C'est le sujet du jour... L'environnement... Et la leçon commence par les députés... "Leçon d'environnement pour les députés"... C'est Le Monde qui explique... "Une vérité qui dérange", le documentaire consacré à la campagne d'Al Gore sur le climat, va être présenté aux élus français... Oui, c'est l'affiche du jour, pour Antoine de Gaudemar dans Libération... "Un ancien vice-Président américain qui, dans sa croisade mondiale, s'arrête à l'Assemblée nationale"... Antoine de Gaudemar convaincu... "La planète n'a jamais été aussi chaude depuis 12.000 ans... Et si la fièvre devait monter encore de 2 degrés, c'est tout le paysage mondial qui s'en trouverait bouleversé... C'est ce que montre le film d'Al Gore... Le niveau des océans pourrait monter de plus de 20 mètres, obligeant des milliers d'espèces animales et végétales à se déplacer vers les pôles, et des millions d'êtres humains à migrer pour échapper à la montée des eaux... Si le titre n'était pas déjà pris, le film d'Al Gore aurait pu s'appeler "Apocalypse Now"... Et Libération consacre tout un dossier à l'environnement, et note "un tir groupé contre le réchauffement"... "Parce qu'un rapport officiel français vient de lister les mesures vitales pour diviser par 4 les émissions de CO² d'ici 2050... Ces mesures vitales, eh bien c'est par exemple rouler sans pétrole... payer très très cher son billet d'avion... ou encore manger des tomates du coin... Les spécialistes qui ont rédigé ce rapport sont affirmatifs... "Diviser par 4 ces émissions de CO², c'est réalisable... Mais ce sera difficile"... Et ce matin, dans vos journaux, on s'attend à beaucoup de révolution dans le domaine justement de l'environnement... La première révolution, elle est verte... Et c'est la chimie française qui veut la faire... "Prendre le virage de la chimie verte... C'est l'ambition de l'industrie chimique française", explique Les Echos... "Après la chimie basée sur le charbon, la carbochimie... puis la pétrochimie, basée sur le pétrole... s'ouvre, avec la chimie verte, la chimie du développement durable... une chimie qui a pour ambition de débloquer les verrous technologiques qui vont se poser dans tous les domaines, qu'il s'agisse des transports, de l'habitat, de la santé ou de l'énergie"... Exemple de cette chimie verte... en Une de Ouest-France... "Un macadam qui avale les gaz d'échappement"... "Pour rouler en ville sans trop polluer... un revêtement qui est testé à Dinan, dans les Côtes-d'Armor, en ce moment... un goudron qui absorbe et digère les oxydes d'azote rejetés dans l'air par le trafic automobile"... La couleur verte toujours... avec bien sûr les biocarburants... Et Olivier Picard, dans Les Dernières Nouvelles d'Alsace, s'interroge sur cette révolution verte... Parce que, constate l'éditorialiste, "l'or noir rend fou, même quand il est vert... L'alliance de l'automobile et de la nature, c'est un rêve de publicitaire... Attention à l'emballement !... Attention à une certaine approximation dans la perception de l'innovation !... La production d'éthanol a un coût environnement : elle consomme beaucoup d'énergie et n'est pas neutre pour les rejets de déchets... Reste que, malgré ces limites, cette innovation est symptomatique d'une nouvelle orientation du débat public, poursuit Olivier Picard... Et il était temps !... La France accuse, en la matière, un retard assez sidérant"... Et la comparaison, elle se fait facilement à la lecture de La Tribune... Parce que si, pour le quotidien économique, les carburants verts sont le nouvel eldorado des céréaliers, les producteurs français ont beaucoup de retard sur les Américains et les Brésiliens... Les Brésiliens qui sont les grands pionniers de l'éthanol... Quant aux Américains, ils veulent faire de l'Iowa, ce grand Etat agricole, le Koweit du biocarburant... Changer le carburant de sa voiture, on l'a bien compris... C'est, pour tous les spécialistes, le premier pas dans la lutte contre le réchauffement