la scène, n'ont pas apprécié. Ils ont écrit au Diocèse pour se plaindre. L'intéressé a reconnu un geste malheureux. Il a expliqué avoir voulu vérifier si la statue était scellée au mur. Mais il l'a poussé un peu trop fort. Absout le prêtre ? Non ! Le blog breton AR GEDOUR affirme qu'il n'en est pas à son coup d'essai. L'an dernier, il avait déjà passé ses nerfs sur une statue de la Vierge.

L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.