climatique... Et dans Newsweek, cette semaine, le réchauffement climatique fait la Une... Depuis des années, les scientifiques alertent sur les ravages du changement climatique... Ses conséquences alarmantes sont maintenant l'affaire d'Hollywood... Newsweek qui remarque que maintenant, les chercheurs s'aperçoivent que certaines espèces d'animaux ont commencé à disparaître, à cause du début de réaction en chaîne due aux changements de température... Ce que certains nomment "la menace d'une extinction de masse"... Et en couverture de l'hebdomadaire, une photo de la grenouille Arlequin... une grenouille à rayures jaunes, noires et rouges... Newsweek la désigne comme la première victime du réchauffement global de la planète... Pourquoi la grenouille Arlequin meurt ? interroge le magazine... et surtout pourquoi elle ne sera pas la dernière à disparaître... Lui n'a pas encore disparu de l'Elysée... Jacques Chirac est de retour... "Il prône le dialogue", titre Le Midi Libre... "Six mois après le CPE, Chirac vante les mérites du dialogue social", confirme Le Monde... Et La Tribune, que "Chirac veut refonder le dialogue social en déposant un projet de loi"... Objectivement, qui pourrait être contre ?, questionne Georges Latil dans La Provence... Georges Latil qui constate quand même que ce projet pose problème... "Pourquoi arrive-t-il après un septennat chahuté et un quinquennat crépusculaire ?... Pourquoi ne pas l'avoir déposé avant ?... Est-ce une ultime saillie, ou une peau de banane glissée sous les pieds de son successeur ?"... Il ne faut pas voir le mal partout... Dans Le Figaro, Nicolas Barré rappelle que cette réforme n'arrive pas en terrain vierge... La loi Fillon de mai 2004 ouvrait la voie... Mais si le sujet n'a guère avancé depuis, c'est qu'il pose un problème de taille... Avec un taux de syndicalisation de 5% dans le privé, la France se classe au dernier rang des pays de l'OCDE... Difficile, du coup, d'avoir des partenaires sociaux reconnus comme légitimes... Une culture du compromis ne se fabrique pas d'un claquement de doigts, poursuit l'éditorialiste du Figaro... Comme l'a dit le Président de la République, cela suppose une révolution des esprits, et cela fait longtemps qu'elle se fait attendre"... "La fracture sociale en 95... l'insécurité en 2002... et le dialogue social en vue en 2007... Chacune des dernières Présidentielles a permis à Jacques Chirac de décliner un thème de campagne", constate Jacques Camus dans La République du Centre... "Sauf qu'on se demande bien, cette fois, pour qui il mène campagne... Pour lui ou pour quelqu'un d'autre ?"... Si c'est pour quelqu'un d'autre, c'est sûr, ce n'est pas pour Nicolas Sarkozy... Tous vos journaux sont d'accord sur ce point ce matin... "UMP : le retour de la discorde", titre Le Figaro... "L'UMP au bord de la crise de nerfs", pour Le Parisien-Aujourd'hui en France... "Poussée de fièvre à l'UMP", pour L'Est Républicain... Tous ces titres constatent que les divisions entre les chiraquiens et les sarkozystes s'étalent désormais au grand jour... Et les parlementaires s'inquiètent de voir repartir la machine à perdre... "Tiens !... Revoilà la droite la plus bête du monde... la droite qui retombe dans la spirale infernale des rivalités et des chamailleries"... C'est Pierre Taribo qui écrit ainsi dans L'Est Républicain... "La raison voudrait, dit-il encore, que les têtes pensantes crient rapidement "halte au feu !"... Le problème, c'est que Jacques Chirac, qui pourrait jouer les arbitres, laisse tout le monde plonger dans le bain des ambitions, et attend de voir qui va en réchapper"... Oui, au sommet de l'Etat, c'est "migraine et guerre des nerfs", pour Jacques Guyon, dans La Charente Libre... Parce que, note l'éditorialiste, "du côté des villepinistes et des chiraquiens, on se plaît à répandre l'idée que l'hyperactivité du président de l'UMP cacherait une fragilité, et qu'il pourrait fort bien "péter les plombs"... On ne se gêne donc pas pour lui mettre la pression, en espérant que ses migraines se multiplient, et qu'elles puissent changer la face de la candidature"... C'est toute la question que pose Charlie Hebdo... "Sarkozy : le meilleur ennemi de la droite ?"... "Est-ce la raison de la migraine de Nicolas Sarkozy ?", se demande Jean-Marcel Bouguereau, dans La République des Pyrénées... "En tout cas, depuis dimanche soir, le numéro 2 du gouvernement est ulcéré par les propos de Dominique de Villepin laissant entendre qu'il pourrait y avoir plusieurs candidats UMP... Ceux qui ont assisté à son interview matinale lundi, sur France Inter, ont été surpris de l'extrême irritabilité du ministre de l'Intérieur qui, plus qu'à l'habitude (et ce n'est pas peu dire), semblait monté sur ressorts, prêt à ne faire qu'une bouchée de ses éventuels contradicteurs"... Et même les Anglais constatent... "Les collègues de Sarkozy tracent sa chute"... C'est à lire dans The Independent, où le journaliste explique "qu'une guerre civile à peine déguisée a brisé le gouvernement français... Les forces fidèles au Président Chirac tentent de faire tomber Nicolas Sarkozy, le favori du centre-droit pour la prochaine Présidentielle... Ces derniers jours, note The Independent, il y a une campagne de rumeurs pour suggérer que le ministre de l'Intérieur est hors de contrôle, et même dangereux... un ministre, sous couvert de l'anonymat, confie même : "tout ce qui peut être fait pour aider Sarkozy à se prendre les pieds dans le tapis est un acte de salubrité publique". Et si tout cela n'était que du marketing ?... Si, finalement, nous n'étions pas considérés comme des électeurs, mais bien comme des consommateurs ?... Dans le mensuel Newzy, Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy sont des marques... Le magazine s'est en effet penché sur le marketing présidentiel... Et du coup, on apprend que les positionnements de Sarko et Ségo correspondent parfaitement aux besoins des électeurs... Les Français innovateurs sont estimés à 21% de la population électorale... Les routiniers, anxieux, traditionnalistes représentent 79% des Français... Avec un tel pays, normal qu'on ait droit à un père fouettard et à une mère autoritaire... Alors deux stratégies s'opposent... Celle de la candidate à la candidature socialiste, qui consiste à faire croire qu'il n'y a pas de stratégie marketing... Elle a repris à son compte la défiance des marques, qu'elle a transformée en défiance de la politique... Le problème, c'est que quand elle s'exprimera sur les dossiers de fond, elle ne fera que des déçus et des mécontents... Dans sa stratégie, aujourd'hui, elle est condamnée à ne pas parler... d'autant, explique une responsable marketing, que "son personnage est complètement joué, très calculé et très travaillé... En plus, elle a une voix fausse et mal placée... même si elle a énormément travaillé son visage pour gagner en ouverture et compenser son déficit d'expressions"... Dans l'entourage du ministre de l'Intérieur, on n'a pas de fausses pudeurs... Et on avoue appliquer les recettes de la grande consommation pour vendre la marque Sarkozy... Ses communicants recherchent les goûts du public, et y adaptent sa communication... "Actuellement, explique l'un des conseillers du président de l'UMP, notre problème c'est que Sarko fait peur... Il faut que l'on comprenne pourquoi, et que l'on arrive à le changer... Il faut que l'on arrive à faire travailler l'hémisphère droit du cerveau des gens, celui qui génère les émotions... Il faut que l'on arrive à montrer que Nicolas Sarkozy vibre, qu'il doute, qu'il peut être naïf, engagé ou passionné"... Bon bien déjà, la migraine nous rappelle qu'il est fragile... Et comme le dit, à la fin de cet article de Newzy, un sociologue des médias : "Si De Gaulle avait regardé les sondages, il ne serait jamais parti à Londres... Les sondages crétinisent les hommes politiques". Bonne journée.

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